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Le Raid Evolénard 2021 et les championnats d’Europe auront bel et bien lieu

A six semaines de la manifestation, une chose est sûre, le Raid Evolénard aura bel et bien lieu. Et si de nombreux détails doivent encore être réglés, la plupart des points importants sont clairs. Que vous soyez un coureur élite qui veut participer aux championnats d’Europe, un populaire qui veut prendre part à la Garmin Bike Cup, un jeune qui se prépare pour la Raiffeisen Kids Cup ou un spectateur, vous allez trouver la plupart des réponses à vos questions dans notre programme de la manifestation !

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Pour résumer la situation, la course se fera sous forme allégée, sous le principe « Ride & Go home ». Pas d’infrastructure, pas de cantine, pas de douche ; après la course les coureurs devront rentrer chez eux et les spectateurs ne seront pas admis dans les zones de départ et d’arrivée. Aucune inscription ne pourra être faite sur place et les dossards seront envoyés directement aux coureurs. Un bureau de courses sera à disposition avant tous pour les coureurs étrangers, qui pourront y retirer leur dossards, ou pour résoudre des problèmes de dernières minutes. Tous les coureurs dès 12 ans devront se soumettre à des tests COVID-19 pour pouvoir prendre le départ.

Les courses élite des championnats d’Europe pourront se dérouler avec des normes en amont plus strictes mais sans trop de contraintes le jour même puisqu’elles font partie du sport performance permettant de maintenir le programme de ces courses inchangé pour le moment. Les catégories master des championnats d’Europe seront limitées à 15 coureurs, pour suivre les règles actuelles. Les organisateurs ont bon espoir que ce nombre augmente rapidement.

Du côté de la Garmin Bike Cup, les départ des catégories adultes sont également limité à 15 personnes par départ pour le moment. Le lieu de départ a été déplacé en dehors du village pour assurer un flux unidirectionnel et minimiser les interactions entre coureurs des différentes catégories. Les catégories juniors et cadettes partiront du même endroit, mais sans restriction de nombre.

Pour les enfants qui participent à la Raiffeisen Kids Cup, le nombre de participants ne sera pas limité, mais le nombre d’accompagnants sera fortement restreint. Les départs auront lieux comme d’habitude à l’Hérens Arena dès 13h25. Une page FAQ a été mise en place ici pour vous tenir au courant de l’évolution des mesures à suivre. N’hésitez pas à nous écrire si vous avez d’autres questions !

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Les inscriptions sont ouvertes pour les championnats d’Europe VTT marathon

Après une année blanche due au coronavirus, les titres de champion d’Europe VTT marathon vont être remis en jeu le 20 juin prochain en Valais dans les Alpes suisses. La région est déjà connue des spécialistes de la discipline, puisqu’elle a accueilli les championnats du monde en 2019 à Graechen, et qu’elle s’apprête à recevoir les championnats du monde VTT toutes disciplines confondues en 2025. Pour ces championnats d’Europe, l’organisation a été confiée au Raid Evolénard, une course VTT populaire qui va fêter cette année ses 25 ans d’existence et qui a déjà organisé à deux reprises les championnats suisses.

Le Raid Evolénard, une course qui prend de l’ampleur

Au fil des années, le Raid Evolénard est devenu un rendez-vous incontournable, attirant aussi bien les meilleurs spécialistes de VTT marathon, que les amateurs de tout niveau ou encore les cyclistes en herbe. Parmi les ingrédients qui ont contribué au succès de cette course, on retrouve un parcours qui traverse une des plus belles vallées du Valais, un tracé à la fois exigeant, technique et ludique, une ambiance familiale, des prestations à la hauteur des attentes et des courses entièrement gratuites pour les enfants.

Un avis que la championne estonienne Greete Steinburg, vainqueur de la dernière édition du Raid Evolénard, partage entièrement : « J’ai fait beaucoup de courses, mais le Raid Evolénard sort du lot avec son excellente organisation, son atmosphère sympathique, ses magnifiques singles et ses vues à couper le souffle ». 

Même point de vue pour l’ancien champion belge Frans Claes, qui reste sur une deuxième place à Evolène : « Autant je trouve les montées difficiles, autant j’apprécie les descentes et le magnifique panorama. Avec autant de singles techniques, cette course est une exception sur le circuit VTT marathon suisse ». Et avec le nouveau tracé mis sur pied pour les championnats d’Europe, Claes ne risque pas de changer d’avis.

De nouveaux tracés pour les Européens

Le parcours de chaque catégorie débutera par une boucle autour d’Evolène qui donnera l’occasion au public d’assister de près aux premières passes d’arme. Le parcours emmènera ensuite les coureurs vers des points plus élevés en altitude qu’à l’accoutumée sur la première boucle, leur fera découvrir de nouveaux singles très techniques qui leur imposeront probablement des portions de portage. Le juge de paix de la course restera cependant la montée finale vers Béplan, culminant à près de 2500m d’altitude. Au final 77km pour 3900m de dénivellation, et quasiment l’intégralité des descentes qui se feront sur des singles.

Pour Arnaud Rapillard, ancien vainqueur de la MB Race, qui a déjà eu l’occasion de reconnaître le parcours, les choses sont claires : « On a là un vrai parcours de VTT, qui va forcément couronner un beau vainqueur. Le temps de course va clairement passer au-delà des 4h pour les meilleurs et le choix du VTT, un tout-suspendu, va vite s’imposer… ». Le parcours dame sera à peine moins exigeant, avec 70km pour un peu plus de 3400m de dénivelé positif. Les coureurs plus âgés engagés sur ces championnats auront droit à une version allégée, avec « seulement » 65km pour un peu moins de 3000m de dénivelé.

