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Une nouvelle ambassadrice de choc pour le Raid Evolénard

A 21 ans, Stefanie Zahno est une des rares Romandes à s’engager à fond dans le VTT marathon. Et avec succès, puisqu’elle a déjà remporté le Raid Evolénard en catégorie junior ou le Grand Raid Evolène Grimentz chez les dames. Elle était également la plus jeune participante suisse aux championnats du monde XCM à Graechen en 2019. Quand on a appris qu’elle était en train de monter sa propre structure pour la saison à venir, on n’a pas hésité longtemps à mettre en place un partenariat avec cette coureuse prometteuse. Stefanie Zahno défendra donc la saison prochaine les couleurs du Raid Evolénard et de Gattlen Gebäudetechnik. Rencontre :

Est-ce que tu peux nous expliquer comment tu es arrivée au VTT et qu’est ce qui t’attire particulièrement dans la discipline du marathon ?

Après avoir pratiqué du ski j’ai commencé ä m’entrainer en VTT vers 16ans. Grace à mon entraineur j’avais dès le début un bon suivi. Je me suis directement lancée dans les courses nationales de XCO ou j’ai pu faire pleins d’expériences.  Après 2-3 ans j’ai constaté que j’adore les courses longues distances, car mon esprit combatif convient bien aux courses marathonniens. 

Jusqu’à l’année dernière, tu courrais pour le Schmid Hardware MTB Team. Qu’est ce qui t’a décidé à mettre en place ta propre structure ?

J’ai décidé de me concentrer sur le marathon et donc de ne plus trop faire de coupes suisses en début de saison. Il n’y aurait plus vraiment eu de contact avec mon ancienne équipe, car c’est une équipe focalisée sur le XCO. En raison de nombre restreint d’équipes marathon, j’ai décidé de prendre mon propre chemin et de me créer un milieu de soutien.

Est-ce que tu peux nous dire ce que tu fais en dehors du vélo, et comment tu arrives à concilier un programme d’entrainement qu’on imagine chargé avec ton travail ?

Grace à mes ambitions j’arrive à combiner mes études à pleins temps en soins infirmiers avec mes entrainements. Mais effectivement ça reste un challenge. Il me faut une bonne organisation pour manager les deux. 

Quel message tu veux faire passer pour encourager des entreprises à te soutenir ?

Je propose diverses offres attractives pour les entreprises et je répresente chaque entreprise avec de fierté. Avec leur aide ils soutiennent une jeune athlète sur le chemin jusqu’aux championnats d’Europe à Evolène et aux championnats du monde 2025, également en Valais sur le parcours du Grand Raid. Cest donc une bonne occassion pour les sponsors de se présenter à du public international. 

Le Raid Evolénard et les championnats d’Europe vont être un des gros objectifs de ta saison. Dans quelle mesure le parcours correspond à tes qualités, et qu’est-ce que tu vises sur cette course ?

Comme je suis une grimpeuse j’aime bien le parcours à Evolène, car il y a 3 longues montées. Le parcours me convient également dans le sens qu’il se situe sur un plateau alpin en altitude élévée.

Mon but est de montrer une performance constante de ma part sur les différentes montées et de profiter de l’occasion pour acquérir de l’expérience puisque ce seront mes premières championnats d’Europe, dans un peloton élite en tant que jeune athlète et ambassadrice de cette course. 

Quels vont être tes autres objectifs pour cette saison  et à plus long terme ?

Premier point de la saisone est le UCI marathon à Vallorbe, puis les championnats de suisse de marathon qui sont également en juin. Sinon je mets l’accent sur les courses marathons principalement en Suisse, comme par exemple la série Bike Classics. Un autre highlight de ma saison reste toujours le Grand Raid!

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Fabien Monnier, en route pour défendre son titre de champion d’Europe à Evolène

Titré en Norvège en 2019, Fabien Monnier a eu l’occasion de balader son maillot de champion d’Europe sur toutes les routes de Suisse et d’ailleurs pendant près de deux ans! Le coureur du Team Papival Scott Grand Raid BCVs sait qu’il aura fort à faire pour défendre son titre sur les pentes du Raid Evolénard, mais se réjouit déjà de se frotter à nouveaux aux meilleurs masters d’Europe. Il revient avec nous sur sa course victorieuse en Norvège et sur la magnifique opportunité que représentent les Championnats d’Europe pour les coureurs amateurs, qui peuvent prendre le départ sans devoir passer par des sélections, contrairement aux Championnats du Monde!

Tu es champion d’Europe master en titre après ta victoire en Norvège il y a  deux ans. Est-ce que tu peux revenir pour nous sur le déroulement de cette journée ?

Le déplacement jusqu’en Norvège n’était pas le plus pratique, en pleine canicule en Suisse nous arrivons sur place avec des températures à peine en dessus de 0.
Ma femme et moi étions logés dans l’hôtel juste à côté du départ, nickel pour se mettre dans l’ambiance. En discutant avec les organisateurs j’ai pu obtenir quelques infos sur les passages difficiles du parcours et sur les coureurs à surveiller.
Le matin de la course, les élites ont été les premiers à prendre le départ 30min avant tous les masters. Je me souviens qu’au départ il neigeait (en plein mois de juillet, rien de plus normal en Norvège sûrement).
Le parcours d’environ 75km comportait 2 grosses montées avec énormément de single sur la première moitié. Il fallait être dans le bon groupe dès le début.
Une fois les écarts fait, les 30 derniers km se sont dérouléa sous format contre la montre avec une petite chute à 7km de l’arrivée et la peur de me tromper de chemin ou de crever. Il n’y a vraiment qu’une fois la ligne d’arrivé passée que j’ai vraiment osé y croire.
La cérémonie protocolaire avec l’hymne nationale aussi loin de la maison a également été un moment fort de cette journée.
Je me souviens ne pas avoir trop parlé de la course avant afin de diminuer pression et de ne pas me porter la poisse.

