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Le Raid Evolénard à la découverte de l’Alps Epic

La pression monte autour du Cape Epic, dont le départ sera donné d’ici trois semaines. Si cette épreuve reste la référence absolue en terme de course marathon, les obstacles sont nombreux pour transformer le rêve en réalité… Heureusement, de nombreuses alternatives existent pour ceux qui veulent tenter l’aventure d’une course par étape et par équipe. Une des dernières-nées, l’Alps Epic dans les Hautes-Alpes française, semble rassembler tous les avantages pour se lancer dans ce genre de course et une équipe du Raid Evolénard va la tester pour vous en juin prochain !

Avant de se lancer dans une course par étape à l’autre bout du monde, mieux vaut tester le concept pas trop loin et à moindre frais! L’Alps Epic, dont la 5ème édition aura lieu du 26 juin au 1er juillet 2020 semble répondre à tous les critères: proximité, parcours attractif, prestations au top et flexibilité inégalée au niveau de l’offre…

Un décor de rêve

L’Alps Epic, c’est une expérience exceptionnelle sur les traces de la Grande Traversée VTT des Hautes-Alpes qui se déroule cette année au nord du département des Hautes-Alpes. En effet, Serre-Chevalier, Puy-Saint-Vincent-Pays des Ecrins et Arvieux et le Queyras seront à l’honneur avec une vue imprenable sur les glaciers des Ecrins, les alpages et de beaux villages typiques. Au niveau de la difficulté, l’Alps Epic n’a pas grand chose à envier aux plus grandes courses par étapes… Entre l’altitude, la technicité des parcours, leurs longueurs et l’enchaînement des étapes, l’Alps Epic est de plus en plus considérée comme la course VTT par étapes la plus dure au monde.

Des singles à perte de vue. crédit photo Agence Kros/Rémi Fabrègue

La flexibilité comme atout majeur

Là où d’autres courses se focalisent uniquement sur le format epic, avec au moins 6 jours de courses et de longues étapes marathon, l’Alps Epic dont le format de base est la course en duo de cinq étapes et d’un prologue, propose de nombreuses alternatives pour s’adapter à tous les niveaux et emplois du temps:

  • Le format Rando : Il permet de vivre l’expérience Alps Epic et d’espérer le graal de la médaille Finisher tout en choisissant chaque jour le mode court ou long sans le stress du chrono et sans être obligatoirement en duo… De plus, ce format Rando est ouvert aux VTTAE avec un service de dépose de batterie en cours de parcours
  • Le format Enduro : Sur 2 jours + 1 prologue, c’est une épreuve composée de parcours de liaison non chronométrés et de spéciales chronométrées majoritairement descendantes.
  • Le format Week-end : 2 ou 3 jours pour ceux qui veulent faire un test ou pour ceux qui n’ont pas le temps : Course, Rando, XC ou Enduro, tout est possible le temps d’un week-end.
  • L’ouverture du format Course en solo. Dès 2020, les participants à La Course, auront le choix de participer en solo ou en duo pour le classement.

Cette flexibilité se retrouve également au niveau des formules d’inscription. La formule la meilleurs marché n’inclu aucun logement, alors que le pack bleu propose des logements collectifs et le pack noir des hôtels haut-de-gamme. Ces différences se retrouve également au niveau des prix… Entre 149€ pour un weekend sans logement, jusqu’à 1590pour les 7 jours de courses en chambre individuelle…

Tout est prévu pour permettre aux coureurs de récupérer! crédit photo Agence Kros/Rémi Fabrègue

Des prestations de haut niveau pour tout le monde

L’Alps Epic se distingue par un très haut niveau de services. Sur cette course, tous les participants bénéficient des avantages généralement réservés aux teams. Les organisateurs s’occupent de tout : lavage, graissage checking et réparation de votre vélo, massages, repas d’après course fait maison à partir de produits locaux, transport des bagages entre chaque hébergements, services de navette…
Ces prestations contribuent sans doute pour beaucoup à l’ambiance familiale qui règne sur cette course, entre le staff et des coureurs en provenance du monde entier qui se déplacent ensemble d’étapes en étapes.

Pour en savoir plus sur le déroulement de cette course, n’hésitez pas à refaire un tour sur notre site début juillet! 

Tiago

Breaking news: Le champion d’Europe Tiago Ferreira au Raid Evolénard!

Le champion d’Europe en titre, Tiago Ferreira, vient de confirmer sa présence sur le Raid Evolénard 2020. Et le Portugais ne viendra pas seul, puisque son équipe, le DMT Racing Team By Marconi sera de la partie au grand complet. On retrouvera donc également le champion hollandais Hans Becking, mais également le chypriote Andreas Miltiadis, le Portuguais Jose Dias et l’espagnol Pau Salva Martinez dans le Val d’Hérens le 21 juin prochain!

Avec Tiago Ferreira, c’est un des tout meilleurs coureurs VTT marathon qui sera présent au départ du Raid Evolénard cette année. Champion du monde en 2016, vice-champion du monde en 2017, champion d’Europe en 2019 et 2017, après avoir été vice-champion d’Europe en 2016, le Portugais a clairement démontré être un homme des grands rendez-vous. Une semaine après les championnats d’Europe 2020 qui auront lieu au Portugal, Tiago Ferreira sera donc en Valais, pour lancer sa préparation pour les championnats d’Europe 2021.

Un maillot que Tiago Ferreira compte bien conserver en 2020 et 2021!