Des championnats ouverts à tous les licenciés européens

Les inscriptions sont ouvertes depuis le mercredi 24 février sur le site de l’UEC : https://bit.ly/3azeKRX. Comme le règlement prévoit que la position sur la ligne de départ pour les catégories master sera déterminée par l’ordre des inscriptions, les participants ont tout intérêt à s’inscrire rapidement. Contrairement aux championnats du monde, il n’y a pas de critère de sélection à remplir pour participer aux championnats d’Europe. Il suffit d’être européen et au bénéfice d’une licence d’une fédération affiliée à l’UEC. Toutes les informations relatives à la course sont disponibles dans le guide technique, qui peut être consulté sur la page de la course : www.raidevolenard.ch/euro_xcm_21.

Si l’évolution de la situation due au covid-19 est difficilement prévisible, les organisateurs travaillent en collaboration étroite avec les autorités locales et Swiss-Cycling, afin d’établir un plan sanitaire conforme aux directives de l’UCI et de l’UEC, afin d’assurer la sécurité aussi bien des athlètes et de leurs équipes que des nombreux bénévoles engagés du côté de l’organisation. Un plan détaillé des mesures à suivre sera disponible sur le site de la course ces prochaines semaines. Si les courses devaient malheureusement être annulées, les frais d’inscriptions seraient remboursés, à l’exception d’un montant de 10.- destiné à couvrir une partie des frais engagés.

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Ariane Lüthi, un podium aux Mondiaux qui récompense une grande athlète

Ariane Lüthi a l’un des plus beau palmarès en VTT marathon. Elle a cependant dû attendre sa dixième tentative pour finalement remporter une médaille aux championnats du monde. Elle revient avec nous sur une saison très spéciale, marquée par le Covid bien sûr, mais aussi par l’émergence de nouveaux noms dans le milieu du VTT marathon féminin !

La pandémie de Corona a gravement affecté la saison de VTT, car de nombreuses courses ont été annulées ou reportées. Comment avez-vous vécu cette situation en tant qu’athlète et comment avez-vous réussi à rester motivé pour vous entraîner en vue d’objectifs sans cesse repoussés ?

L’annulation du Cap Epic, même pas deux jours avant le départ, a été une grande déception et a été très inattendue pour moi. J’étais totalement concentrée sur cette course et bien que j’aie suivi un peu les nouvelles, je n’ai pas envisagé que la course soit annulée à cause du Corona. Mon corps a accumulé une certaine tension et pour la maintenir, la possibilité d’annulation n’existait pas pour moi. Lorsque cela s’est produit, toute la tension a soudainement disparu. Cela m’a paru très étrange.

L’annulation des autres courses n’a pas été difficile à gérer, car elles étaient plutôt prévisibles. Après l’annulation des championnats d’Europe et du SM en juin, j’ai fait une pause et je me suis entraînée un peu plus facilement pendant quelques semaines. Cela m’a donné le temps de m’occuper d’autres choses que du sport et cela m’a fait beaucoup de bien. Après cela, j’étais plus motivée que je ne l’avais été depuis longtemps pour obtenir le meilleur de moi-même. Avec le recul, j’ai remarqué qu’après dix ans de course intense, une certaine fatigue a dû s’insinuer en moi pour donner le dernier pour cent. Bien sûr, c’était un énorme avantage qu’en Suisse, contrairement à d’autres pays, nous pouvions toujours nous entraîner en plein air et courir à nouveau dès le mois de juillet. Cela, et le fait que mon objectif principal, les championnats du monde de marathon en octobre, n’a jamais changé, m’a certainement permis de rester plus facilement motivée.

La médaille de bronze aux championnats du monde est probablement l’une de tes plus grandes performances. Peux-tu nous en dire plus sur le déroulement de la course ?

La course consistait en une approche relativement plate de 10 kilomètres et en un aller-retour sur une boucle de 30 kilomètres, que nous avons effectuée deux fois, soit un total de 80 kilomètres. Le parcours n’était pas vraiment difficile sur le plan technique. Il n’y avait que quelques descentes cahoteuses sur des pistes 4×4, mais il y avait quelques montées croustillantes, où il fallait se concentrer pour ne pas avoir à descendre du VTT. À la fin de la première montée, un groupe de 6 coureuses pouvait se détacher. Je n’arrivais pas à suivre, et j’ai décidé d’économiser un peu d’énergie. Peu après le deuxième poste de ravitaillement, vers le kilomètre 24, j’ai pu me rattraper, car le groupe de tête était tactique sur les sections d’asphalte. Au deuxième tour, deux coureuses ont été lâchées avant que Ramona, Maja Wloszczowska et Yana Belomonia puissent finalement s’échapper en tête. Robyn de Groot et moi nous sommes battues pour rattraper les 4e et 5e places. Dans la dernière descente, avant la dernière portion plutôt plate et rapide de 10 km jusqu’à l’arrivée, j’ai pu distancer Robyn. En entrant dans la partie plate, j’avais encore des doutes sur le fait d’attendre ma collègue sud-africaine pour avoir plus de chance d’atteindre le top 3 en coopération avec elle. D’une certaine manière, j’avais le sentiment qu’un des trois meilleurs coureuses allait avoir une défaillance. Peu de temps après, j’ai vu Yana devant moi. Je me suis dit « c’est maintenant ou jamais » et je l’ai attaquée pour qu’elle ne puisse pas suivre. Mais Yana n’a pas beaucoup réagi, car elle souffrait apparemment trop de sa chute dans la dernière descente, dont je n’étais pas au courant sur le moment.

Après dix participations aux championnats du monde, cet exploit est certainement aussi du à l’expérience que tu as acquise au cours de ta carrière. Quel a été, selon toi, le facteur décisif qui t’a permis d’atteindre le podium ?

