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Le choix du VTT idéal pour le Raid Evolénard

Le 26 mai dernier, nous avons demandé à Christoph Sauser, légende du VTT suisse, de nous donner des conseils pour un choix de vélo gagnant pour le Raid Evolénard et les Championnats d’Europe. Voici ses conseils !

Hardtail ou full suspension

Pour une course comme le Raid Evolénard avec autant de montées (3900hm pour 76km pour les hommes élites), un hardtail est définitivement l’option à privilégier. Le parcours de la course comporte beaucoup de longues montées sur des routes de gravier et des descentes raides et techniques, ce qui rend l’économie de poids sur le vélo très importante pour être compétitif. Bien sûr, ce conseil s’adresse aux coureurs qui cherchent à gagner ! Si vous roulez pour profiter des descentes amusantes ou si vous ne voulez pas que votre corps soit détruit après la course, utilisez plutôt un fully !

Foto Martin Platter
Utiliser un dropper ou ne pas utiliser de dropper ?

Lors des courses XCO WC qui ont eu lieu plus tôt en mai, nous avons vu l’introduction de dropper posts sur presque tous les vélos pour faciliter les descentes techniques. Même des coureurs très doués techniquement comme Nino Schurter ont maintenant un dropper sur leur vélo. Il s’agit d’une caractéristique bienvenue pour votre vélo pendant le Raid Evolénard, même si tous les coureurs n’en auront pas, car le poids supplémentaire de 200-300 g peut faire la différence au plus haut niveau.

Foto Martin Platter
Choix et pression des pneus

Le choix des pneus est une chose que les coureurs décideront pendant le week-end de course en fonction de l’état des pistes et de la météo ! D’une manière générale, la tendance est aux pneus un peu plus larges dans le milieu du VTT : les largeurs de 2,3″ ou 2,4″ ne font pas exception ! Au Raid Evolénard, vous pouvez être sûr que même par une journée ensoleillée, certains des sentiers de montagne seront humides, il est donc important d’avoir suffisamment de profile sur le vélo. Une configuration avec un pneu plus cagneux à l’avant et un pneu avec une meilleure résistance au roulement à l’arrière peut être une bonne option, mais tout est à revoir pendant le week-end de course. Il est également important de vérifier la pression des pneus sur le parcours de la course : jusqu’où pouvez-vous descendre la pression sans risquer une crevaison ?

Un des endroits qui restent souvent humides…
N’oubliez pas… les vêtements !

Un aspect que nous ne pouvons pas négliger est le choix des vêtements ! Consultez les prévisions météorologiques pour être sûr de vous habiller correctement pour la course ! Les conditions à Evolène à 1300hm peuvent être très différentes de celles à Béplan à 2500hm, alors assurez-vous de ne pas perdre la course avec l’hypothermie !

Pour plus de détails, regardez la conversation en direct ici.

Session en partenariat avec Horizonte Coffee et Songo.info

Rejoignez-nous pour des sessions sur la nutrition et l’entraînement avec Ariane Lüthi le 2 juin et sur la préparation et les tactiques de course avec Urs Huber le 9 juin et inscrivez-vous au Raid Evolénard de cette année !


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Raid Evolénard, les champions suisses révèlent leurs secrets!

Le Raid Evolénard va accueillir les championnats d’Europe VTT marathon les 19 et 20 juin prochain dans le Val d’Hérens. Pour permettre aux amateurs de VTT de profiter au maximum de cette édition spéciale, les organisateurs vont proposer ces prochaines semaines de nombreuses expériences sur la plateforme LivXP, dont le but est de mettre en contact fans et athlètes. Série de webinaires, package spéciaux pour découvrir la région, séjours à gagner, produits signés par les champions, il y aura de quoi satisfaire tout le monde. Et si ce n’est pas le cas, vous avez également la possibilité de nous faire part de vos suggestions !

Une série de vidéos pour découvrir le Raid Evolénard

La pandémie de COVID-19 puis la neige qui persiste sur le parcours continuent de rendre la reconnaissance du tracé difficile. Pour y remédier et permettre aux coureurs de se familiariser avec le parcours, les organisateurs ont mis sur pied une série de trois séances vidéo. La légende du VTT suisse, multiple champion du monde et médaillé olympique Christoph Sauser, ouvrira cette série le 26 mai de 20h à 20h30. Sauser, qui a eu l’occasion de faire le parcours lors des trois dernières éditions se focalisera en particulier sur le choix optimal du VTT par rapport aux exigences du parcours. Ariane Lüthi et Urs Huber, qui se sont imposés en Valais à plusieurs reprises lui succéderont le 2 mai et le 9 mai pour parler de la préparation et de la gestion de la course. Ces séances sont ouvertes à tout le monde et gratuites. Les personnes intéressées peuvent d’ores et déjà s’enregistrer sur LivXP pour transmettre leurs questions !

Des packages découvertes

Pour permettre aux participant de profiter au maximum de leur séjour et de leur donner envie de revenir en Valais, les organisateurs proposent également un package découverte à un prix imbattable de 30.-. Ce package donnera droit à une raclette et une boisson Lattesso une fois la ligne d’arrivée passée, et offrira également la possibilité de prendre part à une activité surprise offerte par Evolène-Région Tourisme. Et pour découvrir la région sous une autre forme, le package contient également une journée de ski dans un des domaines de la région (Espace Dent Blanche, Télé Mont Noble, Télé-Nendaz).

Un magnifique séjour Anako Lodge à gagner!

