Nationalpark Bike-Marathon, am Samstag 31. August 2019 in Scuol.
Foto Martin Platter

Somptueuse lutte en vue pour le titre de champion suisse

En raison du virus corona, le National Park Bike Marathon de samedi pourrait être le championnat suisse le plus passionnant depuis des années. Urs Huber, l’habituel candidat désigné au titre de champion suisse aura fort à faire cette année face à une armada d’adversaire parmi lesquels ont retrouvera de nombreux spécialistes du marathon, mais pas seulement, puisque de nombreux adepte du cross country seront également de la partie. Chez les femmes, le titre devrait se jouer entre Ariane Lüthi et Esther Süss.

Texte et photos, Martin Platter

Le coronavirus est à la fois une malédiction et une bénédiction pour les organisateurs de courses de vélo de montagne, comme le montre l’exemple du National Park bike marathon. La malédiction est évidemment liée au concept de sécurité étendu à mettre en place, condition sine qua non pour que la compétition de samedi soit approuvée par les différentes autorités. Cela s’est accompagné d’une limitation des participants à 1000 coureurs.

Le président du CO, Claudio Duschletta, a pu annoncer fin août que toutes les places de départ avaient été attribuées, ce qui n’est pas surprenant. Normalement, le plus grand événement cycliste des Grisons attire 2000 athlètes en Engadine. Pour Duschletta, la répartition du contingent sur les différents lieux de départ a été délicate :  À Scuol, sur la distance maximale ou SM, 413 coureurs prendront le départ, à Zernez 230 et à S-chanf 357 coureurs. Un tiers des participants débutant à S-chanf seront dans la catégorie des grands et des petits, avec donc principalement des familles.

Le National Park Bike Marathon traversera à nouveau de magnifiques paysages

Nouveau parcours marathon

Comme le détour en Italie n’est pas possible, il n’y aura pas de départ de Fuldera ni de Livigno cette année. Au lieu de faire le tour du parc national suisse sur 137 km, un nouvel itinéraire a été conçu, qui servira également d’alternative en cas de mauvais temps à l’avenir. Par exemple, lorsqu’un front de mauvais temps s’annonce comme en 2011 et 2018, qui avait rendu impossible le passage par le Chaschaunapass. Ce parcours mène de la Basse-Engadine à la Haute-Engadine et de là, de retour à Scuol sur la route éprouvée de Putèr à partir de S-chanf ; au total 108 km et 2700 Hm. Le parcours intermédiaire commence à Zernez et s’étend sur 78 km et 1500 Hm à Scuol. Seule la route de Putèr (47 km/870 Hm) reste inchangée.

D’excellentes conditions attendent les coureurs sur le nouveau parcours « coronaproof »

Les spécialistes XC de la partie

D’un point de vue sportif, le nombre limité de courses mise sur pied cette année est une bénédiction. Il attire les coureurs de la Coupe du monde de cross-country qui n’avaient pas eu le temps jusqu’à présent de participer au National Park Bike Marathon en raison du calendrier très chargé des courses. Des coureurs tels qu’Andri Frischknecht, Andrin Beeli, Lukas Flückiger, Simon Vitzthum, Casey South et Martin Fanger, autant de coureurs habitués au podium sur des courses renommée.

Fanger vient de célébrer une victoire le weekend dernier lors de l’O-Tour, où il a battu au sprint le spécialiste établi et tenant du titre Urs Huber, qui vise sa sixième médaille d’or à Scuol samedi. Les spécialistes du marathon doivent donc être sur leurs gardes. D’autant plus qu’un certain nombre de coureurs étrangers forts comme l’ancien champion du monde de marathon Alban Lakata, son compatriote autrichien Daniel Geismayr ou l’Allemand Andreas Seewald pourraient également donner à la compétition un tournant inattendu.

Le pronostic pour la fin de la course est également rendu difficile par l’absence de la difficile montée vers le Chaschaunapass, qui a souvent permis de faire la sélection. Après une reconnaissance, Urs Huber juge le parcours plutôt facile, ce qui n’est pas vraiment un avantage pour lui, qui aurait préférer un parcours plus exigeant. Il bénéficiera en revanche de la restriction du nombre de coureurs et du fait qu’une trentaine de coureurs élites qui s’étaient inscrits trop tard ne pourront pas prendre le départ.