Il y a certainement des coureuses plus talentueuses que moi, donc tout devait vraiment être parfait pour que je puisse monter sur le podium, y compris le facteur chance. La base du résultat était une très bonne forme. Mes valeurs étaient meilleurs que jamais. Mais l’expérience m’a définitivement aidé à mettre en place la bonne tactique. Lors de la course de Sakarya, il était essentiel que je roule selon mes propres possibilités, que je laisse les leaders tirer sur les montées et que je n’accompagne pas les coureuses de cross-country coûte que coûte. Les connaissances acquises lors d’autres courses m’ont donné confiance en mes propres capacités et je n’ai pas perdu la foi immédiatement lorsque j’ai été distancée.

Mis à part les championnats du monde, quel est ton bilan de cette saison ?

Avant le Cape Epic, j’avais des problèmes d’infection virale et je n’ai pas vraiment pu briller dans les courses de préparation. Bien sûr, en tant que championne en titre, je n’étais pas content de ma deuxième place au SM, mais sinon, c’était une très bonne saison pour moi. Ce n’est pas facile de retrouver la forme que j’avais au Mondial. Le simple fait d’obtenir ces chiffres m’a fait beaucoup de bien et, bien sûr, j’ai été époustouflée par le résultat au Mondial.

Tu as terminé deuxième aux championnats suisses derrière Steffi Häberlin et aux championnats du monde, une autre Suissesse, Ramona Forchini, a gagné. Que penses-tu de ces nouvelles femmes qui font leur place sur la scène du marathon suisse de VTT ?

Ces dernières années, ce sont toujours les mêmes noms qui se sont battus pour le maillot lors des championnats de marathon. Cette année, c’était définitivement différent et il est extrêmement agréable d’avoir enfin du sang neuf sur le terrain. Lorsque Irina Lützelschwab a attaqué, nous nous sommes demandé si elle était vraiment suisse ou non, car nous ne la connaissions pas encore. Steffi, Ramona ainsi qu’Irina sont évidemment très talentueuses. J’espère vraiment qu’elles continueront à animer la discipline du marathon.

Que pouvons-nous te souhaiter pour la saison à venir ?

Une bonne santé est toujours importante et si j’ai un deuxième souhait , alors volontiers le maillot de champion d’Europe à Evolène 😉


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Le Raid Evolénard dévoile le programme des championnats d’Europe

Entre les championnats du Monde de Graechen en 2019 et ceux de 2025, le Valais va rester en mode VTT marathon la saison prochaine, puisque le Raid Evolénard accueillera les championnats d’Europe de la discipline le 20 juin prochain. Un beau challenge pour cette course qui avait déjà organisé à deux reprises les championnats suisses ces dernières années. Le moment est venu de découvrir le programme!

Une 25ème édition de tous les superlatifs

Au fil des années, le Raid Evolénard est devenu un rendez-vous incontournable, attirant aussi bien les meilleurs spécialistes de VTT marathon, que les amateurs de tout niveau ou encore les cyclistes en herbe.

Parmi les ingrédients qui ont contribué au succès de cette course, on retrouve un parcours qui traverse une des plus belles vallées du Valais, un tracé à la fois exigeant, technique et ludique, un prix d’inscriptions qui reste bien en deçà des standards du circuit marathon, des prestations à la hauteur des attentes et des courses entièrement gratuites pour les enfants. Après avoir accueilli les championnats suisses en 2016 pour le 20ème anniversaire, les organisateurs ont décidé de placer la barre encore plus haut pour la 25ème édition.

En décrochant l’attribution des championnats d’Europe, les organisateurs ont une magnifique opportunité de promouvoir aussi bien le Raid Evolénard que le Valais auprès des amateurs de VTT à l’échelle continentale !

L’Hérens Arena s’apprête à recevoir l’arrivée des Championnats d’Europe

Un weekend de VTT ouvert à tous 

Pour satisfaire aussi bien les populaires que les élites, le Raid Evolénard se déroulera de manière exceptionnelle sur un weekend entier. Le samedi, les coureurs populaires s’élanceront comme lors des éditions précédentes, dans le cadre de la Garmin Bike Cup, sur les parcours de 62km, 35km et 24km.

Les jeunes profiteront de l’occasion pour inaugurer les nouveaux parcours, mis sur pied pour l’édition 2020 qui n’a malheureusement pas pu avoir lieu.

En soirée, de nombreuses activités seront prévues en collaboration avec Evolène-Région Tourisme, pour donner un caractère festif à la manifestation. Les choses très sérieuses commenceront le dimanche avec le départ des différentes courses élites et masters aussi bien chez les hommes que chez les femmes.

Les populaires vivront toujours une belle expérience

De nouveaux tracés pour les Européens

Et les organisateurs ont tenu à mettre sur pied des compétitions à la hauteur de l’évènement, en proposant de nouveaux parcours spécialement créés pour l’occasion. Le parcours de toutes les catégories débutera par une boucle autour d’Evolène qui donnera l’occasion au public d’assister de plus près au début des hostilités. Le parcours emmènera ensuite les coureurs vers des points plus élevés en altitude qu’à l’accoutumée sur la première boucle, leur fera découvrir de nouveaux singles très techniques qui leur imposeront très probablement des portions de portage.

Le juge de paix de la course restera cependant la montée finale vers Béplan, culminant à près de 2500m d’altitude. Au final 77km pour 3900m de dénivellation, et quasiment l’intégralité des descentes qui se feront sur des singles.

Pour Arnaud Rapillard, le coureur du Team Tschopp qui a déjà eu l’occasion de reconnaître le parcours, les choses sont claires : « On a là un vrai parcours de VTT, qui va forcément couronner un beau vainqueur. Le temps de course va clairement passer au-delà des 4h pour les meilleurs et le choix du VTT, un fully, va vite s’imposer… ».