Quelle était l’ambiance sur la ligne de départ de ces championnats d’Europe en catégorie master?

Froide ! Avec 3 degrés j’ai même vu des concurrents partir avec un surcasque. Il n’y avais pas beaucoup d’échanges avec les coureurs, la barrière des langues et le fait de ne connaître personne n’a pas aidé. L’ambiance était plus à l’observation des cuissots pour prendre la bonne roue. 

Quels sont les critères de sélection pour pouvoir participer à des championnats d’Europe en catégorie master ?

Hormis une licence, un vélo et un casque aucune et c’est ça qui est top, cela permet vraiment à tous le monde de prendre le départ et profiter d’une organisation parfaite et d’un parcours préparé aux petits oignons.
En 2021, l’accès aux championnats du monde sera plus compliqué avec les nouvelles règles UCI, les UEC’s permettent à tout un chacun de participer à un bel événement du calendrier.
Pour rouler en catégorie master il faut bien entendu avoir la bonne licence. En marathon il est courant de voir des coureurs de plus de 30ans en élite, en général les top coureurs. La catégorie master permet à tous de se battre en fonction de son âge.
Un bon coureur master roulera souvent autant bien qu’un coureur élite mais au delà d’un certain âge la différence sera trop grande et les différentes catégories master sont un plus pour la motivation.

Tu connais bien le parcours du Raid Evolénard. Est-ce que tu penses pouvoir défendre ton titre sur ce type de tracé ?

Cela va être compliqué, principalement à cause des forts pourcentages du parcours, surtout sur la deuxième bosse qui va avantager les coureurs légers. Mais peu importe j’espère surtout prendre un maximum de plaisir sur ce parcours inédit et dans un cadre majestueux.
Je n’ai pas encore arrêté mon choix de VTT entre full ou semi, les nouvelles portions de descente empruntant moins de chemins 4×4.

Est-ce que tu peux nous dire comment est-ce que tu t’entraînes pour être au top dans cette catégorie ?

Normalement je commence ma préparation fin novembre par du foncier en extérieur et du renforcement ainsi que du spécifique en salle. Cette année particulière nous avons été obligé d’être innovant avec la fermeture des salles de fitness. Mon coach Bernard Maréchal me prépare mes plans chaque semaine, les intensités commencent dès janvier. 
Spécifiquement pour les UEC’s et particulièrement pour les coureurs étrangers, la reconnaissance du parcours reste un point délicat. Tout le monde ne peux pas venir repérer le parcours avant la course. Je conseille aux coureurs de s’informer via YouTube (de nombreux passages filmés onboard sont disponibles) et d’analyser les segments Strava qui restent un bon indicateur sur la pente et le terrain (analyse de la vitesse moyenne, cardio, …).

En dehors de ces championnats, quels vont être les gros objectifs de la saison pour toi ?

Hormis les UEC, le gros objectif reste pour moi le Grand Raid BCVs. Habitant la région et étant coureur au sein du team « Papival Scott GR BCVs » de l’événement, il n’est pas possible de passé à côté de ce rendez-vous de fin d’été.
J’ai également de plus en plus envie de me faire plaisir et de découvrir toujours plus de nouveaux endroits en vélo, ce sport permets tellement de s’évader et voyager avec une telle liberté.

Merci pour tes réponses !

Je souhaite à toutes et à tous une bonne préparation pour les prochains UEC et que ce Covid-19 ne perturbe plus nos vies et calendrier pour nous permettre de profiter pleinement de notre sport et de la vie.

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Forchini, la nouvelle reine du marathon espère bien être au départ à Evolène

Ramona Forchini est devenue en octobre dernier la quatrième Suissesse à décrocher un titre de Championne du Monde de VTT marathon, après Petra Henzi, Esther Süss et Jolanda Neff. Une grosse surprise pour la championne saint-galloise qui se remettait à peine de ses problèmes de santé mais qui démontre son exceptionnel potentiel dans la discipline. Si son calendrier XCO lui permet de prendre le départ, elle fera sans doute partie des favorites pour une médaille européenne à Evolène.

La saison s’est terminée magnifiquement avec ce titre de championne du monde, mais tout n’avait pas si bien commencé. Peux-tu nous en dire plus sur cette infection qui a perturbé ta saison et t’a empêché de courir jusqu’en septembre ?

L’année 2020 a été difficile. Non seulement le corona a changé notre calendrier de courses, mais une pause forcée de deux mois a également contrecarré mes plans. J’ai parfaitement commencé la nouvelle saison au printemps avec une nouvelle victoire au classement général du Mediteranean Epic . Ceci a directement été suivi par le confinement. J’ai pu mettre à profit cette période pour travailler ma forme de base. Mais juste avant que la saison des courses ne reprenne en juillet, j’ai été victime d’un gonflement des ganglions lymphatiques accompagné d’un abcès au niveau de la cuisse. Après de nombreuses réflections, j’ai refusé la chirurgie recommandée. Je savais que c’était une décision risquée, mais cela ne me semblait pas une bonne solution. L’opération aurait de toute façon mis un terme à ma saison, alors pourquoi ne pas essayer autre chose ?
Après un traitement alternatif du système lymphatique, les choses se sont en fait améliorées. Et j’ai été autorisé à faire des premières sessions d’entraînement comme phase de test. L’ensemble de la situation est resté stable.

L’année dernière, tu as participé à ton premier championnat suisse de VTT marathon suisse de VTT à Scuol. Quelle était ton expérience dans cette discipline jusque là?