Et surtout, toutes les personnes qui vont acheter ce package prendront automatiquement part au tirage au sort pour remporter un séjour pour quatre personnes à Anakolodge du 2 au 5 juin, durant lequel ils auront l’occasion de découvrir le parcours avec l’ancien champion belge Frans Claes, 8ème lors des derniers championnats du monde VTT marathon.

De nombreuses autres surprises à venir !

Ces prochains jours, de nombreuses autres offres vont venir s’ajouter à ces expériences. Packages pour enfants, séjours le weekend de la course, rencontre avec les athlètes, les organisateurs vont continuer à faire preuve d’imagination pour vous faire vivre une magnifique édition 2021 du Raid Evolénard ! Et si vous ne trouvez pas votre bonheur parmi nos offres, LivXP vous donne également la possibilité de faire des vœux, qu’on s’efforcera bien sûr d’exaucer !


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Le Raid Evolénard 2021 et les championnats d’Europe auront bel et bien lieu

A six semaines de la manifestation, une chose est sûre, le Raid Evolénard aura bel et bien lieu. Et si de nombreux détails doivent encore être réglés, la plupart des points importants sont clairs. Que vous soyez un coureur élite qui veut participer aux championnats d’Europe, un populaire qui veut prendre part à la Garmin Bike Cup, un jeune qui se prépare pour la Raiffeisen Kids Cup ou un spectateur, vous allez trouver la plupart des réponses à vos questions dans notre programme de la manifestation !

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Pour résumer la situation, la course se fera sous forme allégée, sous le principe « Ride & Go home ». Pas d’infrastructure, pas de cantine, pas de douche ; après la course les coureurs devront rentrer chez eux et les spectateurs ne seront pas admis dans les zones de départ et d’arrivée. Aucune inscription ne pourra être faite sur place et les dossards seront envoyés directement aux coureurs. Un bureau de courses sera à disposition avant tous pour les coureurs étrangers, qui pourront y retirer leur dossards, ou pour résoudre des problèmes de dernières minutes. Tous les coureurs dès 12 ans devront se soumettre à des tests COVID-19 pour pouvoir prendre le départ.

Les courses élite des championnats d’Europe pourront se dérouler avec des normes en amont plus strictes mais sans trop de contraintes le jour même puisqu’elles font partie du sport performance permettant de maintenir le programme de ces courses inchangé pour le moment. Les catégories master des championnats d’Europe seront limitées à 15 coureurs, pour suivre les règles actuelles. Les organisateurs ont bon espoir que ce nombre augmente rapidement.

Du côté de la Garmin Bike Cup, les départ des catégories adultes sont également limité à 15 personnes par départ pour le moment. Le lieu de départ a été déplacé en dehors du village pour assurer un flux unidirectionnel et minimiser les interactions entre coureurs des différentes catégories. Les catégories juniors et cadettes partiront du même endroit, mais sans restriction de nombre.

Pour les enfants qui participent à la Raiffeisen Kids Cup, le nombre de participants ne sera pas limité, mais le nombre d’accompagnants sera fortement restreint. Les départs auront lieux comme d’habitude à l’Hérens Arena dès 13h25. Une page FAQ a été mise en place ici pour vous tenir au courant de l’évolution des mesures à suivre. N’hésitez pas à nous écrire si vous avez d’autres questions !

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Les inscriptions sont ouvertes pour les championnats d’Europe VTT marathon

Après une année blanche due au coronavirus, les titres de champion d’Europe VTT marathon vont être remis en jeu le 20 juin prochain en Valais dans les Alpes suisses. La région est déjà connue des spécialistes de la discipline, puisqu’elle a accueilli les championnats du monde en 2019 à Graechen, et qu’elle s’apprête à recevoir les championnats du monde VTT toutes disciplines confondues en 2025. Pour ces championnats d’Europe, l’organisation a été confiée au Raid Evolénard, une course VTT populaire qui va fêter cette année ses 25 ans d’existence et qui a déjà organisé à deux reprises les championnats suisses.

Le Raid Evolénard, une course qui prend de l’ampleur

Au fil des années, le Raid Evolénard est devenu un rendez-vous incontournable, attirant aussi bien les meilleurs spécialistes de VTT marathon, que les amateurs de tout niveau ou encore les cyclistes en herbe. Parmi les ingrédients qui ont contribué au succès de cette course, on retrouve un parcours qui traverse une des plus belles vallées du Valais, un tracé à la fois exigeant, technique et ludique, une ambiance familiale, des prestations à la hauteur des attentes et des courses entièrement gratuites pour les enfants.

Un avis que la championne estonienne Greete Steinburg, vainqueur de la dernière édition du Raid Evolénard, partage entièrement : « J’ai fait beaucoup de courses, mais le Raid Evolénard sort du lot avec son excellente organisation, son atmosphère sympathique, ses magnifiques singles et ses vues à couper le souffle ». 

Même point de vue pour l’ancien champion belge Frans Claes, qui reste sur une deuxième place à Evolène : « Autant je trouve les montées difficiles, autant j’apprécie les descentes et le magnifique panorama. Avec autant de singles techniques, cette course est une exception sur le circuit VTT marathon suisse ». Et avec le nouveau tracé mis sur pied pour les championnats d’Europe, Claes ne risque pas de changer d’avis.