Martin Fanger espère bien pouvoir à nouveau jouer les premiers rôles

Une nouvelle outsider chez les femmes

Dans la course féminine, Ariane Lüthi partira en tant que championne en titre. Outre la septuple championne suisse Esther Süss et Andrea Ming, qui se sont régulièrement disputé les médailles S&M ces dernières années, Jacqueline Schneebeli devrait également obtenir un résultat de premier plan. La championne du monde junior de cross-country de l’année dernière a déjà réalisé de belle surprises lors de sa première année en tant que coureuse U23 ; par exemple, en remportant le titre de championne du monde de cross-country SM bien avant la première coureuse élite. Mais elle a également attiré l’attention sur elle avec de bons résultats lors du récent Swiss Epic.

Jacqueline Schneebeli pourrait bien jouer les trouble-fêtes pour les habituées aux médailles

Le programme:

Samedi 19 Septembre

7h15h à Scuol, départ course Vallader, 110 km

7:15h – 7:45h à Zernez, départ course Jauer, 78 km

12:30h – 13h à S-chanf, départ course Putèr, 47 km

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L’obwaldien Martin Fanger remporte l’O-Tour Bike-Marathon

Au cours d’un final palpitant, Martin Fanger, originaire d’Obwald, a réalisé un magnifique coup d’éclat pour s’imposer sur l’O-Tour Bike Marathon devant Urs Huber, vainqueur l’année dernière, et Marc Stutzmann, qui avait remporté la course en 2017. Dans la course féminine, la gagnante est Ariane Lüthi, qui devance Esther Süss, cinq fois gagnante de l’O-Tour, et Andrea Ming.

Texte et photos, Martin Platter

Sans doute en raison des occasions de départ bien trop rares cette saison et de conditions particulièrement propices, la course s’est animée dès les premiers kilomètres. Déjà dans la première montée vers Lütholdsmatt, un groupe de tête avec tous les favoris s’est détaché. Les coureurs ont tenté à plusieurs reprises de s’échapper en durcissant le rythme. Mais comme les années précédentes, c’est à nouveau dans la dernière montée, vers le col d’Ächerlipass, que la course s’est décantée. Le champion suisse Urs Huber, Marc Stutzmann, vainqueur en 2017, et le surprenant David Gysling ont pu se détacher du groupe des favoris. Et alors que Gysling allait perdre le contact dans la descente vers l’aérodrome d’Alpnach, c’est le régional de l’étape Martin Fanger, qui pouvait combler l’écart et revenir sur le duo de tête. Après avoir parcouru les deux derniers kilomètres roues dans roues, les trois coureurs se sont disputé la victoire au sprint. Et à ce jeu-là, c’est le coureur du Team VTT Papival – Scott – Grand-Raid-BCVs, Martin Fanger qui s’est montré le plus rapide, en s’imposant devant le lauréat de l’année dernière, Huber. Stutzmann terminait à la troisième place.

Fanger était visiblement très touché par son premier succès sur le parcours marathon de 86km, acquis onze ans après sa victoire sur la distance intermédiaire : « Jusqu’à présent, j’ai toujours manqué de force pour suivre les meilleurs dans la montée finale vers l’Ächerli. Cette fois, cependant, j’ai pu maintenir un écart relativement faible et rétablir le contact dans la descente ». La fin de course est restée incertaine jusqu’au bout, et ce que sur la ligne d’arrivée qu’il a eu la certitude de pouvoir gagner. « Cela me permet de boucler la boucle », a déclaré le natif de Kägiswil, visiblement ému.