J’ai prouvé à plusieurs reprises que j’étais capable d’obtenir de bons résultats sur longue distances avec peu de préparation spécifique.
Mais pour ce championnat suisse, j’avais un autre objectif. Ce devrait être la « nouvelle entrée dans la saison » pour que je reprenne le rythme des courses et que je voie comment je me débrouille après cette pause forcée.

Après un Championnat d’Europe de XC plutôt réussi, tu es allée en Turquie pour participer aux Championnats du Monde de marathon de VTT. Quel était ton objectif au départ ?

La sélection pour les Championnats d’Europe à domicile m’a surprise. Et mon résultat, avec une 12e place, a été encore plus surprenant. Là, j’ai réalisé que je pouvais à nouveau peser sur la course. Et ensuite j’ai été sélectionnée pour les Championnats du Monde en Turquie. A dire vrai, je n’avais pas de véritable objectif. Je voulais juste faire une nouvelle course, parce que ça me manquait tellement. Et je voulais vivre quelque chose de nouveau.

Tu as ensuite fait une magnifique course pour finalement remporter le sprint devant Maja Włoszczowska, ancienne Championne du Monde XCO et marathon. Comment as-tu géré la fin de la course contre une coureuse aussi expérimenté ?

Au fur et à mesure de la course, le groupe de tête est devenu de plus en plus petit. Jusqu’à ce qu’il ne reste plus que Maja et moi. Bien sûr, on se sent minuscule à côté d’une multiple championne du monde et médaillée olympique. Mais ce n’était pas une raison pour ne pas tout tenter!

Tu avais déjà remporté le Championnat du Monde U23 de XCO en 2015. Est-ce que tu peux comparer ces deux titres ?

Pour moi, les deux titres mondiaux ont la même valeur. Lors d’un Championnat du Monde, on retrouve toujours les athlètes qui pensent avoir une chance de remporter une médaille – en d’autres termes, les meilleurs du monde actuel. Peu importe le groupe d’âge ou la discipline. Il n’est donc pas possible de faire une comparaison.

Entre le XCO et le marathon, la saison 2021 va être chargée… Les Championnats Européens de VTT marathon à Evolène trouveront-ils une place dans ton calendrier ?

Je suis très enthousiaste à l’idée de voir comment se déroulera la saison 2021. Pour le moment, c’est encore difficile de savoir quand la saion va commencer. Je suis donc obligée de rester flexible et de prendre course après course. Bien sûr que j’aimerai prendre par à ces Championnats d’Europe à la maison. Reste à savoir dans quelle mesure je vais pouvoir concilier ça avec le calendrier XCO.


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Urs Huber s’offre un beau cadeau d’anniversaire!

La veille de son anniversaire, Urs Huber a parfaitement réussi à vaincre le mauvais sort qui le suivait depuis deux ans sur l’Eiger Bike Challenge pour s’offrir une septième victoire à Grindelwald. Il précède Michael Stünzi et Hansueli Stauffer. Chez les femmes, le duel entre Esther Süss et la championne suisse Ariane Lüthi a tourné en faveur de Süss. Lüthi a terminé deuxième, suivie de Florence Darbellay.

Texte et photos : Martin Platter

Deux semaines avant le Grand Raid BCVs, Urs Huber tenait à frapper un gros coup sur une course qui ne lui a pas réussi ces deux dernières années. Le champion suisse en titre a profité de la première montée pour se détacher en compagnie de l’Italien Cristiano Salerno, vainqueur l’an dernier, le Belge Frans Claes et l’Allemand Sascha Weber. Mais avant la longue descente de Bachalpsee, ils n’étaient plus que trois à l’avant, Salerno ayant chuté et ayant été contraint à l’abandon en raison d’une selle cassée. Dans la descente technique de la piste Bachalpsee, le Bernois Hansueli Stauffer a réussi à transformer son retard de 15 secondes en une avance de deux minutes. Comme les années précédentes, l’ascension finale vers la Kleine Scheidegg a permis aux hommes forts de faire la décision et c’est là qu’Urs Huber s’est assuré la victoire et que Michael Stünzi a réussi à prendre la deuxième place.

22. Eiger Bike Challenge, am Sonntag, 11. August in Grindelwald. Foto Martin Platter

« C’était très spécial de concourir à nouveau ici après les deux abandons des années précédentes », a déclaré Huber, marqué par les traces d’une légère chute. « Au début, c’était plutôt dur pour moi. Je sentais que c’était le sixième weekend de course d’affilée. Mais maintenant, la joie l’emporte clairement. C’est la première fois que je remporte sept fois une course », a expliqué le champion suisse de marathon de 33 ans qui avec trois victoires en autant de course sur la Bike Marathon Classics, prend le large au classement général.

une septième arrivée victorieuse à Grindelwald pour Urs Huber

Le deuxième, Michael Stünzi, était surpris de son résultat, le meilleurs pour lui dans le cadre des Bike Marathon Classics : « Jusqu’à présent, je pensais être particulièrement rapide sur les parcours moins accidentés. Aujourd’hui, j’ai prouvé le contraire », constatait le jeune homme de 27 ans de Prättigau. S’il a pu bénéficier de l’aide de son coéquipier Marc Stutzmann le long du lac Bachalpsee, il a le reste du temps couru à son rythme pour revenir sur les premiers en fin de course.