De nouveaux tracés pour les Européens

Le parcours de chaque catégorie débutera par une boucle autour d’Evolène qui donnera l’occasion au public d’assister de près aux premières passes d’arme. Le parcours emmènera ensuite les coureurs vers des points plus élevés en altitude qu’à l’accoutumée sur la première boucle, leur fera découvrir de nouveaux singles très techniques qui leur imposeront probablement des portions de portage. Le juge de paix de la course restera cependant la montée finale vers Béplan, culminant à près de 2500m d’altitude. Au final 77km pour 3900m de dénivellation, et quasiment l’intégralité des descentes qui se feront sur des singles.

Pour Arnaud Rapillard, ancien vainqueur de la MB Race, qui a déjà eu l’occasion de reconnaître le parcours, les choses sont claires : « On a là un vrai parcours de VTT, qui va forcément couronner un beau vainqueur. Le temps de course va clairement passer au-delà des 4h pour les meilleurs et le choix du VTT, un tout-suspendu, va vite s’imposer… ». Le parcours dame sera à peine moins exigeant, avec 70km pour un peu plus de 3400m de dénivelé positif. Les coureurs plus âgés engagés sur ces championnats auront droit à une version allégée, avec « seulement » 65km pour un peu moins de 3000m de dénivelé.

Des championnats ouverts à tous les licenciés européens

Les inscriptions sont ouvertes depuis le mercredi 24 février sur le site de l’UEC : https://bit.ly/3azeKRX. Comme le règlement prévoit que la position sur la ligne de départ pour les catégories master sera déterminée par l’ordre des inscriptions, les participants ont tout intérêt à s’inscrire rapidement. Contrairement aux championnats du monde, il n’y a pas de critère de sélection à remplir pour participer aux championnats d’Europe. Il suffit d’être européen et au bénéfice d’une licence d’une fédération affiliée à l’UEC. Toutes les informations relatives à la course sont disponibles dans le guide technique, qui peut être consulté sur la page de la course : www.raidevolenard.ch/euro_xcm_21.

Si l’évolution de la situation due au covid-19 est difficilement prévisible, les organisateurs travaillent en collaboration étroite avec les autorités locales et Swiss-Cycling, afin d’établir un plan sanitaire conforme aux directives de l’UCI et de l’UEC, afin d’assurer la sécurité aussi bien des athlètes et de leurs équipes que des nombreux bénévoles engagés du côté de l’organisation. Un plan détaillé des mesures à suivre sera disponible sur le site de la course ces prochaines semaines. Si les courses devaient malheureusement être annulées, les frais d’inscriptions seraient remboursés, à l’exception d’un montant de 10.- destiné à couvrir une partie des frais engagés.

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Ariane Lüthi, un podium aux Mondiaux qui récompense une grande athlète

Ariane Lüthi a l’un des plus beau palmarès en VTT marathon. Elle a cependant dû attendre sa dixième tentative pour finalement remporter une médaille aux championnats du monde. Elle revient avec nous sur une saison très spéciale, marquée par le Covid bien sûr, mais aussi par l’émergence de nouveaux noms dans le milieu du VTT marathon féminin !

La pandémie de Corona a gravement affecté la saison de VTT, car de nombreuses courses ont été annulées ou reportées. Comment avez-vous vécu cette situation en tant qu’athlète et comment avez-vous réussi à rester motivé pour vous entraîner en vue d’objectifs sans cesse repoussés ?

L’annulation du Cap Epic, même pas deux jours avant le départ, a été une grande déception et a été très inattendue pour moi. J’étais totalement concentrée sur cette course et bien que j’aie suivi un peu les nouvelles, je n’ai pas envisagé que la course soit annulée à cause du Corona. Mon corps a accumulé une certaine tension et pour la maintenir, la possibilité d’annulation n’existait pas pour moi. Lorsque cela s’est produit, toute la tension a soudainement disparu. Cela m’a paru très étrange.

L’annulation des autres courses n’a pas été difficile à gérer, car elles étaient plutôt prévisibles. Après l’annulation des championnats d’Europe et du SM en juin, j’ai fait une pause et je me suis entraînée un peu plus facilement pendant quelques semaines. Cela m’a donné le temps de m’occuper d’autres choses que du sport et cela m’a fait beaucoup de bien. Après cela, j’étais plus motivée que je ne l’avais été depuis longtemps pour obtenir le meilleur de moi-même. Avec le recul, j’ai remarqué qu’après dix ans de course intense, une certaine fatigue a dû s’insinuer en moi pour donner le dernier pour cent. Bien sûr, c’était un énorme avantage qu’en Suisse, contrairement à d’autres pays, nous pouvions toujours nous entraîner en plein air et courir à nouveau dès le mois de juillet. Cela, et le fait que mon objectif principal, les championnats du monde de marathon en octobre, n’a jamais changé, m’a certainement permis de rester plus facilement motivée.

La médaille de bronze aux championnats du monde est probablement l’une de tes plus grandes performances. Peux-tu nous en dire plus sur le déroulement de la course ?