Urs Huber compte bien faire aussi bien que l’année dernière

Urs Huber, en revanche, se montrait un peu déçu. « J’ai glissé de la pédale au plus mauvais moment. A cet instant, j’étais en parfaite position pour le sprint et j’étais presque sûr de pouvoir gagner. Mais Fanger a très bien négocié la fin de course.”, a déclaré le coureur de Mettmenstetten. Stutzmann rajoutait de son côté : « Après avoir lâché Gysling dans la descente, on se préparait déjà à un sprint à deux. Puis soudain, Fanger est apparu, ce qui a fait monter encore la pression. On s’avait que c’était un adversaire dangereux dans ce genre d’exercice. »

Dans la course féminine, la championne suisse Ariane Lüthi a démarré la course en douceur et s’est échappée que dans la montée vers Richmettlen. Ses compagnes Esther Süss et Andrea Ming se sont alors concentrées sur leur propre rythme, permettant à Lüthi d’augmenter progressivement son avance pour s’imposer finalement avec une marge de 5 minutes 30 : « Je me suis sentie très bien aujourd’hui et je suis heureuse de cette victoire. Mais j’étais aussi sur mes gardes. On ne sait jamais avec Esther Süss. » Cette dernière n’était pas mécontente de sa deuxième place : « Contrairement à l’année dernière, où il avait neigé sur le Glaubenberg, j’ai pu profiter de la course cette fois-ci. Mais cela n’a pas été facile. En tant que femme, vous êtes toujours seule ». Andrea Ming, qui a grandi à Sachseln, se réjouissait de sa troisième place : « C’était encore délicat à la fin. J’avais des problèmes avec mon changement de vitesse et la quatrième reprenait du terrain ».

La nouvelle présidente du CO, Marion Imfeld, a pris un bon départ, en fêtant un nombre record de 849 participants. Son prédécesseur Karl Langensand, a participé à la course comme coureur pour la première fois depuis des années. Il a terminé le semi-marathon à la 182e place, soit 61e dans sa catégorie d’âge Fun 3.

O-Tour Bike-Marathon, am Sonntag, 9. September 2018 in Alpnach.
Foto Martin Platter

Dernier rendez-vous avant les championnats suisses

la saison suisse de VTT marathon, déjà pas très riche en temps normal est réduite à trois courses cette année en raison du coronavirus. Après la Jura Bike Marathon dimanche dernier, c’est au tour de l’O-Tour ce weekend avant la National Park Bike Marathon le weeekend prochain, qui fera office de Championnats Suisses. Urs Huber et Ariane Lüthi seront les deux grands favoris, alors que la nouvelle recrue du Team VTT Papival-Scott-Grand-Raid-BCVs tentera de tirer son épingle du jeu.

Une semaine après une belle édition de la Jura Bike Marathon, c’est au tour de l’équipe de l’O-Tour de s’enthousiasmer, avec des conditions idéales qui s’annoncent du côté d’Alpnach ce dimanche pour la première manche de la Bike Marathon Classics. Le régional de l’étape, Martin Fanger qui a récemment intégré le Team VTT Papival-Scott-Grand-Raid-BCVs aura forcément de grosses ambitions sur la ligne de départ. L’Obwaldien vit à Genève depuis un certain temps mais aime toujours autant retourner dans son canton d’origine. Cette année, il est particulièrement motivé car ses bons résultats des dernières semaines l’ont mis en confiance. Fanger déclare : « Les quelques courses qui ont eu lieu jusqu’à présent cette année ont régulièrement attiré un nombre de coureurs supérieur à la moyenne et malgré celà j’ai souvent pu me maintenir dans le groupe de tête ».

Après la Jura Bike Marathon, les meilleurs coureurs se retrouveront à l’O-Tour

Avec l’O Tour, il a toujours un compte à régler. Il a remporté le semi-marathon lors de sa première année professionnelle en 2009. Mais sur la longue distance, il n’a jamais fait mieux qu’une la troisième place. Cela va changer cette fois-ci. Lors du Jura Bike Marathon, il avait fait longtemps jeu égal avec les meilleurs coureurs, se laissant distancer seulement en fin de course. Urs Huber et Ariane Lüthi, qui avaient respectivement fêté leurs cinquième et quatrième titres de champion de Suisse sur l’O-Tour l’année dernière s’étaient imposés à Vallorbe. Huber a battu le groupe de tête avec son coéquipier Simon Schneller, le champion allemand Sascha Weber et Marc Stutzmann, le vainqueur de l’O-Tour 2017.