« Le sentier Bachalpsee était vraiment amusant. J’ai pu doubler un coureur après l’autre », s’est réjoui Hansueli Stauffer. Ce podium arrive vraiment au bon moment pour lui après plusieurs courses marquées par la malchance et les ennuis techniques. « Quand Urs Huber m’a doublé dans la montée vers la Kleine Scheidegg, j’ai failli attraper un rhume, » dit Stauffer avec une bonne dose d’ironie.

et une sixième victoire pour Esther Süss

Esther Süss, la gagnante de la course dame, déclarait de son côté : « Dans la dernière montée vers la Kleine Scheidegg, j’ai sué sang et eau parce que je pensais qu’Ariane Lüthi allait revenir à tout moment ». Mais cette fois, aucune des concurrentes n’a pu rattraper son retard. Lüthi a atteint la ligne d’arrivée avec plus de dix minutes de retard. Sur la ligne d’arrivée, la championne suisse déclarait :  » C’était vraiment dur ! Après la course par étapes en Roumanie la semaine précédente, je n’étais pas sûre d’avoir assez de temps de récupération. C’est pour ça que je ne me suis inscrite qu’au dernier moment. Mais comme j’aurais de toute façon dû m’entraîner dur, j’ai préféré participer à l’Eiger Bike. Avec ce merveilleux paysage de montagne avec l’Eiger, le Mönch et la Jungfrau, c’était parfait pour me faire mal ». Florence Darbellay, qui avait mené la course féminine au départ, a perdu de son côté 14:15 minutes sur la gagnante, mais se montrait malgré tout satisfaite, car l’Eiger Bike constituait pour elle la préparation parfaite pour le Grand Raid qui aura lieu dans deux semaines, une course que la Romande avait remporté il y a deux ans.

Les résultats:

Hommes (88 km) : 1er Urs Huber (Mettmenstetten) 4:19:11. 2ème Michael Stünzi (Grüsch) 1:03. 3ème Hansueli Stauffer (Sigriswil) 1:56. 4ème Sascha Weber (De) 3:34. 5ème Andreas Moser (Madiswil) 5:00. 6ème Frans Claes (Be) 6:50. 7ème Konny Looser (Hinwil) 11:52. 8ème Marc Stutzmann (Rüfenacht, BE) 12:48. 9ème Oliver Zurbrügg (Lauterbrunnen) 13:04. 10ème Emilien Barben (Chez-le-Bart) 17:21.

Femmes (88 km) : 1ère Esther Süss (Küttigen) 5:29:45. 2ème Ariane Lüthi (Gunten) 10:30. 3ème Florence Darbellay (Neuchâtel) 14:15. 4ème Andrea Ming (Edlibach) 17:53. 5ème Franziska Brun (Emmenbrücke) 45:26.

9. BerGiBike von Fribourg nach Bulle, am Sonntag, 23. Juni 2019.
Foto Martin Platter

Urs Huber et Ilona Chavaillaz font honneur à leur rôle de favoris

Urs Huber remporte la BerGiBike pour la deuxième fois consécutive et renforce sa position de leader de la Bike Marathon Classics. Adrien Chenaux prend le dessus au sprint face à l’étonnant Michael Stünzi et se classe deuxième comme l’an dernier. Ilona Chavaillaz remporte la course féminine devant Stefanie Zahno et Alessia Nay.

Texte et photos : Martin Platter

Dans la montée principale vers La Berra, un groupe de cinq avec Urs Huber, Marc Stutzmann, Emilien Barben, Adrien Chenaux et Michael Stünzi ont pu s’échapper. Mais il aura fallu attendre la montée sur le Chibloux pour que les choses se précises. Huber a attaqué dans les pourcentages les plus élevés et a pu partir seul en tête. Mais Stünzi et Chenaux ont pu à nouveau combler l’écart avec le leader. Huber a alors effectué une nouvelle attaque dans la descente du Chibloux pour se trouver à nouveau seul en tête, mais est allé à la faute dans un virage et s’est retrouvé au sol. C’est donc finalement dans les derniers kilomètres plats avant l’arrivée que tout s’est joué, lorsqu’Huber a attaqué une dernière fois. Chenaux a pu suivre dans un premier temps, mais a rapidement dû se résigner à laisser partir le champion suisse. Huber a donc atteint l’arrivée en solitaire avec six secondes d’avance sur Chenaux, qui a pu revenir sur le surprenant Stünzi juste avant l’arrivée.

Urs Huber franchit la ligne d’arrivée seul en tête. Foto Martin Platter


Huber se montrait satisfait de son nouveau triomphe à Bulle et de sa deuxième victoire sur la Bike Marathon Classics : « En ce moment tout roule pour moi. Mais j’ai aussi besoin de prendre de l’avance au niveau de la Classics, parce que je veux participer aux championnats du Monde, et je vais devoir faire l’impasse sur la finale de la série à Einsiedeln ». Chenaux était également satisfait de sa nouvelle performance:  » Quand Urs a durci le rythme à La Berra, je me suis retrouvé en difficulté, mais j’ai finalement pu trouver mon rythme et suivre. Au final, je suis satisfait d’avoir pu défendre ma deuxième place contre Michael. » De son côté, Stünzi déclarait : « Je savais que j’étais en forme, mais je ne connaissais pas le parcours ». Pour le coureur de Prättigau, cette troisième place constitue son meilleur résultat élite sur le circuit marathon jusqu’à présent.

Le podium homme de la course élite. Foto Martin Platter

Ilona Chavaillaz a remporté une belle victoire au départ de la course dame. La Glânoise de 37 ans a pris plus d’une demi-heure d’avance sur ses adversaires. Après deux deuxièmes places lors de l’Elsa Bike Trophy à Estavayer-le-Lac puis le weekend dernier lors du Raid Evolénard aux Haudères, elle a réussi cette fois à monter sur la plus haute marche du podium :  » La course d’aujourd’hui était magnifique du début à la fin. Cela m’a donné des ailes pour me montrer à la hauteur de mon rôle de favori sur ce parcours pittoresque à travers ma région. » Mais ce résultat ne constitue pas pour autant la plus belle victoire de sa carrière à ses yeux : « Je placerais quand même mon triomphe sur la courte distance du Grand-Raid 2015 un peu plus haut « , dit cette mère de deux enfants, dont les filles font aussi du vélo.