La course consistait en une approche relativement plate de 10 kilomètres et en un aller-retour sur une boucle de 30 kilomètres, que nous avons effectuée deux fois, soit un total de 80 kilomètres. Le parcours n’était pas vraiment difficile sur le plan technique. Il n’y avait que quelques descentes cahoteuses sur des pistes 4×4, mais il y avait quelques montées croustillantes, où il fallait se concentrer pour ne pas avoir à descendre du VTT. À la fin de la première montée, un groupe de 6 coureuses pouvait se détacher. Je n’arrivais pas à suivre, et j’ai décidé d’économiser un peu d’énergie. Peu après le deuxième poste de ravitaillement, vers le kilomètre 24, j’ai pu me rattraper, car le groupe de tête était tactique sur les sections d’asphalte. Au deuxième tour, deux coureuses ont été lâchées avant que Ramona, Maja Wloszczowska et Yana Belomonia puissent finalement s’échapper en tête. Robyn de Groot et moi nous sommes battues pour rattraper les 4e et 5e places. Dans la dernière descente, avant la dernière portion plutôt plate et rapide de 10 km jusqu’à l’arrivée, j’ai pu distancer Robyn. En entrant dans la partie plate, j’avais encore des doutes sur le fait d’attendre ma collègue sud-africaine pour avoir plus de chance d’atteindre le top 3 en coopération avec elle. D’une certaine manière, j’avais le sentiment qu’un des trois meilleurs coureuses allait avoir une défaillance. Peu de temps après, j’ai vu Yana devant moi. Je me suis dit « c’est maintenant ou jamais » et je l’ai attaquée pour qu’elle ne puisse pas suivre. Mais Yana n’a pas beaucoup réagi, car elle souffrait apparemment trop de sa chute dans la dernière descente, dont je n’étais pas au courant sur le moment.

Après dix participations aux championnats du monde, cet exploit est certainement aussi du à l’expérience que tu as acquise au cours de ta carrière. Quel a été, selon toi, le facteur décisif qui t’a permis d’atteindre le podium ?

Il y a certainement des coureuses plus talentueuses que moi, donc tout devait vraiment être parfait pour que je puisse monter sur le podium, y compris le facteur chance. La base du résultat était une très bonne forme. Mes valeurs étaient meilleurs que jamais. Mais l’expérience m’a définitivement aidé à mettre en place la bonne tactique. Lors de la course de Sakarya, il était essentiel que je roule selon mes propres possibilités, que je laisse les leaders tirer sur les montées et que je n’accompagne pas les coureuses de cross-country coûte que coûte. Les connaissances acquises lors d’autres courses m’ont donné confiance en mes propres capacités et je n’ai pas perdu la foi immédiatement lorsque j’ai été distancée.

Mis à part les championnats du monde, quel est ton bilan de cette saison ?

Avant le Cape Epic, j’avais des problèmes d’infection virale et je n’ai pas vraiment pu briller dans les courses de préparation. Bien sûr, en tant que championne en titre, je n’étais pas content de ma deuxième place au SM, mais sinon, c’était une très bonne saison pour moi. Ce n’est pas facile de retrouver la forme que j’avais au Mondial. Le simple fait d’obtenir ces chiffres m’a fait beaucoup de bien et, bien sûr, j’ai été époustouflée par le résultat au Mondial.

Tu as terminé deuxième aux championnats suisses derrière Steffi Häberlin et aux championnats du monde, une autre Suissesse, Ramona Forchini, a gagné. Que penses-tu de ces nouvelles femmes qui font leur place sur la scène du marathon suisse de VTT ?

Ces dernières années, ce sont toujours les mêmes noms qui se sont battus pour le maillot lors des championnats de marathon. Cette année, c’était définitivement différent et il est extrêmement agréable d’avoir enfin du sang neuf sur le terrain. Lorsque Irina Lützelschwab a attaqué, nous nous sommes demandé si elle était vraiment suisse ou non, car nous ne la connaissions pas encore. Steffi, Ramona ainsi qu’Irina sont évidemment très talentueuses. J’espère vraiment qu’elles continueront à animer la discipline du marathon.

Que pouvons-nous te souhaiter pour la saison à venir ?

Une bonne santé est toujours importante et si j’ai un deuxième souhait , alors volontiers le maillot de champion d’Europe à Evolène 😉


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Le Raid Evolénard dévoile le programme des championnats d’Europe

Entre les championnats du Monde de Graechen en 2019 et ceux de 2025, le Valais va rester en mode VTT marathon la saison prochaine, puisque le Raid Evolénard accueillera les championnats d’Europe de la discipline le 20 juin prochain. Un beau challenge pour cette course qui avait déjà organisé à deux reprises les championnats suisses ces dernières années. Le moment est venu de découvrir le programme!

Une 25ème édition de tous les superlatifs

Au fil des années, le Raid Evolénard est devenu un rendez-vous incontournable, attirant aussi bien les meilleurs spécialistes de VTT marathon, que les amateurs de tout niveau ou encore les cyclistes en herbe.

Parmi les ingrédients qui ont contribué au succès de cette course, on retrouve un parcours qui traverse une des plus belles vallées du Valais, un tracé à la fois exigeant, technique et ludique, un prix d’inscriptions qui reste bien en deçà des standards du circuit marathon, des prestations à la hauteur des attentes et des courses entièrement gratuites pour les enfants. Après avoir accueilli les championnats suisses en 2016 pour le 20ème anniversaire, les organisateurs ont décidé de placer la barre encore plus haut pour la 25ème édition.

En décrochant l’attribution des championnats d’Europe, les organisateurs ont une magnifique opportunité de promouvoir aussi bien le Raid Evolénard que le Valais auprès des amateurs de VTT à l’échelle continentale !

L’Hérens Arena s’apprête à recevoir l’arrivée des Championnats d’Europe

Un weekend de VTT ouvert à tous 

Pour satisfaire aussi bien les populaires que les élites, le Raid Evolénard se déroulera de manière exceptionnelle sur un weekend entier. Le samedi, les coureurs populaires s’élanceront comme lors des éditions précédentes, dans le cadre de la Garmin Bike Cup, sur les parcours de 62km, 35km et 24km.