Urs Huber compte bien faire aussi bien que l’année dernière

Fanger a atteint la ligne d’arrivée à la cinquième place, deux minutes derrière. Tous ces coureurs seront au départ à Alpnach dimanche. Le groupes des favoris sera complété par le jeune Casey South, qui a étonnamment remporté la médaille de bronze l’année dernière lors de l’O-Tour. Deuxième l’année dernière, Hans-Ueli Stauffer, sera de son côté au départ avec des ambitions bien limitées. Le coureur de Sigriswil a fait une grave chute dans le camp d’entraînement en altitude en juillet et s’est cassé la clavicule, le coude, le sternum et trois côtes. Les poumons avaient également été touchés. Chez les femmes, Lüthi, la septuple championne suisse Esther Süss et Andrea Ming, qui ont partagé le podium l’année dernière, font partie des candidates à la victoire.

Pour la nouvelle présidente du comité d’organisation, Marion Imfeld, l’objectif est clair: « Nous voulons mettre sur pied un événement dans un cadre similaire à celui qui existait auparavant. En plus des coureurs professionnels, les cyclistes amateurs et les jeunes pourront également se tester dans le magnifique paysage d’Obwald. L’événement sera élargi à la catégorie des vélos électriques et à un relais de clubs et d’entreprises », L’O-Tour s’était vu décerné l’année dernière le prix sportif du canton d’Obwald.

Pour les coureurs il s’agira déjà du dernier test avant les chamiponnats suisses qui auront lieu du côté de Scuol le weekend prochain. Urs Huber a pu pleinement se rassurer le weekend dernier avec sa victoire lors de la Jura Bike Marathon, lui qui restait sur deux dernières étapes difficiles lors du Swiss Epic. Chez les dames Ariane Lüthi est également dans une bonne dynamique puisqu’elle avait terminé deuxième de la dernière étape du Swiss Epic avant de s’imposer dans le Jura.

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« Les situations extraordinaires exigent des solutions créatives »

Entretien avec Florian Chevrier, président du CO du Raid Evolenard, qui accueillera en 2021 les championnats européens de VTT marathon. Malgré les restrictions du Covid-19, Florian Chevrier et son équipe ont mis sur pied une édition 2020 du Raid Evolénard sous forme de Challenge Strava. Un nouveau format de course dans lequel une bonne vingtaine de coureurs invités ont accompli ensemble le parcours de 62 km et se sont affrontés sur trois segments strava.

Florian Chevrier, êtes-vous satisfait du nouveau format de course ?

Je suis entièrement satisfait des conditions que nous avions, de la façon dont s’est finalement déroulé le concours. Bien sûr, nous aurions préféré le Raid Evolenard normal. Mais compte tenu du fait que tous les autres événements ont dû être complètement annulés, il est positif que nous ayons pu trouver au moins une alternative. Les réactions positives des pilotes, des sponsors ou du personnel des médias nous donnent raison.

Pourquoi n’avez-vous pas simplement organisé la course en limitant le nombre de coureurs ?

Nous nous sommes également posé cette question au sein du comité d’organisation. Le principal problème était l’incertitude. Si nous avions su quatre semaines à l’avance que nous pourrions commencer le 20 ou le 21 juin avec 200 ou 300 athlètes, nous aurions organisé la compétition normalement mais avec un nombre réduit de participants. Mais au moment de notre décision, nous ne savions tout simplement pas que le Conseil fédéral serait aussi rapide pour assouplir les restrictions dûes au Covid. L’incertitude a également rendu difficile l’engagement des sponsors et la budgétisation de la course en général. Les coûts auraient été presque les mêmes avec 300 participants qu’avec 1000, et même avec moins de coureurs, nous aurions dû avoir environ 100 volontaires pour sécuriser la piste. Comme le nombre total de personnes est pris en compte pour obtenir les autorisations, il était pratiquement impossible d’obtenir les autorisations même pour une variante avec un nombre réduit d’athlètes. C’est pourquoi nous avons eu l’idée du « Challenge Strava ».

Quelles sont les attentes pour le championnat d’Europe l’année prochaine ?

Il faut espérer que d’ici là, la crise du Covid 19 aura été surmontée et que toutes les restrictions auront été levées, afin que tous les athlètes puissent s’entraîner et voyager librement et que les meilleurs marathoniens européens soient sur la ligne de départ.