Pour le manager de l’équipe DMT Racing Team by Marconi, Andrea Marconi, l’objectif est clair: « Pour nous, les championnats du monde et d’Europe sont les objectifs principaux de la saison, et on tenait à être présent à Evolène pour se préparer au mieux pour 2021 ». Mais si le but sera de reconnaître le parcours du Raid Evolénard pour 2021, le Portugais se déplace rarement pour faire de la figuration et sera bel et bien un des tout grands favoris pour la victoire en 2020.

Avant d’être champion d’Europe, Tiago Ferreira avait déjà été sacré champion du monde!

Le record du parcours de Johann Tschopp en danger…

Les chances de victoire de Tiago Ferreira seront d’autant plus grandes qu’il sera entouré de nombreux co-équipiers. Le DMT Racing Team by Marconi, une des équipes les plus ambitieuses du circuit sera en effet présente au grand complet. On retrouvera donc au côté de Tiago Ferreira, un autre coureur de tout premier plan, Hans Becking, actuel champion des Pays-Bas. Les deux coureurs ont l’habitude de courir ensemble et ont notemment remporté la dernière édition de Brazil Ride, devant les spécialistes du cross country Fumic and Avancini.

Tiago Ferreira et Hans Becking, un duo gagnant au Brésil en fin d’année dernière

On retrouvera également au côté de Tiago son compatriote portugais Jose Dias, vice-champion portuguais de XCM, mais aussi le jeune et prométeur coureur chypriote Andreas Miltiadis, champion national sur route et en cross country qinsi que l’espagnol Pau Salva Martinez. Avec une telle équipe à l’assaut du Raid Evolénard, le valaisan Johann Tshopp a du soucis à se faire pour le record du parcours qu’il avait établi en 2015 lors d’une course qui lui avait permis de devenir champion suisse de VTT marathon!

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# Let’s Qloom the Raid Evolénard!

Le Raid Evolénard va encore gagner en visibilité en 2020. En partenariat avec Qloom, les organisateurs du Raid Evolénard vont créer un nouvel équipement pour la saison à venir. Produit en série limitée, cet équipement sera destiné tout d’abord aux membres du club, mais un certain nombre d’exemplaires seront également vendus à des fervents supporters de la course qui ont à cœur de promouvoir cette épreuve loin à la ronde !

Dès le printemps 2020, vous aurez sans doute l’occasion de rencontrer des adeptes de VTT vêtus d’une nouvelle tenue aux détours de vos sorties VTT ou lors de vos premières compétitions. Réalisées par Qloom, spécialiste suisse dans la création d’équipements de VTT personnalisés, cette tenue mettra en avant le profile du parcours du Raid Evolénard. Les drapeaux sur le col représentent les origines valaisannes de la course, les deux championnats suisses organisés en 2015 et 2016, ainsi que les championnats d’Europe qui nous attendent en 2021!

Envie de porter les couleurs du Raid Evolénard?

Disponibles pour les enfants à partir de la taille 116 jusqu’en taille adulte 5XL, ces tenues vont faire le bonheur de tous les fans du Raid Evolénard ! Les tenues complètes (short et maillot) sont mises en vente au prix de 100.- pour les adultes et 70.- pour les enfants. Les personnes intéressées peuvent contacter le Raid Evolénard par e-mail (info@raidevolenard.ch).

Encore de la place pour quelques sponsors!

Vous avez envie de profiter du support publicitaire offert par cette tenue? ça tombe bien, quelques emplacements sponsors sont encore disponibles! N’hésitez pas à contacter le Raid Evolénard par e-mail pour en savoir plus (info@raidevolenard.ch)!

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Les inscriptions sont ouvertes!

La prochaine édition du Raid Evolénard aura lieu le 21 juin 2020. Pour cette dernière édition avant les championnats d’Europe, les courses seront sans doute plus relevées que jamais, avec la participation déjà assurée des vainqueurs en titre Urs Huber et Greete Steinburg. Mais pour les organisateurs la priorité sera mise avant tout du côté des jeunes, avec des nouveaux parcours pour la plupart des catégories ! Vous voulez être de la partie ? Rendez-vous sur mso-chrono!

Les champions sortants de retour

Urs Huber, qui a remporté pour la troisième fois le Raid Evolénard en 2019, est un habitué de l’épreuve, puisqu’il a toujours été présent depuis sa première participation en 2015. Ce n’est donc pas vraiment un surprise si le champion suisse en titre sera à nouveau de retour dans le val d’Hérens le troisième weekend de juin. Chez les dames, c’était la championne estonienne Greete Steinburg qui s’était imposée l’année dernière lors de sa première participation au Raid Evolénard. Et comme la plupart des coureurs qui découvrent la course, elle a été conquise par l’accueil, les paysages et l’ambiance du Raid Evolénard et a donc décidé de revenir en 2020. Et les deux champions ont opté pour le même programme, puisqu’ils seront tous les deux au départ de la Sellaronda dans les Dolomites la veille. Si pour Urs Huber il s’agira déjà de son troisième doublé, Greete sera la première femme à s’attaquer à ce défi, qui ne lui fait pas trop peur : « pour moi ce n’est pas un problème de courir deux jours de suite. Ce qui sera plus compliqué à gérer, c’est la distance entre les deux courses. Ensuite je vais profiter de rester quelques jours à Evolène pour m’entraîner ! »

Urs Huber et Greete Steinburg seront là pour défendre leur titre!