Les jeunes profiteront de l’occasion pour inaugurer les nouveaux parcours, mis sur pied pour l’édition 2020 qui n’a malheureusement pas pu avoir lieu.

En soirée, de nombreuses activités seront prévues en collaboration avec Evolène-Région Tourisme, pour donner un caractère festif à la manifestation. Les choses très sérieuses commenceront le dimanche avec le départ des différentes courses élites et masters aussi bien chez les hommes que chez les femmes.

Les populaires vivront toujours une belle expérience

De nouveaux tracés pour les Européens

Et les organisateurs ont tenu à mettre sur pied des compétitions à la hauteur de l’évènement, en proposant de nouveaux parcours spécialement créés pour l’occasion. Le parcours de toutes les catégories débutera par une boucle autour d’Evolène qui donnera l’occasion au public d’assister de plus près au début des hostilités. Le parcours emmènera ensuite les coureurs vers des points plus élevés en altitude qu’à l’accoutumée sur la première boucle, leur fera découvrir de nouveaux singles très techniques qui leur imposeront très probablement des portions de portage.

Le juge de paix de la course restera cependant la montée finale vers Béplan, culminant à près de 2500m d’altitude. Au final 77km pour 3900m de dénivellation, et quasiment l’intégralité des descentes qui se feront sur des singles.

Pour Arnaud Rapillard, le coureur du Team Tschopp qui a déjà eu l’occasion de reconnaître le parcours, les choses sont claires : « On a là un vrai parcours de VTT, qui va forcément couronner un beau vainqueur. Le temps de course va clairement passer au-delà des 4h pour les meilleurs et le choix du VTT, un fully, va vite s’imposer… ».

Le Valaisan Arnaud Rapillard sait déjà à quoi s’en tenir

Le parcours dame sera à peine moins exigeant, avec 70km pour un peu plus de 3400m de dénivelé positif. Les coureurs plus âgés engagés sur ces championnats auront droit à une version allégée, avec « seulement » 65km pour un peu moins de 3000m de dénivelé. L’ouverture des inscriptions pour les catégories open se fera le 15 décembre à midi alors que pour les catégories licenciées elles débuteront ultérieurement!

L’estonnienne Greete Steinburg, vainqueur en 2019 espère briller à nouveau en 2021

 Que ce soit en tant que spectateur ou coureur, n’hésitez pas et réservez le week-end !


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Adrien Chenaux, vainqueur 2017, quitte le sport de compétition

C’est un coureur particulièrement sympatique et apprécié sur le circuit VTT marathon qui met un terme à sa carrière sportive. Après près de 15 ans comme coureur licencié, Adrien Chenaux veut désormais se consacrer à sa famille et à sa carrière professionnelle. Il profite de ce moment pour faire un petit retour en arrière et remercier tout ceux qui lui ont permis de mener à bien sa carrière sportive, marquée entre autre par un titre de champion suisse de contre la montre et une victoire au Raid Evolénard!

« J’ai débuté les entraînements de vélo à l’Ecole de VTT du Vélo-Club Fribourg au début des années 2000 et j’ai pris ma 1ère licence de coureur en 2006. Me voici à l’aube de mes 30 ans à un tournant de ma carrière sportive.

J’ai pris la décision, non sans une certaine émotion, que cette saison 2020 (si spécial) a été ma dernière année comme coureur licencié après 14 saisons dont 9 ans en Elite. En effet, je concilie depuis l’année passée mon travail de géomaticien à 90% ainsi que mon brevet fédéral. Je suis également l’heureux papa d’une petite Chloé depuis quelques mois et je souhaite consacrer ce précieux temps libre pour ma famille. Mon état d’esprit a toujours été de bien faire les choses et de m’investir pleinement dans ce que j’entreprends. J’ai remarqué que ce n’était plus possible de donner autant pour le travail, la formation, la famille et le sport de haut-niveau en même temps !

Foto Martin Platter

Je tenais à faire un petit retour en arrière et remercier les personnes qui me sont proches et qui, grâce à leurs investissements personnels ont contribué à la réussite de toutes ces années de compétition. Sans la passion de mon papa pour le cyclisme et le soutien de ma famille, mon parcours de jeune sportif n’aurait pas été aussi intense. Je garde en souvenirs ces premières courses nationales de VTT et de route « pour voir ce que c’est » et qui ont donné, à mon frère et à moi, des ambitions de figurer, pourquoi pas un jour, parmi les meilleurs. Le rêve de devenir cycliste professionnel m’a motivé durant toutes ces années et de pouvoir s’en rapprocher aura été une chance et une école de vie incroyable. Je pense en tout particulier au Vélo-Club Fribourg, à son comité et aux anciennes gloires pour leur généreux soutien, à Lionel Gattoni qui m’a aidé à progresser durant les si importantes années en catégorie juniors et U23, à Bernadette Gisler pour ces heures de massage si précieuses pour la récupération, à Marlyse Tercier pour ses réglages sur le vélo au millimètre, à Jean-Louis Pache et son magasin de cycles pour le soutien matériel, à mon employeur Geosud SA pour leur souplesse de pouvoir concilier travail et sport de haut niveau. Durant mes années dans le monde de la route, j’ai eu la chance de pouvoir être soutenu par plusieurs structures et équipes qui ont aidé à ma progression, je leur en suis très reconnaissant.