Les sponsors s’impliquent-ils à nouveau ?

Le marathon de VTT n’est certainement pas le sport qui a la plus grande présence médiatique. Cela ne facilite pas la recherche de sponsors. Le Covid-19 nous a sans doute causé des difficultés supplémentaires car de nombreuses entreprises ont connu des difficultés financières à cause du verrouillage. Mais nous restons également optimistes quant aux sponsors.

Cela signifie-t-il que le budget du Championnat d’Europe est assuré ?

Nous essaierons de maintenir le budget initialement prévu. Toutefois, il se peut que nous devions procéder à des ajustements dans une deuxième phase afin de réduire les dépenses, mais nous espérons que ce scénario ne se produira pas.

Comment financez-vous l’événement d’aujourd’hui ?

Les situations extraordinaires exigent des solutions créatives. C’est également l’avis de nos sponsors, qui ont salué le fait que nous n’avons pas simplement abandonné et annulé la course. De grandes entreprises comme Morand, Oiken et FMV, qui ont toutes parrainé un segment Strava. En outre, il y a des sponsors fidèles comme Raiffeisen, qui nous ont également soutenu, ce qui nous a permis d’organiser cet événement. Nous sommes infiniment reconnaissants de ce soutien, surtout en ces temps difficiles, mais aussi à l’avenir.

Reduzierter Raid Evolenard im Zeichen von Covid-19 am Samstag, 20. Juni 2020 in Evolene.
Foto Martin Platter

Retour réussi à la compétition pour les spécialistes de VTT marathon

En raison des restrictions dues au Covid-19, le Raid Evolénard a eu lieu samedi dernier sous une nouvelle forme. Une bonne vingtaine de spécialiste de VTT marathon ont accepté l’invitation des organisateurs et ont donné le coup d’envoi du challenge Strava du Raid Evolénard. Les populaires auront maintenant tout l’été pour voir où ils se situent par rapport à Martin Fanger et Ariane Lüthi, grands dominateurs de la journée.

Dans la perspective des Championnats d’Europe de VTT Marathon qui se dérouleront à Evolène l’année prochaine, les organisateurs comptaient bien réussir la répétition générale cette année. Cependant, comme les restrictions du Covid-19 interdisent toujours les événements de plus de 300 personnes à l’heure actuelle, le comité d’organisation, réuni autour du président Florian Chevrier a imaginé un nouveau format de course. Les coureurs se sont affrontés sur seulement trois sections du parcours, d’une durée d’environ 20 minutes, alors que le reste du parcours s’est déroulé à un rythme d’entraînement. Ceci a permis à certains coureurs qui venaient pour la première fois, comme le champion de France Pierre Billaud, ou la championne allemande Janine Schneider de reconnaître le parcours dans des conditions idéales et de profiter du magnifique panorama du Valais.

Version light du Raid Evolénard en raison du Covid-19 Photo Martin Platter

Fanger sur la plus haute marche du podium

Chez les hommes, c’est la nouvelle recrue du Team Papival Scott Grand Raid BCVs, Martin Fanger, qui s’est montré le plus rapide sur l’ensemble des segments. Le coureur d’Obwald, qui vit à Genève, n’a pas été surpris d’être le plus rapide malgré une équipe de marathoniens de haut niveau : « Le format de la course correspondait à mes qualités de puncheur. C’est exactement le genre d’effort pour lequel je m’entraîne en cross-country. J’ai apprécié le fait que les organisateurs ne se soient pas contentés d’annuler la course, mais qu’ils nous aient offert quelque chose de nouveau pour les coureurs. C’était amusant – surtout les passages entre les sections de course, que nous pouvions parcourir ensemble à la vitesse de l’entraînement.  » Le belge Frans Claes, a pris la 2ème place, comme l’année dernière, alors que le français Pierre Billaud a terminé en 3ème position.