Ilona Chavaillaz, deuxième à Evolène s’est imposée à Bulle

Les résultats:

Hommes (79 km): 1. Urs Huber (Mettmenstetten) 3:32:52. 2. Adrien Chenaux (Fribourg) 0:06. 3. Michael Stünzi (Grüsch) gl. Zt. 4. Marc Stutzmann (Rüfenacht, BE) 2:38. 5. Emilien Barben (Chez-le-Bart) 4:23. 6. Andreas Moser (Madiswil) 5:32. 7. Konny Looser (Hinwil) 8:51. 8. Oliver Zurbrügg (Lauterbrunnen) 11:22. 9. Arnaud Rapillard (Saillon) 13:31. 10. Xavier Dafflon (Fribourg) 14:04.

Dames (79 km): 1. Ilona Chavaillaz (Sommentier) 4:17:08. 2. Stefanie Zahno (Bürchen) 32:28. 3. Alessia Nay (Zizers) 36:45. 4. Nicole Ruchti (Thun) 47:52. 5. Bettina Gauch (Hünibach) gl. Zt.

Hommes (36 km): 1. Micha Klötzli (Tramelan) 1:24:02. 2. Adrian Jäggi (Lohn-Ammansegg) 0:59. 3. Cédric Pacios (Vétroz) 1:00. 4. Joel Aebischer (Alterswil, FR) 2:01. 5. Stefan Wüthrich (Uttingen) 2:08.

Dames (36 km): 1. Martinette Martin (Les Moulin) 1:37:42. 2. Alexandra Zürcher (Oey) 0:22. 3. Letizia Strimer (Ardez) 1:58. 4. Naika Racheter (Hauterive, NE) 5:30. 5. Mathilde Grossrieder (Pringy) 6:26.

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Urs Huber et Greete Steinburg triomphent au Raid Evolénard

24 heures après avoir terminé deuxième de la très exigeante Sella Ronda Hero à Wolkenstein, dans le Tirol du Sud en Italie, le champion suisse de VTT marathon Urs Huber remporte le Raid Evolénard à Evolène, à 600 km de là. L’ancien champion belge Frans Claes s’est classé deuxième devant le champion britannique Ben Thomas et le romand Adrien Chenaux. Chez les femmes, l’Estonienne Greete Steinburg triomphe devant la Romande Ilona Chavaillaz et l’ancienne championne suisse Esther Süss.

Déjà dans la première ascension, un groupe de quatre avec les favoris ainsi qu’Hansueli Stauffer a pu se détacher du peloton principal. Suite à un problème mécanique, le bernois Stauffer a du abandonner la compétition, laissant Huber, Thomas, Claes et Chenaux poursuivre seul en tête. Dans la deuxième ascension, Urs Huber a tenté à plusieurs reprises de durcir le rythme et a finalement réussi à créer un petit écart pour basculer légèrement détaché au sommet de la dernière montée. Dans la descente vers l’arrivée, Claes a pu revenir sur le champion suisse et prendre mometanément la tête, mais a ensuite manqué de force dans la dernière partie plate menant vers l’arrivée, devant laissé Huber filer seul vers la victoire.


« Après la course d’hier en Italie, je savais que je n’avais pas le droit d’en faire trop en terme de vitesse. Comme je n’ai dormi que trois heures entre les deux courses, j’ai dû faire un effort pour garder ma concentration dans la dernière descente », explique Huber. De son côté, Claes n’a pas pu cacher sa déception au sujet de la deuxième place. Il déclarait dans la zone d’arrivée : « J’étais proche d’Urs. Il manquait peu de choses et j’aurais pu gagner ». Thomas était lui très content de sa troisième place, qui privait à nouveau Chenaux d’un podium.

Chez les femmes aussi, la gagnante, Greete Steinburg, a donné le rythme en tête de la course dès le départ et se montrait très satisfaite de sa stratégie:  » Je savais que je devais donner le rythme si je voulais battre Esther. Ça a fonctionné à merveille. » Ilona Chavaillaz, deuxième, a également été surprise de battre Süss. « Je ne m’attendais pas à ça, » déclarait la Romande. Comme on pouvai s’y attendre, Süss n’était pas très satisfaite de sa troisième place : « Je n’avais tout simplement pas de jambes aujourd’hui », a déclaré la septuple championne suisse de VTT marathon.

Sur le 35km, Nicolas Luthi a une fois de plus dominer les débats pour remporter une troisième édition consécutive, cette fois devant Christophe Daniel et Kevin Georges. Chez les femmes, Mathilde Laurent a été la plus rapide, devant Caroline Faiss et Caroline Fellay. Au total, 707 coureurs ont participé au 23ème Raid Evolénard. A l’occasion du 25ème anniversaire de la course, les Championnats d’Europe VTT Marathon se tiendront à Evolène.

Tous les résultats sont disponibles ici

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La championne estonienne à la découverte du Valais

Après avoir remporté un nouveau titre de championne d’Estonie, Greete Steinburg a fait un détour par l’Autriche et l’Alpen-Tour avant d’arriver en Valais, pour effectuer lors du Raid Evolénard sa première course en Suisse. Elle a profité de son séjour pour découvrir également le parcours des Championnats du monde à Grächen. Le Raid Evolénard a recueilli ses premières impressions:

Après ton titre de championne estonienne, tu as directement pris part à la course en quatre étapes de l’Alpen-Tour en Autriche et maintenant tu es déjà en Suisse… Comment est ce que tu as décidé ce planning?