J’ai pu courir 2 années en 3ème division mondiale et ceci a aussi été possible grâce à l’aide de David Chassot. Le fait d’avoir lié des amitiés au fil des ans restera un excellent souvenir.

Foto Martin Platter

Je ne regrette en aucun cas le changement de discipline que j’ai opéré début 2016 pour passer au VTT marathon. Ma très bonne capacité de récupération et mon endurance ont été un réel avantage. Pour cela, je tiens à remercier Alain Glassey et son légendaire team qui m’a fait franchir le pas. J’y ai retrouvé une ambiance fort sympathique autour et durant les compétitions. Mon frère Florian, coureur cross-country, a aussi motivé mon choix et m’a boosté dans ma quête de progression, notamment en technique ! C’est même dans cette discipline du VTT marathon que j’ai pu trouver un super équilibre entre toutes mes capacités et ainsi réaliser de superbes résultats. Sur ces 2 dernières saisons, j’ai pu évoluer dans un team fribourgeois managé par Olivier Hertling et Jean-Jo L’Homme, soutenu par la marque SCOTT et le magasin Castella Sports 2.0 que je remercie sincèrement. Je remercie également Stéphane Rolle qui avec sa société Hibernatus m’a permis ces dernières années de soigner ma récupération à l’aide de la cryothérapie ainsi qu’à la LoRo-Sport Fribourg pour leurs contributions annuelles.

Foto Martin Platter

J’ai une reconnaissance toute particulière à ma femme Marika qui partage la même passion et qui m’a toujours soutenu dans mes aventures tout comme mes parents. Enfin, un tout grand merci à l’Union Cycliste Fribourgeoise, aux clubs, à tous ces organisateurs et bénévoles qui mettent sur pied des compétitions.

Foto Martin Platter

J’arrête définitivement le sport à haut niveau mais je vais rester actif dans le monde du vélo lorsque mon emploi du temps me le permettra ainsi que pour mon club qui m’a beaucoup soutenu. Je souhaite m’investir dans le monde de la petite reine en ayant en mémoire tout ce qu’il a pu m’apporter de bon. »


Nationalpark Bike-Marathon, am Samstag 31. August 2019 in Scuol.
Foto Martin Platter

Somptueuse lutte en vue pour le titre de champion suisse

En raison du virus corona, le National Park Bike Marathon de samedi pourrait être le championnat suisse le plus passionnant depuis des années. Urs Huber, l’habituel candidat désigné au titre de champion suisse aura fort à faire cette année face à une armada d’adversaire parmi lesquels ont retrouvera de nombreux spécialistes du marathon, mais pas seulement, puisque de nombreux adepte du cross country seront également de la partie. Chez les femmes, le titre devrait se jouer entre Ariane Lüthi et Esther Süss.

Texte et photos, Martin Platter

Le coronavirus est à la fois une malédiction et une bénédiction pour les organisateurs de courses de vélo de montagne, comme le montre l’exemple du National Park bike marathon. La malédiction est évidemment liée au concept de sécurité étendu à mettre en place, condition sine qua non pour que la compétition de samedi soit approuvée par les différentes autorités. Cela s’est accompagné d’une limitation des participants à 1000 coureurs.

Le président du CO, Claudio Duschletta, a pu annoncer fin août que toutes les places de départ avaient été attribuées, ce qui n’est pas surprenant. Normalement, le plus grand événement cycliste des Grisons attire 2000 athlètes en Engadine. Pour Duschletta, la répartition du contingent sur les différents lieux de départ a été délicate :  À Scuol, sur la distance maximale ou SM, 413 coureurs prendront le départ, à Zernez 230 et à S-chanf 357 coureurs. Un tiers des participants débutant à S-chanf seront dans la catégorie des grands et des petits, avec donc principalement des familles.

Le National Park Bike Marathon traversera à nouveau de magnifiques paysages

Nouveau parcours marathon

Comme le détour en Italie n’est pas possible, il n’y aura pas de départ de Fuldera ni de Livigno cette année. Au lieu de faire le tour du parc national suisse sur 137 km, un nouvel itinéraire a été conçu, qui servira également d’alternative en cas de mauvais temps à l’avenir. Par exemple, lorsqu’un front de mauvais temps s’annonce comme en 2011 et 2018, qui avait rendu impossible le passage par le Chaschaunapass. Ce parcours mène de la Basse-Engadine à la Haute-Engadine et de là, de retour à Scuol sur la route éprouvée de Putèr à partir de S-chanf ; au total 108 km et 2700 Hm. Le parcours intermédiaire commence à Zernez et s’étend sur 78 km et 1500 Hm à Scuol. Seule la route de Putèr (47 km/870 Hm) reste inchangée.

D’excellentes conditions attendent les coureurs sur le nouveau parcours « coronaproof »

Les spécialistes XC de la partie

D’un point de vue sportif, le nombre limité de courses mise sur pied cette année est une bénédiction. Il attire les coureurs de la Coupe du monde de cross-country qui n’avaient pas eu le temps jusqu’à présent de participer au National Park Bike Marathon en raison du calendrier très chargé des courses. Des coureurs tels qu’Andri Frischknecht, Andrin Beeli, Lukas Flückiger, Simon Vitzthum, Casey South et Martin Fanger, autant de coureurs habitués au podium sur des courses renommée.