Des nouveaux parcours pour la relève

Après avoir déplacé la zone d’arrivée en 2019, la principale nouveauté qui va marquer l’édition 2020 sera à chercher du côté des parcours enfants, qui vont être complètement revus. Souvent critiqués pour leur manque de difficulté technique et de dénivelé, qui contraste fortement avec les parcours proposés aux adultes, les parcours enfants vont être fortement remaniés pour toutes les catégories kids, des poussins aux cadets. S’il faudra encore patienter un peu pour connaître tous les détails, une chose est sûre, chaque catégorie aura désormais son propre parcours, et tous les parcours se dérouleront sur une seule boucle ! Pour en savoir plus, continuez à nous suivre sur les réseaux sociaux et notre site internet !

Des jeunes qui auront encore plus de plaisir en 2020!

Rendez-vous sur mso-chrono pour vous inscrire !

Et surtout n’hésitez pas à vous inscrire le plus tôt possible. Comme chaque année, les inscriptions précoces bénéficient de nombreux avantages, à commencer par des tarifs réduits, mais aussi l’assurance de recevoir un magnifique prix souvenir, qui sera à nouveau remis uniquement aux personnes qui s’inscrivent en ligne ! Et lors de votre inscription, vous aurez également la possibilité de faire un don à la fondation Songo, qui continue à aider, via le sport et l’éducation, les jeunes en difficulté des bidonvilles de Kayamandi !

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Leon Paez et Pauline Ferrand-Prévot nouveaux Champions du Monde

Les coureurs suisses ont été très mal récompensés de leurs efforts lors des Championnats du monde de VTT marathon à Grächen. Leonardo Paez est le premier Colombien à remporter le titre marathon en s’imposant devant le Tchèque Kristian Hynek et l’Italien Samuele Porro. Le meilleur Suisse a été Lukas Flückiger qui termine en huitième position. Chez les femmes, la Française Pauline Ferrand-Prévot réalise le doublé en remportant le titre marathon trois semaines après le titre en cross-country. Elle s’impose devant la Slovène Blaza Pintaric et la Sud-africaine Robyn de Grood. La Romande Ilona Chavaillaz termine huitième et meilleure Suisse.

Le favori Mathias Flückiger est parti en solo dès le début de course pour forcer ses adversaires à sortir de la défensive. Mais il s’est pris à son propre piège sur le parcours de 95 km de long et 4000 m de dénivelé. Le spécialiste de XC a été rejoint quelques kilomètres plus tard et c’est une nouvelle course qui a recommencé. Finalement, le vainqueur de la première manche de la coupe du monde XC 2010 a payé de ses efforts dans la première partie de course et a reculé au final jusqu’à la 15e place.

Son frère Lukas Flückiger a suivi une trajectoire opposée. Pénalisé par son placement sur la ligne de départ, il a dû se battre pour revenir sur les premiers et a encore souffert d’un problème technique à une roue, qui a pris du temps et de l’énergie à réparer. Lorsque les spécialistes du marathon Leonardo Paez, Kristian Hynek et Samule Porro ont lancé les hostilités dans les 20 derniers kilomètres, l’aîné des deux frères Flückiger n’avait pas non plus la force de lutter.

Lukas Flückiger, meilleur Suisse

Leomardo Paez a finalement réussi à se démarquer de ses derniers compagnons dans la dernière montée avant la ligne d’arrivée pour devenir le premier Colombien à remporter le Championnat du Monde de Bike Marathon. « C’était une course extrêmement mouvementée au début « , a dit Paez, qui avait déjà remporté trois médailles de bronze et une d’argent aux championnats du monde de marathon dans le passé. Pour le jeune homme de 37 ans deux facteurs ont été critiques dans sa victoire. Premièrement, il a opté pour un fully. Moins performant dans les montées, l’avantage s’est avéré prépondérant dans les descentes. Et deuxièmement, comme il savait que le parcours était très exigeant au niveau technique, il a beaucoup travaillé pour améliorer cet aspect tout au long de la saison.

Le nouveau Champion du Monde, le premier colombien de l’histoire!

Le Tschèque Kristian Hynek, deuxième à moins de 30 seconde était visiblement déçu : « Quand on est si près du titre, il faut forcément un peu de temps pour accepter le résultat. J’ai tout donné. Mais ce n’était pas assez. » Le résultat a été particulièrement amer pour le spécialiste du marathon Urs Huber, qui restait sur sept victoires en autant de weekends avant ces championnats du monde. Après avoir réussi à se maintenir dans le groupe de tête au début, il a également perdu ses forces et a finalement dû se contenter de la 14ème place.

Les Romands pas non plus à la fête

Habitué à mieux tout au long de la saison, les romands sont également resté en retrait. Emilien Barben, le meilleurs d’entre eux a terminé à la 52ème place. Parti fort, le Fribourgeois du Team Papival Bergamont a connu un premier problème technique avec une crevaison dans la première descente. Il a ensuite connu plusieurs passages à vide, jusque dans la toute dernière partie de course, ou il a pu revenir sur de nombreux coureurs. Une fois la ligne d’arrivée franchie, et perclu de crampes, il se montrait tout de même satisfait : « après avoir longtemps pensé à abandonner, je suis finalement très satisfait d’avoir pu arriver au bout sur un parcours très difficile, et d’accrocher mon deuxième meilleur résultat dans un championnat du monde. » Il termine juste devant Arnaud Rapillard, également satisfait d’être arrivé au bout et à une place tout à fait satisfaisante : « Le niveau est incroyable sur ces championnats du monde. J’ai fait une course solide, même si j’ai un peu craqué dans la montée finale. C’est forcément une super expérience de pouvoir être de la partie à domicile.  » Adrien Chenaux, qui visait un top 40, a été au final contraint à l’abandon. « Dès l’échauffement j’ai senti que je n’avais pas de bonnes jambes. J’ai tout tenté dans la première partie de course, mais au final ça n’allait pas et j’ai préféré mettre un terme à ma course. C’est un peu frustrant après une saison où tout s’est bien passé, mais il y a des jours comme ça. « 