J’ai couru à l’Alpentour il y a 2 ans et j’ai fait une mauvaise chute sur la première étape après environ 40 km. Je n’ai plus pu y courir, mais j’ai terminé le tour comme entraînement. L’été dernier, j’ai eu des championnats nationaux xcm en même temps que l’Alpentour et je n’ai pas pu y retourner. Cette année, c’était le bon moment pour moi, et j’ai décidé que je voulais y retourner et créer de bons souvenirs. C’était aussi une partie de ma préparation pour les championnats d’Europe. Venir participer au Raid Evolénard et découvrir le tracé des championnats du monde était une belle opportunité pour peaufiner cette préparation

Anakolodge, l’endroit idéal pour se resourcer et récupérer entre les courses!

Rouler sur le parcours du Raid Evolénard a été ta première expérience VTT en Suisse… Comment ça s’est passé ?

J’aime beaucoup la nature, les montagnes et les gens en Suisse. La Suisse semble vraiment être le paradis du VTT, donc j’ai beaucoup apprécié de pouvoir découvrir cette région. Le parcours du Raid Evolénard est vraiment dur, mais je l’aime bien. Et les panoramas sont magnifiques!

Peux-tu nous en dire un peu plus sur le VTT en Estonie par rapport à la Suisse ?

Malheureusement, nous n’avons pas de montagnes en Estonie. Le point culminant est à 318 m au-dessus du niveau de la mer. Nous n’avons donc pas de  » vrai  » VTT. Nos marathons sont assez rapides, beaucoup de routes de gravier, mais nous avons aussi de belles pistes avec beaucoup de racines. C’est un peu plus  » vallonné  » au sud, donc je préfère y rouler. Mais il faut dire que toutes les courses sont très bien organisées et nous avons beaucoup de courses !

Premiers tours de roue en Suisse sur le parcours du Raid Evolénard. Pas grand chose à voir avec l’Estonie

Tu as également profité de ton séjour en Valais pour découvrir le parcours des Championnats du Monde à Grächen. Peux-tu décrire un peu ce qui attend les coureurs en septembre ?

Le parcours des Championnats du Monde est sympa ! Beaucoup de montées, des descentes vraiment impressionnantes et des singletrails rapides et amusants. La plupart des montées importantes sont sur asphalte et ne sont pas très raides. C’est beaucoup plus dur ici à Evolène et du coup c’est un bon entraînement. J’ai adoré les sentiers technique et les petits villages que nous avons traversés.

Penses-tu que c’est un parcours qui te conviendra bien ? Quel sera ton objectif pour ce championnat?

Je pense que ça peut bien me convenir. Pas trop technique et beaucoup de montée. C’est sûr que le plus fort gagnera ! Je travaillerai dur pour les Championnats du Monde et je ferai de mon mieux pour obtenir mon meilleur résultat jusqu’à présent. L’année dernière, j’ai terminé 21e, bien sûr, je veux faire mieux cette année.

Un parcours des Championnats du Monde qui semble bien lui convenir

Quels seront tes prochaines destination après ton départ d’Evolène lundi ?

On va retourner à la maison avec mon père. Après mon retour en Estonie, je ferait une bonne semaine d’entraînement, puis à la fin de juin la planification de la course d’un marathon en Finlande, puis je me rendrai en Norvège pour les Championnats d’Europe XCM. Je me réjouis vraiment de courir là-bas !

Foto Martin Platter

Urs Huber dévoile son calendrier, avec le Raid Evolénard

Le coureur suisse allemand vient de publier son programme de course sur son site internet. Et il sera de retour pour la cinquième fois au Raid Evolénard! Il revient avec nous sur son incroyable fin de saison, l’arrivée d’Alban Lakata dans son team et ses principaux objectifs pour la saison à venir

Avec le titre de champion de Suisse, le titre de « Roi des Alpes », la première place aux Marathon Classics et la victoire au Crocodile Trophy, la fin de ta saison 2018 a été très réussie, surtout quand on pense que tu t’es fracturé la clavicule à la mi-août. Avec le recul, qu’est-ce que tu penses de cet incroyable dénouement ?

C’était vraiment surprenant pour moi de parvenir à réaliser une fin de saison pareille, surtout après avoir dû interrompre prématurément la saison 2017 après un accident similaire arrivé également en août. Mais l’année dernière, tout était différent. Tout d’abord, je n’avais pas autant de contusions dans les épaules et le dos que l’année précédente. En plus, j’étais en très bonne forme lors de ma blessure et avec le Championnat suisse sept semaines plus tard, j’avais aussi un but réaliste à atteindre, ce qui m’a incité à reprendre l’entraînement immédiatement après l’opération. Rétrospectivement, c’était une histoire incroyable, mais je peux néanmoins me passer volontiers de telles expériences à l’avenir.

Champion suisse sept semaines après une fracture de la clavicule!
L’équipe Bulls vient d’embaucher Alban Lakata et vous êtes actuellement en camp d’entraînement aux îles Canaries. Comment est-ce que tu vois l’engagement de ce coureur et comment se passe son intégration dans l’équipe ?

Alban est triple champion du monde et certainement quelque chose comme Mister Marathon en VTT. J’ai toujours eu beaucoup d’estime pour cet athlète qui est toujours fairplay et juste, c’est quelqu’un d’exceptionnel qui a mérité son succès grâce à un travail constant. Le fait que nous roulons maintenant dans la même équipe est très spécial, cela me motive beaucoup et je suis sûr que je pourrai profiter de lui en tant que coéquipier, même si, bien sûr, le VTT est avant tout un sport individuels. Alban s’est déjà parfaitement intégré dans l’équipe et avec les premiers jours de course et le prochain camp d’entraînement en février en Afrique du Sud il fera définitivement partie de la famille!

Entraînement sous le soleil et aux côtés de Lakata
Tu viens de dévoiler ton calendrier de course pour cette saison. Quels seront tes principaux objectifs?