Fanger vient de célébrer une victoire le weekend dernier lors de l’O-Tour, où il a battu au sprint le spécialiste établi et tenant du titre Urs Huber, qui vise sa sixième médaille d’or à Scuol samedi. Les spécialistes du marathon doivent donc être sur leurs gardes. D’autant plus qu’un certain nombre de coureurs étrangers forts comme l’ancien champion du monde de marathon Alban Lakata, son compatriote autrichien Daniel Geismayr ou l’Allemand Andreas Seewald pourraient également donner à la compétition un tournant inattendu.

Le pronostic pour la fin de la course est également rendu difficile par l’absence de la difficile montée vers le Chaschaunapass, qui a souvent permis de faire la sélection. Après une reconnaissance, Urs Huber juge le parcours plutôt facile, ce qui n’est pas vraiment un avantage pour lui, qui aurait préférer un parcours plus exigeant. Il bénéficiera en revanche de la restriction du nombre de coureurs et du fait qu’une trentaine de coureurs élites qui s’étaient inscrits trop tard ne pourront pas prendre le départ.

Martin Fanger espère bien pouvoir à nouveau jouer les premiers rôles

Une nouvelle outsider chez les femmes

Dans la course féminine, Ariane Lüthi partira en tant que championne en titre. Outre la septuple championne suisse Esther Süss et Andrea Ming, qui se sont régulièrement disputé les médailles S&M ces dernières années, Jacqueline Schneebeli devrait également obtenir un résultat de premier plan. La championne du monde junior de cross-country de l’année dernière a déjà réalisé de belle surprises lors de sa première année en tant que coureuse U23 ; par exemple, en remportant le titre de championne du monde de cross-country SM bien avant la première coureuse élite. Mais elle a également attiré l’attention sur elle avec de bons résultats lors du récent Swiss Epic.

Jacqueline Schneebeli pourrait bien jouer les trouble-fêtes pour les habituées aux médailles

Le programme:

Samedi 19 Septembre

7h15h à Scuol, départ course Vallader, 110 km

7:15h – 7:45h à Zernez, départ course Jauer, 78 km

12:30h – 13h à S-chanf, départ course Putèr, 47 km

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L’obwaldien Martin Fanger remporte l’O-Tour Bike-Marathon

Au cours d’un final palpitant, Martin Fanger, originaire d’Obwald, a réalisé un magnifique coup d’éclat pour s’imposer sur l’O-Tour Bike Marathon devant Urs Huber, vainqueur l’année dernière, et Marc Stutzmann, qui avait remporté la course en 2017. Dans la course féminine, la gagnante est Ariane Lüthi, qui devance Esther Süss, cinq fois gagnante de l’O-Tour, et Andrea Ming.

Texte et photos, Martin Platter

Sans doute en raison des occasions de départ bien trop rares cette saison et de conditions particulièrement propices, la course s’est animée dès les premiers kilomètres. Déjà dans la première montée vers Lütholdsmatt, un groupe de tête avec tous les favoris s’est détaché. Les coureurs ont tenté à plusieurs reprises de s’échapper en durcissant le rythme. Mais comme les années précédentes, c’est à nouveau dans la dernière montée, vers le col d’Ächerlipass, que la course s’est décantée. Le champion suisse Urs Huber, Marc Stutzmann, vainqueur en 2017, et le surprenant David Gysling ont pu se détacher du groupe des favoris. Et alors que Gysling allait perdre le contact dans la descente vers l’aérodrome d’Alpnach, c’est le régional de l’étape Martin Fanger, qui pouvait combler l’écart et revenir sur le duo de tête. Après avoir parcouru les deux derniers kilomètres roues dans roues, les trois coureurs se sont disputé la victoire au sprint. Et à ce jeu-là, c’est le coureur du Team VTT Papival – Scott – Grand-Raid-BCVs, Martin Fanger qui s’est montré le plus rapide, en s’imposant devant le lauréat de l’année dernière, Huber. Stutzmann terminait à la troisième place.

Fanger était visiblement très touché par son premier succès sur le parcours marathon de 86km, acquis onze ans après sa victoire sur la distance intermédiaire : « Jusqu’à présent, j’ai toujours manqué de force pour suivre les meilleurs dans la montée finale vers l’Ächerli. Cette fois, cependant, j’ai pu maintenir un écart relativement faible et rétablir le contact dans la descente ». La fin de course est restée incertaine jusqu’au bout, et ce que sur la ligne d’arrivée qu’il a eu la certitude de pouvoir gagner. « Cela me permet de boucler la boucle », a déclaré le natif de Kägiswil, visiblement ému.

Urs Huber compte bien faire aussi bien que l’année dernière

Urs Huber, en revanche, se montrait un peu déçu. « J’ai glissé de la pédale au plus mauvais moment. A cet instant, j’étais en parfaite position pour le sprint et j’étais presque sûr de pouvoir gagner. Mais Fanger a très bien négocié la fin de course.”, a déclaré le coureur de Mettmenstetten. Stutzmann rajoutait de son côté : « Après avoir lâché Gysling dans la descente, on se préparait déjà à un sprint à deux. Puis soudain, Fanger est apparu, ce qui a fait monter encore la pression. On s’avait que c’était un adversaire dangereux dans ce genre d’exercice. »

Dans la course féminine, la championne suisse Ariane Lüthi a démarré la course en douceur et s’est échappée que dans la montée vers Richmettlen. Ses compagnes Esther Süss et Andrea Ming se sont alors concentrées sur leur propre rythme, permettant à Lüthi d’augmenter progressivement son avance pour s’imposer finalement avec une marge de 5 minutes 30 : « Je me suis sentie très bien aujourd’hui et je suis heureuse de cette victoire. Mais j’étais aussi sur mes gardes. On ne sait jamais avec Esther Süss. » Cette dernière n’était pas mécontente de sa deuxième place : « Contrairement à l’année dernière, où il avait neigé sur le Glaubenberg, j’ai pu profiter de la course cette fois-ci. Mais cela n’a pas été facile. En tant que femme, vous êtes toujours seule ». Andrea Ming, qui a grandi à Sachseln, se réjouissait de sa troisième place : « C’était encore délicat à la fin. J’avais des problèmes avec mon changement de vitesse et la quatrième reprenait du terrain ».