Arnaud Rapillard et Emeric Turcat à l’arrivée

Pauline Ferrand-Prévot domine les débats

Chez les femmes, la championne du monde cross-country en titre, Pauline Ferrand-Prévot a mené la course de bout en bout. Après avoir remporté le titre de championne du monde sur route, en cyclocross et en cross-country, la Française est désormais également championne du monde sur marathon:  » Je tenais à être devant au départ pour bénéficier au maximum de mes qualités de descendeuse. J’ai toujours été sous la menace de mes concurrentes, mais au final ça a suffi. » Si tout le monde voyait la française s’imposer avec facilité, tout n’était pas écrit d’avance: « C’était mes premiers championnats sur marathon et je me lancais un peu dans l’inconnue. Je ne savais pas comment j’allais pouvoir gérer la distance, la nutrition, etc. Au final je suis super contente, même si ça a été la course la plus dure de ma vie. »

La française a tout donné sur les 70km du parcours

Chez les femmes, la championne du monde cross-country en titre, Pauline La Slovène Blaza Pintaric a terminé deuxième devant la Sud-africaine Robyn de Grood, qui a battu au sprint l’allemande Morath pour la troisième place. Du côté suisse, la meilleure performance est à mettre au compte d’ Ilona Chavaillaz qui réalise une superbe course pour finir en huitième position : « Terminer mes premiers championnats du monde avec un top 10 et finir meilleure Suissesse, c’est une magnifique surprise. Ça couronne une saison où j’étais en excellente forme du début à la fin ». Esther Süss a dû se contenter de la 13ème place, Ariane Lüthi de la 15ème. La valaisanne Florence Darbellay termine juste derrière, au 19ème rang.

Ilona Chavaillaz signe la plus belle perf suisse de la journée

Tous les résultats sur
https://www.bike-graechen.ch/Zeitmessung.php#2_CA7F4D

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Les espoirs de médailles suisses aux Championnats du Monde

Grächen vivra au rythme des championnats du Monde VTT marathon ce weekend. Et même si les champions du monde en titre Avancini et Langvad ne seront pas présents, quelques stars du cross-country seront de la partie pour rendre la tâche plus ardue aux spécialiste de la discipline. Du côté suisse, la bonne surprise pourrait venir du côté de Matthias Flückiger, vainqueur cette année en coupe du monde XC, ou d’Urs Huber, qui reste sur une série impressionnante de victoires sur course marathon. Chez les dames, la française Pauline Ferrand-Prévot sera ultra favorite alors que la championne suisse en titre Ariane Lüthi tentera de tirer son épingle du jeu.

Ils seront finalement 182 hommes et 81 femmes en provenance de 34 nations à participer aux championnats du monde de VTT Marathon à Grächen, les deuxièmes de l’histoire à se dérouler en Suisse après l’édition inaugurale qui avait eu lieu à Lugano en 2003. Au programme, 90km et 3600m de dénivellé pour les hommes et 70km pour les femmes. Avec 48 athlètes sélectionnés, la Suisse sera la deuxième nation la mieux représentée derrière l’Allemagne, qui sera présente avec 57 coureurs. Comme d’habitude quelques coureurs XC de tout premier plan seront présents, et en l’absence d’Avancini, Fumic ou Marotte, leur meilleur représentant risque bien d’être le Suisse Matthias Flückiger. Devant son public, il y a fort à parier que le coureur du Team Thömus, dirigé par Ralf Näf qui avait lui-même conquis le titre mondial de la discipline en 2006, compte faire mieux que l’année dernière, où il avait échoué au pied du podium. Et en faisant l’impasse sur la dernière coupe du monde XC aux Etats-Unis, Flückiger a confirmé qu’il tenait à se préparer au mieux pour cette échéance. Il aura face à lui une forte concurrence de la part des pures spécialistes de la discipline, à commencer par le colombien Paez, plusieurs fois médaillé mais jamais titré, du Portugais Tiago Ferreira, champion d’Europe en titre ou encore l’Italien Samuele Porro qui fait également faire partie des favoris.

Un geste que Matthias espére répéter à Grächen…

Une troisième victoire en Valais pour Huber?

Cette course sera forcément un peu spéciale pour Urs Huber, qui noue une relation privilégiée avec le Valais. Ambassadeur du Grand Raid BCVs, il n’a pas non plus manqué une seule édition du Raid Evolénard depuis sa première participation en 2015. Venu deux fois en Valais cette année pour autant de victoires, il espère forcément frapper un gros coup ce weekend à Grächen. Et si il y a un coureur en pleine confiance actuellement c’est bien lui. Vainqueur de 7 courses en autant de weekends, l’Argoviens a notamment remporté un cinquième titre de champion suisse, une nouvelle victoire au classement général de l’Alpine Bike Cup et à la Bike Marathon Classics. Autant dire un carton plein par rapport aux objectifs qu’il s’est fixé jusque-là en cette fin de saison. Reste à savoir si le leader du Team Bulls aura la fraicheur nécessaire face à des coureurs qui se sont préparés spécifiquement pour l’évènement.


Jamais deux sans trois pour Urs?

Des Romands en nombre au départ

Les Valaisans Arnaud Rapillard, Gilles Mottiez et Fabien Monnier, seront également de la partie sur leurs terres. Si pour Rapillard il s’agira probablement de sa dernière participation à des championnats du Monde, pour Mottiez il s’agira d’une grande première. Le Fribourgeois Adrien Chenaux, qui compte accrocher un top 40 risque bien d’être le meilleur romand lors de ces championnats, à moins qu’Emilien Barben ne lui brûle la politesse!