Le premier grand rendez-vous est sans aucun doute l’Absa Cape Epic. Je pense que cette course est maintenant presque plus importante qu’un championnat du monde et ça façonne complètement notre entraînement hivernal pendant trois mois. Ensuite, j’essaierai de défendre mon titre sur la Coupe alpine de VTT, les Marathon Classics et le titre de champion suisse. Et bien sûr, l’édition anniversaire du Grand Raid BCVS et les Championnats du monde en Suisse seront les temps forts absolus.

De gros objectifs en vue pour 2019
Comment est ce que tu choisis les courses auxquelles tu veux participer ? Est-ce que tu arrives à apporter de la nouveauté chaque année ou tu préfères une certaine routine ?

Souvent, mon calendrier de course est relativement similaire d’année en année. Par exemple, je participe aux grandes classiques suisses du mois d’août depuis plus de dix ans, et pourtant, chaque année, je me réjouis toujours de cette période, comme un petit enfant qui attend Noël. Mais bien sûr c’est toujours intéressant d’essayer quelque chose de nouveau, et ces dernières années c’est quelque chose que j’ai pu trouver avec la Coupe Alpine VTT.

Après six Cape Epic avec Karl Platt, tu vas participer pour la première fois avec Simon Stiebjahn. Avec un niveau qui augmente chaque année, qu’est-ce que tu attends de cette édition?

C’est clair qu’on ne débutera pas cette course dans la peau du favori. Mais cela ne nous dérange pas du tout. Cela fait maintenant deux mois que nous travaillons très dur pour être en pleine forme à l’Absa Cape Epic et on espère bien sûr créer la surprise. Nous nous complétons très bien et après de nombreuses années, Stiebi mérite d’être libéré de son rôle de backup. Je sais que c’est un coureur très fort quand il y a de l’enjeu, il l’a prouvé à plusieurs reprises. Notre objectif est d’obtenir une place sur le podium après huit jours, peut-être même plus ;-).

Stiebi et Urs, déjà partenaire sur la Transalp 2018

Le calendrier complet: http://www.urshuber.ch/aktuelles/anzeigen.asp?A_ID=786&R_ID=20

Schlusslauf der Bike Marathon Classics am Iron Bike Race, das zugleich als Mountainbike-Marathon-Schweizermeisterschaft zählte, am Sonntag, 30. September 2018 in Einsiedeln. 
Foto Martin Platter

Ariane Lüthi rejoint le Kross Racing Team avec de gros objectifs

Avec le retrait du Team Spur, la championne suisse VTT marathon s’est retrouvée sans équipe, mais a finalement parfaitement su rebondir en prenant la place laissée vacante par Jolanda Neff au sein du Team Kross. Ariane revient avec nous sur ses meilleurs moments passés au sein du Team Spur, les difficultés pour trouver un nouveau team et ses objectifs aux côtés de Maja Włoszczowska !

Tu as passé trois belles années avec l’équipe Spur. Qu’est ce que tu vas garder comme meilleurs souvenirs de cette période ?

Gagner le Cape Epic avec Annika Langvad en 2016 et voir mon coéquipier James Reid courir aux Jeux Olympiques de Rio, puis Alan Hatherly devenir Champion du Monde U23 à Lenzerheide ont probablement été les succès les plus significatifs de notre petite équipe, ceux dont je suis la plus fière.
Cependant, deux de mes souvenirs les plus émouvants ont été les deux titres de championne suisse de marathon que j’ai remportés sous les couleurs de Spur. La victoire au Raid Evolènard 2016 était très spéciale car mon manager Nic Lamond a interrompu ses vacances en France pour venir me soutenir et je ne m’attendais pas vraiment à remporter le titre. C’était formidable de récompenser tous les efforts qu’il a faits pour nous en remportant cette victoire.

Une des moments forts d’Ariane au Team Spur
L’équipe Spur a fait l’annonce publique de la fermeture de l’équipe assez tard. Comment l’as-tu appris et comment s’est passée ta recherche d’une nouvelle équipe dans un contexte où les sponsors sont de plus en plus réticents à soutenir les équipes cyclistes ?

Le directeur marketing de Spur, Sacha du Plessis, m’a appelée personnellement en juin déjà pour me dire qu’ils devront réduire leur investissement pour 2019. Spur ne s’est pas complètement retiré, ils continuent de me soutenir cette année et je reste ambassadeur de la Spur Schools MTB League en Afrique du Sud, une activité qui me tient vraiment à coeur.
Trouver un nouveau sponsor principal s’est avéré incroyablement difficile. Mon directeur Nic Lamond et moi avons approché beaucoup d’entreprises avec notre proposition sans succès. Ce fut une période difficile, ne sachant pas si j’allais poursuivre ma carrière de cycliste professionnelle pendant encore longtemps.

La championne suisse est passée tout près de ranger son VTT
Et finalement, tu as réussi à te faire engager dans l’équipe Kross Racing Team, où tu remplaces Jolanda Neff. Comment ça s’est passé?

Quand j’ai appris que Jolanda Neff quittait l’équipe, j’ai tenté ma chance et j’ai demandé à Maja si elle était intéressée à courir le Cape Epic avec moi. Et j’ai effectivement eu de la chance, puisque aussi bien Maja que l’équipe ont montré beaucoup d’intérêt et c’est alors que les négociations pour que je rejoigne l’équipe Kross Racing ont commencés.

Une championne qui aime partager sa passion! Foto Martin Platter
Avec Maja Włoszczowska, tu auras une coéquipière de premier plan pour le Cape Epic. Avez-vous déjà des plans clairs de ce côté-ci ?