Le Valaisan Arnaud Rapillard sait déjà à quoi s’en tenir

Le parcours dame sera à peine moins exigeant, avec 70km pour un peu plus de 3400m de dénivelé positif. Les coureurs plus âgés engagés sur ces championnats auront droit à une version allégée, avec « seulement » 65km pour un peu moins de 3000m de dénivelé. L’ouverture des inscriptions pour les catégories open se fera le 15 décembre à midi alors que pour les catégories licenciées elles débuteront ultérieurement!

L’estonnienne Greete Steinburg, vainqueur en 2019 espère briller à nouveau en 2021

 Que ce soit en tant que spectateur ou coureur, n’hésitez pas et réservez le week-end !


Foto Martin Platter

Adrien Chenaux, vainqueur 2017, quitte le sport de compétition

C’est un coureur particulièrement sympatique et apprécié sur le circuit VTT marathon qui met un terme à sa carrière sportive. Après près de 15 ans comme coureur licencié, Adrien Chenaux veut désormais se consacrer à sa famille et à sa carrière professionnelle. Il profite de ce moment pour faire un petit retour en arrière et remercier tout ceux qui lui ont permis de mener à bien sa carrière sportive, marquée entre autre par un titre de champion suisse de contre la montre et une victoire au Raid Evolénard!

« J’ai débuté les entraînements de vélo à l’Ecole de VTT du Vélo-Club Fribourg au début des années 2000 et j’ai pris ma 1ère licence de coureur en 2006. Me voici à l’aube de mes 30 ans à un tournant de ma carrière sportive.

J’ai pris la décision, non sans une certaine émotion, que cette saison 2020 (si spécial) a été ma dernière année comme coureur licencié après 14 saisons dont 9 ans en Elite. En effet, je concilie depuis l’année passée mon travail de géomaticien à 90% ainsi que mon brevet fédéral. Je suis également l’heureux papa d’une petite Chloé depuis quelques mois et je souhaite consacrer ce précieux temps libre pour ma famille. Mon état d’esprit a toujours été de bien faire les choses et de m’investir pleinement dans ce que j’entreprends. J’ai remarqué que ce n’était plus possible de donner autant pour le travail, la formation, la famille et le sport de haut-niveau en même temps !

Foto Martin Platter

Je tenais à faire un petit retour en arrière et remercier les personnes qui me sont proches et qui, grâce à leurs investissements personnels ont contribué à la réussite de toutes ces années de compétition. Sans la passion de mon papa pour le cyclisme et le soutien de ma famille, mon parcours de jeune sportif n’aurait pas été aussi intense. Je garde en souvenirs ces premières courses nationales de VTT et de route « pour voir ce que c’est » et qui ont donné, à mon frère et à moi, des ambitions de figurer, pourquoi pas un jour, parmi les meilleurs. Le rêve de devenir cycliste professionnel m’a motivé durant toutes ces années et de pouvoir s’en rapprocher aura été une chance et une école de vie incroyable. Je pense en tout particulier au Vélo-Club Fribourg, à son comité et aux anciennes gloires pour leur généreux soutien, à Lionel Gattoni qui m’a aidé à progresser durant les si importantes années en catégorie juniors et U23, à Bernadette Gisler pour ces heures de massage si précieuses pour la récupération, à Marlyse Tercier pour ses réglages sur le vélo au millimètre, à Jean-Louis Pache et son magasin de cycles pour le soutien matériel, à mon employeur Geosud SA pour leur souplesse de pouvoir concilier travail et sport de haut niveau. Durant mes années dans le monde de la route, j’ai eu la chance de pouvoir être soutenu par plusieurs structures et équipes qui ont aidé à ma progression, je leur en suis très reconnaissant.

J’ai pu courir 2 années en 3ème division mondiale et ceci a aussi été possible grâce à l’aide de David Chassot. Le fait d’avoir lié des amitiés au fil des ans restera un excellent souvenir.

Foto Martin Platter

Je ne regrette en aucun cas le changement de discipline que j’ai opéré début 2016 pour passer au VTT marathon. Ma très bonne capacité de récupération et mon endurance ont été un réel avantage. Pour cela, je tiens à remercier Alain Glassey et son légendaire team qui m’a fait franchir le pas. J’y ai retrouvé une ambiance fort sympathique autour et durant les compétitions. Mon frère Florian, coureur cross-country, a aussi motivé mon choix et m’a boosté dans ma quête de progression, notamment en technique ! C’est même dans cette discipline du VTT marathon que j’ai pu trouver un super équilibre entre toutes mes capacités et ainsi réaliser de superbes résultats. Sur ces 2 dernières saisons, j’ai pu évoluer dans un team fribourgeois managé par Olivier Hertling et Jean-Jo L’Homme, soutenu par la marque SCOTT et le magasin Castella Sports 2.0 que je remercie sincèrement. Je remercie également Stéphane Rolle qui avec sa société Hibernatus m’a permis ces dernières années de soigner ma récupération à l’aide de la cryothérapie ainsi qu’à la LoRo-Sport Fribourg pour leurs contributions annuelles.

Foto Martin Platter

J’ai une reconnaissance toute particulière à ma femme Marika qui partage la même passion et qui m’a toujours soutenu dans mes aventures tout comme mes parents. Enfin, un tout grand merci à l’Union Cycliste Fribourgeoise, aux clubs, à tous ces organisateurs et bénévoles qui mettent sur pied des compétitions.