Une passation de pouvoir en vue chez les Valaisans…

Pauline Ferrand-Prévot grande favorite chez les dames

Du côté des dames, les Suissesse partent également avec de belles chances de médailles. Si la championne du monde 2016, Jolanda Neff ne sera pas au départ, on pourra par contre compter sur la présence d’Alexandra Keller, championne du monde U23. Elle a les moyens de briguer une place sur le podium. Ariane Lüthi, qui avait terminé à la 6ème place l’année dernière espère également faire encore mieux cette année, elle qui revient en forme après un saison compliquée. Esther Süss, championne 2010 et encore 7ème l’année dernière aura également une belle carte à jouer. Florence Darbellay et Ilona Chavaillaz seront là pour défendre au mieux les couleurs romandes. Mais la grande favorite est française et s’appelle Pauline Ferrand-Prévot. Couronnée championne du monde de XC au Canada il y a quelques semaines, elle partira en pleine confiance pour réaliser le doublé !

Pauline Ferrand-Prévot en route pour un doublé

Les départs dames seront donnés à 9h00 alors que les messieurs s’élanceront sur le coup de 10h00. Les courses pourront être suivies en direct sur la page facebook de UCI Mountain Bike

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Huber et Lüthi conservent leur titre de champion suisse

Les mauvaises conditions météorologiques, avec notamment de la neige sur le Glaubenberg ont rendu cette 17ème édition de l’O-tour Bike Marathon particulièrement difficile pour les coureurs. Mais Urs Huber et Ariane Lüthi ont malgré tout réussi à défendre leur statut de favoris et ont pu ont défendu avec brio leur titre de champion suisse remporté l’année dernière à Einsiedeln. Les conditions n’ont clairement pas profité aux romands, qui ont abandonné en masse.

Texte et photos : Martin Platter

Ils étaient 680 coureurs à braver les conditions difficiles ce dimanche pour participer à l’O-Tour Bike Marathon, qui servait également de cadre pour les championnats suisses de la discipline. Sur les hauteurs de Langis, c’était même des flocons de neige qui ont accueilli les coureurs, entraînant plusieurs cas d’hypothermie. Cette météo inhospitalière n’a clairement pas joué en faveur de Martin Fanger, le régional de l’étape et candidat au podium. Le coureur de Kerns avait déjà perdu quasiment toutes ses chances dans la première ascension vers Richmettlen, en perdant déjà le contact avec le groupe de tête. Dans la descente qui ramenait les coureurs pour un premier passage sur la ligne d’arrivée à Alpnach, il avait les doigts si gelés qu’il a même pensé à abandonner. Fanger a finalement atteint la ligne d’arrivée en 13ème position à plus de 17 minutes des premiers. Les romands, qui espéraient briller lors de cette course, n’auront pas été si loin et ils ont été nombreux à abandonner. A commencer par Chenaux, qui sortait d’une excellente course lors du Grand Raid BCVs et qui avait pris le temps de se reposer pour aborder au mieux cette course. Transit de froid sur les hauts de Langis, le Fribourgeois a du se résoudre à l’abandon, tout comme Arnaud Rapillard et Emilien Barben. Du coup le meilleur romand est Anthony Grand.

Le tenant du titre, Urs Huber, a également dû se battre contre le froid. Néanmoins, avec le vainqueur de l’an dernier Hansueli Stauffer et le Sud-Africain Philip Buys, il a réussi à se démarquer des autres dans la montée vers Richmettlen. Le passage dans la neige aura été fatal à Buys, victime du froid, qui a dû se résoudre à abandonner après Langis. Les deux coéquipiers Huber et Stauffer ont de leur côté pu maintenir leur rythme jusqu’à l’arrivée, où Huber s’est finalement imposé avec une vingtaine de seconde d’avance sur Stauffer pour remporter son cinquième titre national. Pour Stauffer il s’agissait de sa quatrième deuxième place dans un championnat suisse. La lutte pour la médaille de bronze est restée passionnante jusqu’à la fin. Dans la dernière montée vers l’Ächerlipass, le nouveau venu Michael Stünzi semblait être en mesure d’accrocher cette troisième place, mais l’Australo-Suisse de 21 ans, Casey South, lui a finalement brûler la politesse pour s’emparer in extremis de la dernière place sur le podium.

« Ces conditions m’ont rappelé ma première victoire au National Park Bike Marathon en 2011, lorsque la course a dû être neutralisée à cause de la neige sur le col Chaschauna « , a déclaré Huber à l’arrivée. Une nouvelle victoire qui le satisfaisait pleinement et qui lui permet de remporter également le classement général de la Bike Marathon Classics, après avoir remporter les cinq premières manches de la série. « Bien sûr, j’étais le favori. Mais dans de telles conditions, rien n’est acquis. » Stauffer ne pouvait pas cacher une certaine déception, mais devait toutefois admettre qu’Huber était clairement le plus fort aujourd’hui. « Sur de longues distances, nous avons travaillé ensemble. Comme le titre était en jeu, on n’a rien risqué en descente. » a expliqué Stauffer en dévoilant sa tactique. Il ajoutait: « Après une saison difficile, marquée par les ennuis techniques, cette médaille d’argent vaut de l’or pour moi ». Comme Fanger, Casey South a dû laisser partir le groupe de tête dans la première montée :  » Je suis ensuite tombé jusqu’à la 15e place. Mais je ne me suis pas laissé aller dans ces moments difficiles et ensuite j’ai pu commencer à rattraper les autres coureurs. Le fait que j’aie pu terminer troisième sur le col d’Ächerlipass m’a surpris et m’a mis dans une position idéale pour tout donner jusqu’à la ligne d’arrivée. »