La nouvelle présidente du CO, Marion Imfeld, a pris un bon départ, en fêtant un nombre record de 849 participants. Son prédécesseur Karl Langensand, a participé à la course comme coureur pour la première fois depuis des années. Il a terminé le semi-marathon à la 182e place, soit 61e dans sa catégorie d’âge Fun 3.

O-Tour Bike-Marathon, am Sonntag, 9. September 2018 in Alpnach.
Foto Martin Platter

Dernier rendez-vous avant les championnats suisses

la saison suisse de VTT marathon, déjà pas très riche en temps normal est réduite à trois courses cette année en raison du coronavirus. Après la Jura Bike Marathon dimanche dernier, c’est au tour de l’O-Tour ce weekend avant la National Park Bike Marathon le weeekend prochain, qui fera office de Championnats Suisses. Urs Huber et Ariane Lüthi seront les deux grands favoris, alors que la nouvelle recrue du Team VTT Papival-Scott-Grand-Raid-BCVs tentera de tirer son épingle du jeu.

Une semaine après une belle édition de la Jura Bike Marathon, c’est au tour de l’équipe de l’O-Tour de s’enthousiasmer, avec des conditions idéales qui s’annoncent du côté d’Alpnach ce dimanche pour la première manche de la Bike Marathon Classics. Le régional de l’étape, Martin Fanger qui a récemment intégré le Team VTT Papival-Scott-Grand-Raid-BCVs aura forcément de grosses ambitions sur la ligne de départ. L’Obwaldien vit à Genève depuis un certain temps mais aime toujours autant retourner dans son canton d’origine. Cette année, il est particulièrement motivé car ses bons résultats des dernières semaines l’ont mis en confiance. Fanger déclare : « Les quelques courses qui ont eu lieu jusqu’à présent cette année ont régulièrement attiré un nombre de coureurs supérieur à la moyenne et malgré celà j’ai souvent pu me maintenir dans le groupe de tête ».

Après la Jura Bike Marathon, les meilleurs coureurs se retrouveront à l’O-Tour

Avec l’O Tour, il a toujours un compte à régler. Il a remporté le semi-marathon lors de sa première année professionnelle en 2009. Mais sur la longue distance, il n’a jamais fait mieux qu’une la troisième place. Cela va changer cette fois-ci. Lors du Jura Bike Marathon, il avait fait longtemps jeu égal avec les meilleurs coureurs, se laissant distancer seulement en fin de course. Urs Huber et Ariane Lüthi, qui avaient respectivement fêté leurs cinquième et quatrième titres de champion de Suisse sur l’O-Tour l’année dernière s’étaient imposés à Vallorbe. Huber a battu le groupe de tête avec son coéquipier Simon Schneller, le champion allemand Sascha Weber et Marc Stutzmann, le vainqueur de l’O-Tour 2017.

Urs Huber compte bien faire aussi bien que l’année dernière

Fanger a atteint la ligne d’arrivée à la cinquième place, deux minutes derrière. Tous ces coureurs seront au départ à Alpnach dimanche. Le groupes des favoris sera complété par le jeune Casey South, qui a étonnamment remporté la médaille de bronze l’année dernière lors de l’O-Tour. Deuxième l’année dernière, Hans-Ueli Stauffer, sera de son côté au départ avec des ambitions bien limitées. Le coureur de Sigriswil a fait une grave chute dans le camp d’entraînement en altitude en juillet et s’est cassé la clavicule, le coude, le sternum et trois côtes. Les poumons avaient également été touchés. Chez les femmes, Lüthi, la septuple championne suisse Esther Süss et Andrea Ming, qui ont partagé le podium l’année dernière, font partie des candidates à la victoire.

Pour la nouvelle présidente du comité d’organisation, Marion Imfeld, l’objectif est clair: « Nous voulons mettre sur pied un événement dans un cadre similaire à celui qui existait auparavant. En plus des coureurs professionnels, les cyclistes amateurs et les jeunes pourront également se tester dans le magnifique paysage d’Obwald. L’événement sera élargi à la catégorie des vélos électriques et à un relais de clubs et d’entreprises », L’O-Tour s’était vu décerné l’année dernière le prix sportif du canton d’Obwald.

Pour les coureurs il s’agira déjà du dernier test avant les chamiponnats suisses qui auront lieu du côté de Scuol le weekend prochain. Urs Huber a pu pleinement se rassurer le weekend dernier avec sa victoire lors de la Jura Bike Marathon, lui qui restait sur deux dernières étapes difficiles lors du Swiss Epic. Chez les dames Ariane Lüthi est également dans une bonne dynamique puisqu’elle avait terminé deuxième de la dernière étape du Swiss Epic avant de s’imposer dans le Jura.