Foto Martin Platter

J’arrête définitivement le sport à haut niveau mais je vais rester actif dans le monde du vélo lorsque mon emploi du temps me le permettra ainsi que pour mon club qui m’a beaucoup soutenu. Je souhaite m’investir dans le monde de la petite reine en ayant en mémoire tout ce qu’il a pu m’apporter de bon. »


Nationalpark Bike-Marathon, am Samstag 31. August 2019 in Scuol.
Foto Martin Platter

Somptueuse lutte en vue pour le titre de champion suisse

En raison du virus corona, le National Park Bike Marathon de samedi pourrait être le championnat suisse le plus passionnant depuis des années. Urs Huber, l’habituel candidat désigné au titre de champion suisse aura fort à faire cette année face à une armada d’adversaire parmi lesquels ont retrouvera de nombreux spécialistes du marathon, mais pas seulement, puisque de nombreux adepte du cross country seront également de la partie. Chez les femmes, le titre devrait se jouer entre Ariane Lüthi et Esther Süss.

Texte et photos, Martin Platter

Le coronavirus est à la fois une malédiction et une bénédiction pour les organisateurs de courses de vélo de montagne, comme le montre l’exemple du National Park bike marathon. La malédiction est évidemment liée au concept de sécurité étendu à mettre en place, condition sine qua non pour que la compétition de samedi soit approuvée par les différentes autorités. Cela s’est accompagné d’une limitation des participants à 1000 coureurs.

Le président du CO, Claudio Duschletta, a pu annoncer fin août que toutes les places de départ avaient été attribuées, ce qui n’est pas surprenant. Normalement, le plus grand événement cycliste des Grisons attire 2000 athlètes en Engadine. Pour Duschletta, la répartition du contingent sur les différents lieux de départ a été délicate :  À Scuol, sur la distance maximale ou SM, 413 coureurs prendront le départ, à Zernez 230 et à S-chanf 357 coureurs. Un tiers des participants débutant à S-chanf seront dans la catégorie des grands et des petits, avec donc principalement des familles.

Le National Park Bike Marathon traversera à nouveau de magnifiques paysages

Nouveau parcours marathon

Comme le détour en Italie n’est pas possible, il n’y aura pas de départ de Fuldera ni de Livigno cette année. Au lieu de faire le tour du parc national suisse sur 137 km, un nouvel itinéraire a été conçu, qui servira également d’alternative en cas de mauvais temps à l’avenir. Par exemple, lorsqu’un front de mauvais temps s’annonce comme en 2011 et 2018, qui avait rendu impossible le passage par le Chaschaunapass. Ce parcours mène de la Basse-Engadine à la Haute-Engadine et de là, de retour à Scuol sur la route éprouvée de Putèr à partir de S-chanf ; au total 108 km et 2700 Hm. Le parcours intermédiaire commence à Zernez et s’étend sur 78 km et 1500 Hm à Scuol. Seule la route de Putèr (47 km/870 Hm) reste inchangée.

D’excellentes conditions attendent les coureurs sur le nouveau parcours « coronaproof »

Les spécialistes XC de la partie

D’un point de vue sportif, le nombre limité de courses mise sur pied cette année est une bénédiction. Il attire les coureurs de la Coupe du monde de cross-country qui n’avaient pas eu le temps jusqu’à présent de participer au National Park Bike Marathon en raison du calendrier très chargé des courses. Des coureurs tels qu’Andri Frischknecht, Andrin Beeli, Lukas Flückiger, Simon Vitzthum, Casey South et Martin Fanger, autant de coureurs habitués au podium sur des courses renommée.

Fanger vient de célébrer une victoire le weekend dernier lors de l’O-Tour, où il a battu au sprint le spécialiste établi et tenant du titre Urs Huber, qui vise sa sixième médaille d’or à Scuol samedi. Les spécialistes du marathon doivent donc être sur leurs gardes. D’autant plus qu’un certain nombre de coureurs étrangers forts comme l’ancien champion du monde de marathon Alban Lakata, son compatriote autrichien Daniel Geismayr ou l’Allemand Andreas Seewald pourraient également donner à la compétition un tournant inattendu.

Le pronostic pour la fin de la course est également rendu difficile par l’absence de la difficile montée vers le Chaschaunapass, qui a souvent permis de faire la sélection. Après une reconnaissance, Urs Huber juge le parcours plutôt facile, ce qui n’est pas vraiment un avantage pour lui, qui aurait préférer un parcours plus exigeant. Il bénéficiera en revanche de la restriction du nombre de coureurs et du fait qu’une trentaine de coureurs élites qui s’étaient inscrits trop tard ne pourront pas prendre le départ.

Martin Fanger espère bien pouvoir à nouveau jouer les premiers rôles

Une nouvelle outsider chez les femmes

Dans la course féminine, Ariane Lüthi partira en tant que championne en titre. Outre la septuple championne suisse Esther Süss et Andrea Ming, qui se sont régulièrement disputé les médailles S&M ces dernières années, Jacqueline Schneebeli devrait également obtenir un résultat de premier plan. La championne du monde junior de cross-country de l’année dernière a déjà réalisé de belle surprises lors de sa première année en tant que coureuse U23 ; par exemple, en remportant le titre de championne du monde de cross-country SM bien avant la première coureuse élite. Mais elle a également attiré l’attention sur elle avec de bons résultats lors du récent Swiss Epic.

Jacqueline Schneebeli pourrait bien jouer les trouble-fêtes pour les habituées aux médailles

Le programme:

Samedi 19 Septembre

7h15h à Scuol, départ course Vallader, 110 km

7:15h – 7:45h à Zernez, départ course Jauer, 78 km

12:30h – 13h à S-chanf, départ course Putèr, 47 km

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L’obwaldien Martin Fanger remporte l’O-Tour Bike-Marathon

Au cours d’un final palpitant, Martin Fanger, originaire d’Obwald, a réalisé un magnifique coup d’éclat pour s’imposer sur l’O-Tour Bike Marathon devant Urs Huber, vainqueur l’année dernière, et Marc Stutzmann, qui avait remporté la course en 2017. Dans la course féminine, la gagnante est Ariane Lüthi, qui devance Esther Süss, cinq fois gagnante de l’O-Tour, et Andrea Ming.