Dans la course féminine, la lettone Katazina Sosna, a remporté l’O-Tour une semaine après s’être imposée lors du National Park bike Marathon. Le duel pour le titre de championne suisse a été remporté par Ariane Lüthi, deuxième de l’épreuve; il s’agit déjà du quatrième titre pour la Thounoise. Après une saison plutôt ratée où elle a même songé à mettre un terme à sa carrière, elle a laissé couler ses larmes à l’arrivée. Esther Süss a remporté la médaille d’argent devant Andrea Ming d’Edlibach. La Romande Florence Darbellay a abandonné la course en raison du froid. Le semi-marathon a été remporté par la championne du monde junior de cross-country Jacqueline Schneebeli de Hauptikon et la course masculine par Livio Camenzind de Schwyz, qui n’a également que 18 ans.

O-Tour Bike-Marathon, am Sonntag, 9. September 2018 in Alpnach.
Foto Martin Platter

Urs Huber en route pour un cinquième titre de champion suisse

L’O-Tour Bike Marathon ce dimanche fera office à la fois de championnat suisse et de dernier test en vue des championnats du monde en Valais. De nombreux coureurs de haut niveau seront donc présents sur la ligne de départ, et le régional de l’étape, Martin Fanger d’Obwald vise au mieux une troisième place. Le champion suisse en titre, Urs Huber sera le grand favori d’une course au cours de laquelle il tentera de défendre victorieusement son titre pour la première fois. Chez les dames le duel mettra aux prises Ariane Lüthi et Esther Süss.

Texte et photos : Martin Platter

Urs Huber, l’homme en forme du moment, passe ces jours plus de temps dans sa plantation de pommiers à Jonen, en Argovie que sur son VTT. La récolte arrive bientôt. Pour l’agriculteur et quadruple champion suisse de VTT marathon, le travail sur les arbres fruitiers constitue l’équilibre parfait avec son activité sportive, où le jeune homme de 34 ans reste sur une série de victoires sans précédent. Tout a pourtant commencé sur une grosse déception. Lors de la Bike-Transalp, un ennui technique lors de la dernière étape l’a privé d’une victoire qui semblait acquise. Mais à peine une semaine plus tard, Huber renaîssait de ses cendres tel un phénix pour entamer un cycle de victoires hebdomadaires : marathon M3 au Montafon, l’Ischgl Ironbike, l’Eiger Bike Challenge, le Grand Raid BCVs et le National Park Bike Marathon. Huber n’est donc pas seulement au top physiquement, mais aussi mentalement. Dans ces conditions, il fait logiquement figure de grand favori pour l’O-Tour, et il ne s’en cache pas : « Je suis le détenteur du titre national. Vous pouvez vous attendre à la victoire là-bas. » L’année dernière, seul un défaut dans la descente du col d’Ächerlipass a pu l’empêcher de remporter une quatrième victoire à Alpnach. Cette mésaventure avait permis  à Hansueli Stauffer de remporter sa première victoire lors de l’O-Tour alors que Martin Fanger avait pris la troisième place.

De magnifiques paysages attendent de nouveau les coureurs du côté d’Alpnach.

L’Obwaldien, qui vit à Genève, s’est préparé intensivement pour mettre toutes les chances de son côté en vue de cette bagarre pour le titre de champion suisse de marathon et a changé son entraînement, généralement plutôt axé sur le cross-country:  » Je suis très satisfait du déroulement de ma préparation. La victoire en Coupe de France en Bretagne il y a à peine trois semaines a été bonne pour la confiance « . Il s’est entraîné spécialement pour pouvoir survivre sur de longues distances. Côté matériel, Fanger est également au clair. L’année dernière, lors du tour de 86 km sur les hauteurs d’Alpnach, il avait encore opté pour un VTT tout suspendu. Cela aurait dû lui donner un avantage, surtout en descente. Mais le poids plus élevé que celui d’un vélo hardtail l’a pénalisé en montée. C’est pourquoi cette fois-ci, il prend aussi un semi-rigide comme ses concurrents. Cependant, il n’ose pas rêver de victoire. Huber et Stauffer sont de sérieux adversaires, comme il l’avait déjà remarqué au cours des deux années précédentes. « Je m’attends à une troisième place au mieux », estime Fanger.

Une victoire dimanche représenterait un cinquième titre pour Urs Huber

Outre Huber, le vice-champion suisse Stauffer, Fanger, Marc Stutzmann, vainqueur de l’O-Tour 2017, son coéquipier et nouveau venu Michael Stünzi, ainsi qu’Andreas Moser, devraient également être aux avant-postes. On ne sait pas comment Konny Looser s’en sortira. Le champion suisse 2017 est de nouveau aux prises avec un problème d’artère fémorale. Il est probable qu’il y aura une course dans la course pour le championnat suisse, et des étrangers de premier plan, comme le Belge Frans Claes ou l’Italien Riccadro Chiarini joueront également les premiers rôles. Casey South, qui participera pour la première fois à l’O-Tour, sera également à suivre de près. Il y a deux semaines, le Suisse-Australien de 21 ans et son coéquipier Noah Blöchlinger ont créé la surprise en terminant deuxième du Swiss Epic, laissant derrière eux des spécialistes des longues distances de renom.

Chez les dames, Ariane Lüthi espère bien défendre sont titre!