Urs Huber pas dans son élément

Urs Huber, qui a déjà remporté la version normale de la course à trois reprises a eu plus de peine à composer avec les nombreux changements de rythme. Le champion suisse de marathon n’a pu suivre les meilleurs que sur le premier segment : « Sur la première section, j’ai trouvé mon rythme de course. Mais les périodes d’attente avant les autres parties de la course ne m’ont pas convenue. Du coup je n’étais pas à mon meilleurs niveau ». Il ne regrettait malgré tout pas d’être venu sur place : « Après la longue pause, c’était agréable de courir à nouveau et de sentir l’atmosphère de la compétition ». 

Lüthi s’impose chez les femmes

Du côté des femmes, Ariane Lüthi s’est montrée la plus à l’aise sur tous les segments. Mais la championne suisse de VTT marathon s’est également plainte de douleurs aux jambes : « La première section s’est bien passée, mais ensuite, mes jambes ont commencé à me faire de plus en plus mal. Sur le dernier segment, Stefanie Zahno m’a poussé dans mes derniers retranchements et c’était génial de retrouver ces sensations de compétition ». Elle a apprécié le format de la course. « Je trouve ça génial que les organisateurs n’aient pas simplement annulé. » De son côté, la jeune haut-valaisanne Stefanie Zahno, a parfaitement profité de l’occasion de courir avec quelques une des meilleurs spécialistes. « Elles sont au-dessus de mon niveau, c’est clair, mais dans ce dernier segment, je me suis sentie bien et j’ai tenté ma chance jusqu’au bout. Je me réjouis énormément de courir ces championnats d’Europe à la maison l’année prochaine »

Le président du CO, Florian Chevrier, s’est réjoui de ces réactions positives. Il a déclaré : « Je suis entièrement satisfait des conditions que nous avions, de la façon dont s’est déroulé la manifestation en fin de compte. Bien sûr, nous aurions préféré pouvoir mettre sur pied une édition classique du Raid Evolénard. Mais compte tenu du fait que les autres événements ont dû être complètement annulés, il est positif que nous ayons pu trouver au moins une alternative. Les réactions positives des coureurs, des sponsors ou du personnel des médias nous donnent raison. » Maintenant c’est donc au tour des populaires de se rendre sur le parcours et de se comparer aux champions, avec à la clé des prix pour les meilleurs, mais aussi pour ceux qui partageront les plus belles photos sur le parcours !

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Le Raid Evolénard 2020 sous forme de challenge Strava!

Le coronavirus aura eu raison de la version habituelle du Raid Evolénard, mais pas de la motivation du comité et des sponsors de la course, bien décidés à mettre sur pied une alternative pour les amateurs de VTT en tout genre! La solution? un challenge strava sur tout l’été qui vous permettra de remporter de magnifiques prix en repoussant vos limites ou en postant de magnifiques photos sur les résaux sociaux!

Une année avant les championnats d’Europe de VTT marathon, le Raid Evolénard ne pouvait pas faire l’impasse sur l’édition 2020. Les organisateurs ont donc décidé de mettre sur pied une épreuve alternative sous forme de challenge strava…

Le principe est tout simple:

  1. Inscris-toi dans le groupe strava du Raid Evolénard: https://www.strava.com/clubs/raidevolenard
  2. Effectue le parcours du Raid Evolénard de ton choix, avec ton GPS bien allumé
  3. Repousse tes limites sur les trois segments Strava du parcours
  4. Fais de magniques photos le reste du temps
  5. Charge ton activité sur Strava
  6. Partage tes photos sur les réseaux sociaux avec les hashtags #raidevolenard, #ChallengeStrava

Trois segments Strava balisés de juillet à septembre

Du 1er juillet au 30 septembre, trois segments seront balisés sur le parcours du Raid Evolénard. Le premier, le segment « Les bons sirops Morand » de Flan Mayen à Chalet Vieux, sur la plus belle partie de la première montée! Le deuxième, le challenge « Oiken » de l’alpage de la Niva à l’alpage de l’Etoile, là où la fatigue et l’altitude commencent à se faire sentir… et pour finir, le défis « FMV » sur la deuxième boucle du Raid Evolénard, de Cotter à Béplan, sur l’interminable montée qui abouti au point culminant de la course…

Des prix à gagner chaque mois!