Texte et photos, Martin Platter

Sans doute en raison des occasions de départ bien trop rares cette saison et de conditions particulièrement propices, la course s’est animée dès les premiers kilomètres. Déjà dans la première montée vers Lütholdsmatt, un groupe de tête avec tous les favoris s’est détaché. Les coureurs ont tenté à plusieurs reprises de s’échapper en durcissant le rythme. Mais comme les années précédentes, c’est à nouveau dans la dernière montée, vers le col d’Ächerlipass, que la course s’est décantée. Le champion suisse Urs Huber, Marc Stutzmann, vainqueur en 2017, et le surprenant David Gysling ont pu se détacher du groupe des favoris. Et alors que Gysling allait perdre le contact dans la descente vers l’aérodrome d’Alpnach, c’est le régional de l’étape Martin Fanger, qui pouvait combler l’écart et revenir sur le duo de tête. Après avoir parcouru les deux derniers kilomètres roues dans roues, les trois coureurs se sont disputé la victoire au sprint. Et à ce jeu-là, c’est le coureur du Team VTT Papival – Scott – Grand-Raid-BCVs, Martin Fanger qui s’est montré le plus rapide, en s’imposant devant le lauréat de l’année dernière, Huber. Stutzmann terminait à la troisième place.

Fanger était visiblement très touché par son premier succès sur le parcours marathon de 86km, acquis onze ans après sa victoire sur la distance intermédiaire : « Jusqu’à présent, j’ai toujours manqué de force pour suivre les meilleurs dans la montée finale vers l’Ächerli. Cette fois, cependant, j’ai pu maintenir un écart relativement faible et rétablir le contact dans la descente ». La fin de course est restée incertaine jusqu’au bout, et ce que sur la ligne d’arrivée qu’il a eu la certitude de pouvoir gagner. « Cela me permet de boucler la boucle », a déclaré le natif de Kägiswil, visiblement ému.

Urs Huber compte bien faire aussi bien que l’année dernière

Urs Huber, en revanche, se montrait un peu déçu. « J’ai glissé de la pédale au plus mauvais moment. A cet instant, j’étais en parfaite position pour le sprint et j’étais presque sûr de pouvoir gagner. Mais Fanger a très bien négocié la fin de course.”, a déclaré le coureur de Mettmenstetten. Stutzmann rajoutait de son côté : « Après avoir lâché Gysling dans la descente, on se préparait déjà à un sprint à deux. Puis soudain, Fanger est apparu, ce qui a fait monter encore la pression. On s’avait que c’était un adversaire dangereux dans ce genre d’exercice. »

Dans la course féminine, la championne suisse Ariane Lüthi a démarré la course en douceur et s’est échappée que dans la montée vers Richmettlen. Ses compagnes Esther Süss et Andrea Ming se sont alors concentrées sur leur propre rythme, permettant à Lüthi d’augmenter progressivement son avance pour s’imposer finalement avec une marge de 5 minutes 30 : « Je me suis sentie très bien aujourd’hui et je suis heureuse de cette victoire. Mais j’étais aussi sur mes gardes. On ne sait jamais avec Esther Süss. » Cette dernière n’était pas mécontente de sa deuxième place : « Contrairement à l’année dernière, où il avait neigé sur le Glaubenberg, j’ai pu profiter de la course cette fois-ci. Mais cela n’a pas été facile. En tant que femme, vous êtes toujours seule ». Andrea Ming, qui a grandi à Sachseln, se réjouissait de sa troisième place : « C’était encore délicat à la fin. J’avais des problèmes avec mon changement de vitesse et la quatrième reprenait du terrain ».

La nouvelle présidente du CO, Marion Imfeld, a pris un bon départ, en fêtant un nombre record de 849 participants. Son prédécesseur Karl Langensand, a participé à la course comme coureur pour la première fois depuis des années. Il a terminé le semi-marathon à la 182e place, soit 61e dans sa catégorie d’âge Fun 3.

O-Tour Bike-Marathon, am Sonntag, 9. September 2018 in Alpnach.
Foto Martin Platter

Dernier rendez-vous avant les championnats suisses

la saison suisse de VTT marathon, déjà pas très riche en temps normal est réduite à trois courses cette année en raison du coronavirus. Après la Jura Bike Marathon dimanche dernier, c’est au tour de l’O-Tour ce weekend avant la National Park Bike Marathon le weeekend prochain, qui fera office de Championnats Suisses. Urs Huber et Ariane Lüthi seront les deux grands favoris, alors que la nouvelle recrue du Team VTT Papival-Scott-Grand-Raid-BCVs tentera de tirer son épingle du jeu.

Une semaine après une belle édition de la Jura Bike Marathon, c’est au tour de l’équipe de l’O-Tour de s’enthousiasmer, avec des conditions idéales qui s’annoncent du côté d’Alpnach ce dimanche pour la première manche de la Bike Marathon Classics. Le régional de l’étape, Martin Fanger qui a récemment intégré le Team VTT Papival-Scott-Grand-Raid-BCVs aura forcément de grosses ambitions sur la ligne de départ. L’Obwaldien vit à Genève depuis un certain temps mais aime toujours autant retourner dans son canton d’origine. Cette année, il est particulièrement motivé car ses bons résultats des dernières semaines l’ont mis en confiance. Fanger déclare : « Les quelques courses qui ont eu lieu jusqu’à présent cette année ont régulièrement attiré un nombre de coureurs supérieur à la moyenne et malgré celà j’ai souvent pu me maintenir dans le groupe de tête ».