Du côté des dames, la course mettra au prise la septuple championne suisse Esther Süss et Ariane Lühtli, qui a remporté le titre à trois reprises jusqu’à présent. Les autres candidates aux médailles sont la Romande Florence Darbellay et Andrea Ming d’Edlibach. On verra dimanche si elles seront en mesure de prendre l’avantage sur Katazina Sosna de Lituanie, qui a gagné le National Park Bike Marathon il y a une semaine.

Nationalpark Bike-Marathon, am Samstag 31. August 2019 in Scuol.
Foto Martin Platter

Nouvelle victoire pour Huber qui égale Buchli sur la National Park Bike Marathon

Une fois de plus, tout s’est joué au sprint lors du National Park Bike Marathon. Et dans cet excercice, le champion suisse Urs Huber n’a laissé aucune chance au champion d’Autriche Daniel Geismayr. L’ancien champion allemand Markus Kaufmann prend la troisième place devant le champion italien Samuele Porro. Chez les femmes, la Lettone Katazina Sosna, s’est imposée avec une belle marge face aux deux premières de la dernière édition, Esther Süss et Andrea Ming.

Texte et photos : Martin Platter

Les meilleurs coureurs se sont livrés une magnifique bataille le long des 137km de course dans le parc national, et une fois de plus, le Chaschaunapass et ses 2700m d’altitude a parfaitement joué son rôle de juge de paix. Avant ça, plusieurs escarmouches ont eu lieu, mais ont été facilement contrées. C’est tout d’abord Michael Stünzi qui a tenté de s’échapper dans la descente de Costainas : « J’aime descendre, alors j’ai tenté ma chance », expliquait le jeune coureur grison à l’arrivée.

Mais Stünzi s’est vite rendu compte qu’il n’était pas dans un bon jour :  » Mes jambes me faisaient déjà mal dans la vallée du Münstertal. Lors de l’ascension vers Döss Radond, le coureur de Prättigau a explosé lorsque Geismayr a accéléré. Sous l’impulsion de l’Autrichien, un groupe de tête de quatre coureurs s’est formé avec Urs Huber, le vainqueur de l’an dernier Simon Stiebjahn et Samuele Porro, suivi à quelques secondes par Markus Kaufmann et Marc Stutzmann, vice-champion de l’an dernier.

Mais Stünzi s’est vite rendu compte qu’il n’était pas dans un bon jour :  » Mes jambes me faisaient déjà mal dans la vallée du Münstertal. Lors de l’ascension vers Döss Radond, le coureur de Prättigau a explosé lorsque Geismayr a accéléré. Sous l’impulsion de l’Autrichien, un groupe de tête de quatre coureurs s’est formé avec Urs Huber, le vainqueur de l’an dernier Simon Stiebjahn et Samuele Porro, suivi à quelques secondes par Markus Kaufmann et Marc Stutzmann, vice-champion de l’an dernier.

Huber et Geismayr ont pu gagner du terrain avant d’entrer dans le Val Mora, mais les deux hommes de tête ont adopté une stratégie défensive et se sont rapidement fait rejoindre. Geismayr, Huber, Kaufmann, Stiebjahn, Porro et Stutzmann ont attaqué la Chaschauna ensemble. Les rampes très raides ont permis de faire une selection et Huber a été le premier à atteindre le point culminant, suivi dans l’ordre et à intervalles irréguliers par Geismayr, Kaufmann, Porro, Stiebjahn et Stünzi.

Sur les 25 km jusqu’à Zernez, deux duos se sont finalement formés, avec tout d’abord Huber et Geismayr suivis environ deux minutes plus tard par Kaufmann et Porro,. Sur les 40 derniers kilomètre, ces derniers ont réussi à réduire continuellement leur écart, sans toutefois revenir sur les hommes de tête. Au final chaque duo se sont battu au sprint pour la victoire et pour la médaille de bronze.

Huber se montrait forcément satisfait d’égaler le record de quatre victoires de Buchli, qui avait mis  un terme à sa carrière après un dernier titre de vice-champion Suisse lors du Raid Evolénard 2015. « La longueur de la course a joué en ma faveur » expliquait Huber à l’arrivée. Il a rapidement compris que Geismayr et lui étaient les plus forts. « Nous avons pu lâcher nos adversaires à plusieurs reprises, mais à chaque fois nous avons ralenti pour ménager nos efforts. » Il n’a donc pas non plus du forcer dans la longue montée du Chaschauna : « Je savais que si nous pouvions atteindre l’Engadine ensemble, c’était bon pour le podium. En montant vers Guarda, j’ai testé Geismayr qui a dû me laisser partir un moment. J’ai alors tout misé sur le sprint final. »

Geismayr reconnaissait de son côté qu’il est passé à côté du final:  » Je ne connaissais pas la nouvelle partie qui menait à l’arrivée. J’étais donc une proie facile pour Urs, parce que je ne savais pas combien de temps encore ça allait monter. Mais Huber méritait de gagner, c’était le plus fort aujourd’hui.

« Nous avions toujours le duo de tête en point de mire, mais nous n’avons pas tout donné parce que nous pensions que ça allait revenir plus vite de derrière et qu’on pourrait collaborer pour revenir sur la tête », explique Kaufmann, troisième du classement. L’Allemand se montrait tout de même satisfait de sa troisième place, après une saison qui ne s’était pas déroulée comme il l’avait souhaité jusqu’ici. Mais aujourd’hui, il a pu démontrer qu’il est de nouveau en pleine forme et prêt pour les championnats du monde qui se profilent en Valais.