Oui, c’est en effet en vue du Cape Epic que tout s’est mis en place et on va partir forcément avec de gros objectifs. Je suis vraiment honorée de pouvoir courir avec une double médaillée d’argent olympique et d’avoir le soutien d’une équipe de classe mondiale comme le Kross Racing Team pour cette course exigeante.

Après la médaille européenne de l’an dernier, quelle sera ta priorité pour la prochaine saison et comment ton transfert au team Kross va affecter ton programme ?

Mes principaux objectifs pour 2019 sont le Cape Epic en mars, les Championnats d’Europe de marathon en Norvège début juillet et bien sûr le Marathon Wold Championships à Grächen, en Suisse, en septembre. Malgré le changement d’équipe, je vais continuer à me concentrer sur la longue distance et mon calendrier ne change pas beaucoup par rapport à l’an dernier. Cependant, comme Kross est une marque de vélos polonaise, j’y participerai à quelques courses. J’ai déjà hâte de visiter la Pologne et de découvrir un nouveau pays sur mon vélo.

En route sous de nouvelles couleurs pour de nouvelles médailles!
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Gilles Mottiez, entre marathon et cyclocross

Après deux ans passés au sein du Team Papival Bergamont, l’espoir du cyclisme valaisan Gilles Mottiez vient de changer d’équipe pour rejoindre le team SWTY Mountain Tschopp. Et la nouvelle recrue n’aura pas attendu longtemps pour briller sous ses nouvelles couleurs, puisqu’il vient de remporter la médaille de bronze des championnats suisses de cyclocross. Entretien:

Pour commencer, félicitations pour cette médaille de bronze au Championnat Suisse de cyclocross. Qu’est-ce que ça représente pour toi cette première médaille à ce niveau, en plus devant ton public ?

Cette médaille c’était un petit rêve qui semblait impossible à réaliser en début de saison, et puis petit à petit j’ai compris qu’il y avait peut-être une chance. On a travaillé dur avec Arnaud pour préparer au mieux cette course, avec des méthodes d’entraînements plus ou moins expérimentales en cyclocross, et au final ça a payé ! Donc c’était énorme de pouvoir monter sur mon premier podium aux championnats suisses ici en Valais devant tant de personnes proches !

Une médaille de bronze ou un rêve devenu réalité
J’imagine que cette médaille marque la fin de ta saison de cyclo-cross. Comment est-ce que tu vas te préparer maintenant pour être d’attaque lors des premières courses VTT ?

Oui j’en ai maintenant fini avec le cross pour cet hiver vu que je n’ai pas été sélectionné pour les mondiaux. Je suis en train de faire un petit break de 10-15 jours, puis je reprendrai progressivement l’entrainement avec beaucoup de sorties sur route et un camp d’entraînement à Majorque. Puis probablement quelques petites courses sur route en début de saison et il sera déjà temps de recommencer les courses de VTT.

Le Grand Raid, un rendez-vous qui convient bien au valaisan
Lors de notre dernier interview, tu venais d’intégrer le team Papival Bergamont, que tu viens de quitter il y a quelques semaines. Quel bilan tires tu de ces deux années passées au sein de l’équipe d’Alain Glassey ?

Je pense avoir beaucoup appris aux côtés de mes anciens coéquipiers, qui avaient tous une plus grande expérience du cyclisme que moi, que ce soit sur la route ou dans le terrain. On a partagé de super moments, tant sur les courses que lors des camps d’entraînement. On va bien sûr rester proches et continuer de rouler ensemble à l’occasion. Je suis vraiment reconnaissant envers Alain de m’avoir offert cette opportunité il y a 2 ans.

Deux belles années passées au sein du team d’Alain Glassey
Tu viens de rejoindre le Team SWTY Mountain Tschopp où tu vas retrouver ton entraîneur Arnaud Rapillard. Qu’est ce qui a motivé ce choix et qu’est-ce que tu attends de cette nouvelle équipe ?

Comme tu le dis, je rejoins Arnaud, qui est mon entraîneur pour la 7ème saison en 2019. Avec les années nous sommes devenus plus que juste entraîneur-athlète. De plus, j’ai eu l’occasion de découvrir leur équipe depuis l’intérieur aux Chemins du soleil lorsque je courais avec Jérémy. Finalement, le matériel et les conditions sont 2 choses avantageuses pour moi. Donc lorsque j’ai reçu leur proposition, je ne pouvais que l’accepter.

Tu es toujours engagé dans différentes disciplines, cross-country, marathon et cyclo-cross. Comment est-ce que tu vois la suite de ta carrière entre ces trois disciplines ?

Une des variables lors de mon choix de changer de team était de pouvoir continuer d’organiser mon calendrier de courses comme je le voulais, et surtout de pouvoir me concentrer sur ma dernière année d’étude à l’école d’ingénieurs (je finirai en septembre de cette année ma formation). À court terme, je vais réduire la part de XCO, je ne suis plus autant intéressé qu’avant par cette discipline, et c’est celle qui me convient le moins. En contrepartie, je vais augmenter ma participation aux courses marathons. Mais surtout, à moyen terme je pense me consacrer de plus en plus au cyclocross, qui est ma discipline préférée et celle qui me convient le mieux. De plus, il est facile de combiner les 2, comme le fait très bien Sascha Weber par exemple.

Une situation dans laquelle on verra moins souvent Gilles Mottiez
Quels vont être tes principaux objectifs pour cette dernière saison en U23 ?

Je n’ai pas vraiment d’objectifs particuliers cette saison d’été. Je serai à l’étranger de mi-mai à mi-septembre pour mon travail de Bachelor, et donc ce sera un été sensiblement différents aux années précédentes. Toutefois, je compte revenir en Valais pour le raid Évolénard et le Grand raid si tout se passe bien dans mon travail de diplôme.