Après la Jura Bike Marathon, les meilleurs coureurs se retrouveront à l’O-Tour

Avec l’O Tour, il a toujours un compte à régler. Il a remporté le semi-marathon lors de sa première année professionnelle en 2009. Mais sur la longue distance, il n’a jamais fait mieux qu’une la troisième place. Cela va changer cette fois-ci. Lors du Jura Bike Marathon, il avait fait longtemps jeu égal avec les meilleurs coureurs, se laissant distancer seulement en fin de course. Urs Huber et Ariane Lüthi, qui avaient respectivement fêté leurs cinquième et quatrième titres de champion de Suisse sur l’O-Tour l’année dernière s’étaient imposés à Vallorbe. Huber a battu le groupe de tête avec son coéquipier Simon Schneller, le champion allemand Sascha Weber et Marc Stutzmann, le vainqueur de l’O-Tour 2017.

Urs Huber compte bien faire aussi bien que l’année dernière

Fanger a atteint la ligne d’arrivée à la cinquième place, deux minutes derrière. Tous ces coureurs seront au départ à Alpnach dimanche. Le groupes des favoris sera complété par le jeune Casey South, qui a étonnamment remporté la médaille de bronze l’année dernière lors de l’O-Tour. Deuxième l’année dernière, Hans-Ueli Stauffer, sera de son côté au départ avec des ambitions bien limitées. Le coureur de Sigriswil a fait une grave chute dans le camp d’entraînement en altitude en juillet et s’est cassé la clavicule, le coude, le sternum et trois côtes. Les poumons avaient également été touchés. Chez les femmes, Lüthi, la septuple championne suisse Esther Süss et Andrea Ming, qui ont partagé le podium l’année dernière, font partie des candidates à la victoire.

Pour la nouvelle présidente du comité d’organisation, Marion Imfeld, l’objectif est clair: « Nous voulons mettre sur pied un événement dans un cadre similaire à celui qui existait auparavant. En plus des coureurs professionnels, les cyclistes amateurs et les jeunes pourront également se tester dans le magnifique paysage d’Obwald. L’événement sera élargi à la catégorie des vélos électriques et à un relais de clubs et d’entreprises », L’O-Tour s’était vu décerné l’année dernière le prix sportif du canton d’Obwald.

Pour les coureurs il s’agira déjà du dernier test avant les chamiponnats suisses qui auront lieu du côté de Scuol le weekend prochain. Urs Huber a pu pleinement se rassurer le weekend dernier avec sa victoire lors de la Jura Bike Marathon, lui qui restait sur deux dernières étapes difficiles lors du Swiss Epic. Chez les dames Ariane Lüthi est également dans une bonne dynamique puisqu’elle avait terminé deuxième de la dernière étape du Swiss Epic avant de s’imposer dans le Jura.

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« Les situations extraordinaires exigent des solutions créatives »

Entretien avec Florian Chevrier, président du CO du Raid Evolenard, qui accueillera en 2021 les championnats européens de VTT marathon. Malgré les restrictions du Covid-19, Florian Chevrier et son équipe ont mis sur pied une édition 2020 du Raid Evolénard sous forme de Challenge Strava. Un nouveau format de course dans lequel une bonne vingtaine de coureurs invités ont accompli ensemble le parcours de 62 km et se sont affrontés sur trois segments strava.

Florian Chevrier, êtes-vous satisfait du nouveau format de course ?

Je suis entièrement satisfait des conditions que nous avions, de la façon dont s’est finalement déroulé le concours. Bien sûr, nous aurions préféré le Raid Evolenard normal. Mais compte tenu du fait que tous les autres événements ont dû être complètement annulés, il est positif que nous ayons pu trouver au moins une alternative. Les réactions positives des pilotes, des sponsors ou du personnel des médias nous donnent raison.

Pourquoi n’avez-vous pas simplement organisé la course en limitant le nombre de coureurs ?

Nous nous sommes également posé cette question au sein du comité d’organisation. Le principal problème était l’incertitude. Si nous avions su quatre semaines à l’avance que nous pourrions commencer le 20 ou le 21 juin avec 200 ou 300 athlètes, nous aurions organisé la compétition normalement mais avec un nombre réduit de participants. Mais au moment de notre décision, nous ne savions tout simplement pas que le Conseil fédéral serait aussi rapide pour assouplir les restrictions dûes au Covid. L’incertitude a également rendu difficile l’engagement des sponsors et la budgétisation de la course en général. Les coûts auraient été presque les mêmes avec 300 participants qu’avec 1000, et même avec moins de coureurs, nous aurions dû avoir environ 100 volontaires pour sécuriser la piste. Comme le nombre total de personnes est pris en compte pour obtenir les autorisations, il était pratiquement impossible d’obtenir les autorisations même pour une variante avec un nombre réduit d’athlètes. C’est pourquoi nous avons eu l’idée du « Challenge Strava ».

Quelles sont les attentes pour le championnat d’Europe l’année prochaine ?

Il faut espérer que d’ici là, la crise du Covid 19 aura été surmontée et que toutes les restrictions auront été levées, afin que tous les athlètes puissent s’entraîner et voyager librement et que les meilleurs marathoniens européens soient sur la ligne de départ.

Les sponsors s’impliquent-ils à nouveau ?

Le marathon de VTT n’est certainement pas le sport qui a la plus grande présence médiatique. Cela ne facilite pas la recherche de sponsors. Le Covid-19 nous a sans doute causé des difficultés supplémentaires car de nombreuses entreprises ont connu des difficultés financières à cause du verrouillage. Mais nous restons également optimistes quant aux sponsors.

Cela signifie-t-il que le budget du Championnat d’Europe est assuré ?