Au final, Michael Stünzi a terminé à la 17ème place, 42 minutes derrière Urs. Ce n’est pas le résultat qu’il espérait. « J’avais toujours l’œil sur le groupe de tête et je voulais rattraper mon retard dans la deuxième descente, où j’ai malheureusement chuté. « Au-dessus de la Chaschauna, j’allais pratiquement en marche arrière. » Heureusement, il a ensuite pu profiter de l’aspiration de son coéquipier Uwe Hardter en Engadine et après ça a donné le tour.

Katazina Sosna a triomphé dans la course féminine avec une avance de près de douze minutes sur la gagnante de l’an dernier, Esther Süss. « En descente, j’étais clairement plus rapide. Mais dans les montées, Sosna a établi un rythme incroyable. Je n’avais aucune chance », reconnaît Süss, qui relativisait en disant qu’elle n’a pas voulu puiser dans ses réserves en vue du championnat suisse qui aura lieu dans une semaine. Andrea Ming, qui a terminé troisième, était satisfaite de sa performance : « J’ai commencé un peu trop vite et j’ai dû ralentir. Mais sinon, j’ai bien pu gérer la course »

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Après le Grand Raid BCVs en Valais, place aux Grisons!

Qui peut arrêter la série victorieuse d’Urs Huber? Cette question se pose à nouveau à l’approche du National Park Bike Marathon, qui fera office de répétition générale huit jours avant le championnat suisse de VTT marathon. Vainqueur pour la sixième fois du Grand Raid BCVs le weekend dernier, Urs Huber fait plus que jamais figure de favori. Chez les dames, Esther Süss a de nouveau de fortes chances de s’imposer

Texte et photos : Martin Platter

Après deux saisons marquées par les ennuis physiques, Urs Huber est à nouveau dans une forme étincelante, et en profite pleinement. Samedi dernier, le quadruple champion suisse de VTT marathon est devenu le premier coureur à remporter six fois le Grand Raid BCVs en Valais, le plus ancien marathon VTT du monde. Deux semaines plus tôt, Huber avait franchi la ligne d’arrivée pour la septième fois en tant que vainqueur de l’Eiger Bike Challenge à Grindelwald, un nouveau record. Sur la Bike Marathon Classics, dont fait partie le National Park Bike Marathon, le coureur de 34 ans reste invaincu après les trois manches initiales.

Urs Huber devant Alban Lakata, c’était en 2016, lors du dernier sacre du Zurichois sur la National Parc Bike Marathon

Sur le National Park Bike Marathon, cependant, le coureur de Mettmenstetten n’a remporté que trois victoires jusqu’à présent. Ceci s’explique en partie pas le fait que la plus longue compétition de la série nationale de marathons, avec 137 kilomètres, a toujours attiré un nombre de coureurs étrangers de haut niveau supérieur à la moyenne. Cette année ne fera pas exception à la règle. Une attention particulière devrait être accordée aux coureurs de l’équipe Texpa Simplon avec Marc Stutzmann (Rüfenacht b. Bern), deuxième de la dernière édition, l’Allemand Markus Kaufmann ainsi que Michael Stünzi, le coureur des Grisons qui monte en puissance cette saison. Stutzmann et Stünzi, qui ont terminé troisièmes la semaine dernière au Swiss Epic dans les Grisons, sont également deuxièmes et troisièmes au classement intermédiaire du Bike Marathon Classics derrière le leader Huber.

Urs Huber, solide leader de la Bike Marathon Classics après trois des cinq épreuves de la série

Mais Huber ne sera pas seul non plus. Avec ses coéquipiers de l’équipe Bulls, Hansueli Stauffer, qui a terminé troisième sur l’Eiger Bike, et le vainqueur de l’an dernier Simon Stiebjahn (De), il peut compter sur deux camarades d’armes endurants et expérimentés en cas de problème technique ou d’échappée. Mattia Longa de Livigno, troisième l’an dernier, Andreas Moser d’Oberaargau et les deux coureurs du team BiXS Konny Looser et Oliver Zurbrügg ainsi que l’Allemand Sascha Weber, toujours parmi les dix premiers lors des dernières compétitions, devraient encore faire un bon résultat.

Esther Süss, la leader invaincue de la Bike Marathon Classics, sera la femme à battre sur l’épreuve féminine. Comme Huber, l’Argovienne n’a remporté la course dans le Parc National que trois fois: en 2018, 2008 et 2007 ; Andrea Ming et Franziska Brun peuvent également viser une place sur le podium, surtout en l’absence de Maria Cristiana Nisi, l’adversaire la plus sérieuse de Süss, qui ne pourra pas prendre le départ en raison d’une affaire de dopage en cours. Ce n’est pas la seule mauvaise nouvelle qui touche le circuit VTT marathon ces temps. L’Autrichienne Christina Kollmann-Forstner a été suspendue pendant quatre ans à la suite de l’opération « Aderlass ». Tous les résultats obtenus depuis novembre 2016 lui ont été retirés et donc aussi la troisième place que l’ancienne championne d’Europe avait obtenue lors du National Park Bike Marathon 2017.

Esther Süss espère également s’imposer à nouveau après sa victoire lors de l’Eiger Bike Challenge

La nouvelle arrivée mise en place l’année dernière, où toutes les catégories avaient emprunté les 47 km de l’itinéraire « Putèr » en raison de la situation météorologique incertaine, sera maintenue. Elle traverse à nouveau le vieux centre du village de Scuol Sot, avant une montée courte et raide jusqu’à l’arrivée. Avec la nouvelle dernière ligne droite, les organisateurs tiennent compte du fait que, ces dernières années, la course s’est souvent jouée au sprint, même sur la plus longue distance. Le pont Gurlaina est réservé aux piétons.