Nous essaierons de maintenir le budget initialement prévu. Toutefois, il se peut que nous devions procéder à des ajustements dans une deuxième phase afin de réduire les dépenses, mais nous espérons que ce scénario ne se produira pas.

Comment financez-vous l’événement d’aujourd’hui ?

Les situations extraordinaires exigent des solutions créatives. C’est également l’avis de nos sponsors, qui ont salué le fait que nous n’avons pas simplement abandonné et annulé la course. De grandes entreprises comme Morand, Oiken et FMV, qui ont toutes parrainé un segment Strava. En outre, il y a des sponsors fidèles comme Raiffeisen, qui nous ont également soutenu, ce qui nous a permis d’organiser cet événement. Nous sommes infiniment reconnaissants de ce soutien, surtout en ces temps difficiles, mais aussi à l’avenir.

Reduzierter Raid Evolenard im Zeichen von Covid-19 am Samstag, 20. Juni 2020 in Evolene.
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Retour réussi à la compétition pour les spécialistes de VTT marathon

En raison des restrictions dues au Covid-19, le Raid Evolénard a eu lieu samedi dernier sous une nouvelle forme. Une bonne vingtaine de spécialiste de VTT marathon ont accepté l’invitation des organisateurs et ont donné le coup d’envoi du challenge Strava du Raid Evolénard. Les populaires auront maintenant tout l’été pour voir où ils se situent par rapport à Martin Fanger et Ariane Lüthi, grands dominateurs de la journée.

Dans la perspective des Championnats d’Europe de VTT Marathon qui se dérouleront à Evolène l’année prochaine, les organisateurs comptaient bien réussir la répétition générale cette année. Cependant, comme les restrictions du Covid-19 interdisent toujours les événements de plus de 300 personnes à l’heure actuelle, le comité d’organisation, réuni autour du président Florian Chevrier a imaginé un nouveau format de course. Les coureurs se sont affrontés sur seulement trois sections du parcours, d’une durée d’environ 20 minutes, alors que le reste du parcours s’est déroulé à un rythme d’entraînement. Ceci a permis à certains coureurs qui venaient pour la première fois, comme le champion de France Pierre Billaud, ou la championne allemande Janine Schneider de reconnaître le parcours dans des conditions idéales et de profiter du magnifique panorama du Valais.

Version light du Raid Evolénard en raison du Covid-19 Photo Martin Platter

Fanger sur la plus haute marche du podium

Chez les hommes, c’est la nouvelle recrue du Team Papival Scott Grand Raid BCVs, Martin Fanger, qui s’est montré le plus rapide sur l’ensemble des segments. Le coureur d’Obwald, qui vit à Genève, n’a pas été surpris d’être le plus rapide malgré une équipe de marathoniens de haut niveau : « Le format de la course correspondait à mes qualités de puncheur. C’est exactement le genre d’effort pour lequel je m’entraîne en cross-country. J’ai apprécié le fait que les organisateurs ne se soient pas contentés d’annuler la course, mais qu’ils nous aient offert quelque chose de nouveau pour les coureurs. C’était amusant – surtout les passages entre les sections de course, que nous pouvions parcourir ensemble à la vitesse de l’entraînement.  » Le belge Frans Claes, a pris la 2ème place, comme l’année dernière, alors que le français Pierre Billaud a terminé en 3ème position.

Urs Huber pas dans son élément

Urs Huber, qui a déjà remporté la version normale de la course à trois reprises a eu plus de peine à composer avec les nombreux changements de rythme. Le champion suisse de marathon n’a pu suivre les meilleurs que sur le premier segment : « Sur la première section, j’ai trouvé mon rythme de course. Mais les périodes d’attente avant les autres parties de la course ne m’ont pas convenue. Du coup je n’étais pas à mon meilleurs niveau ». Il ne regrettait malgré tout pas d’être venu sur place : « Après la longue pause, c’était agréable de courir à nouveau et de sentir l’atmosphère de la compétition ». 

Lüthi s’impose chez les femmes

Du côté des femmes, Ariane Lüthi s’est montrée la plus à l’aise sur tous les segments. Mais la championne suisse de VTT marathon s’est également plainte de douleurs aux jambes : « La première section s’est bien passée, mais ensuite, mes jambes ont commencé à me faire de plus en plus mal. Sur le dernier segment, Stefanie Zahno m’a poussé dans mes derniers retranchements et c’était génial de retrouver ces sensations de compétition ». Elle a apprécié le format de la course. « Je trouve ça génial que les organisateurs n’aient pas simplement annulé. » De son côté, la jeune haut-valaisanne Stefanie Zahno, a parfaitement profité de l’occasion de courir avec quelques une des meilleurs spécialistes. « Elles sont au-dessus de mon niveau, c’est clair, mais dans ce dernier segment, je me suis sentie bien et j’ai tenté ma chance jusqu’au bout. Je me réjouis énormément de courir ces championnats d’Europe à la maison l’année prochaine »

Le président du CO, Florian Chevrier, s’est réjoui de ces réactions positives. Il a déclaré : « Je suis entièrement satisfait des conditions que nous avions, de la façon dont s’est déroulé la manifestation en fin de compte. Bien sûr, nous aurions préféré pouvoir mettre sur pied une édition classique du Raid Evolénard. Mais compte tenu du fait que les autres événements ont dû être complètement annulés, il est positif que nous ayons pu trouver au moins une alternative. Les réactions positives des coureurs, des sponsors ou du personnel des médias nous donnent raison. » Maintenant c’est donc au tour des populaires de se rendre sur le parcours et de se comparer aux champions, avec à la clé des prix pour les meilleurs, mais aussi pour ceux qui partageront les plus belles photos sur le parcours !