Grâce à nos généreux sponsors, de magnifiques prix seront à gagner chaque mois, pour récompenser les plus belles photos réalisées sur le parcours ou une action particulière… Et à la fin de l’été, les meilleurs temps cumulés sur les segments du petit et du long parcours, aussi bien chez les hommes que chez les femmes, seront récompensés par un prize money.

Et pour les personnes intéressées, la course est validée pour la médaille sportive sédunoise!

Nationalpark Bike-Marathon, am Samstag 31. August 2019 in Scuol.
Foto Martin Platter

La Bike Marathon Classics en mode Corona

La crise du Corona virus continue à affecter la série de VTT marathon « Bike Marathon Classics ». Après la course d’ouverture de l’Ortler Bike Marathon, c’est au tour de la deuxième course de la série, la BergiBike à Bulle d’être annulée. Les championnats suisses de marathon, qui auraient dû se dérouler lors de cette épreuve vont devoir trouver une nouvelle terre d’accueil.

Après sa réunion du 20 avril, le comité d’organisation a annoncé que la BergiBike Race à Bulle, prévue le dernier week-end de juin, devait également être annulée. En l’absence de date de remplacement cette année, la prochaine édition de la BergiBike aura lieu en juin 2021. Cela signifie également que l’organisation des Championnats suisses de VTT marathon, qui aurait dû se dérouler sur la Bergibike, est à nouveau ouverte. Swiss Cycling est responsable de l’attribution des championnats nationaux, mais il est fort possible que l’un des quatre organisateurs de courses restantes dans le cadre de la Bike Marathon Classics  reprenne cette organisation.

Au sein du CO de l’Eiger Bike Challenge, les préparatifs se déroulent comme prévus pour l’instant, et la décision définitive concernant le maintien de l’épreuve à Grindelwald le 9 août sera prise fin mai.

Un peu plus d’optimisme pour les courses de fin de saison

Le CO du National Park Bike Marathon est également convaincu que la course pourra avoir lieu à Scuol le 29 août. Le point de friction pourrait toutefois être la traversée de la frontière en direction de Livigno. Si aucune autorisation n’est délivrée par l’Italie, le parcours alternatif serait utilisée pour la première fois, et la course se déroulerait alors intégralement en Engadine. Si la Confédération suisse n’autorise toujours pas la tenue d’événements majeurs à la fin du mois d’août, il est prévu de reporter la manifestation au 3 octobre. La course se déroulerait alors aussi sur l’itinéraire de rechange, qui reste systématiquement en dessous de 2000 mètres d’altitude.

L’O-Tour qui se déroulera le 19 septembre à Alpnach est également toujours prévu, même si les organisateurs attendent encore la confirmation de la part de leurs sponsors. Un report de la date encore plus tard en 2020 est hors de question pour la présidente du CO, Marion Imfeld, qui réfléchit à une version light – sans programme imprimé et une communication faite uniquement via les médias sociaux.

La course Iron Bike, qui se déroule le dernier week-end de septembre à Einsiedeln, n’a pas non plus fixé de date alternative en 2020. Il a déjà été décidé de ne pas produire de programme, mais c’est toujours dans la bonne humeur que la course peut se dérouler sur les collines autour du lac Sihl.

Plus d’informations concernant le déroulement les quatre dernières courses de la Classics seront données d’ici fin mai.

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Ariane Lüthi et Andermatt Swiss Alps collectent des dons pour Songo.info

Quand Ariane Lüthi, championne de suisse en titre et ancienne vainqueur du Raid Evolénard appelle les fans et les professionnels du monde entier à soutenir l’association caritative Songo.info, la fondation de Christoph Sauser, un autre habitué du Raid Evolénard qu’on ne présente plus, le Raid Evolénard se doit évidemment de participer et de passer le message!

Ariane Lüthi, qui partage depuis de nombreuses année sa vie entre la Suisse, et Stellenbosch, en Afrique du Sud est depuis longtemps une supportrice de Songo.info et à mis sur pied une action de soutien sous forme de défi cycliste sur Strava en faveur de cette fondation. Et pour encourager un plus grand nombre de coureurs à participer, elle a convaincu ses nouveaux sponsors Andermatt Swiss Alps et Canyon Bicycles a décerner des prix très convoités!

Courir le Cape Epic pour la bonne cause!

Ariane Lüthi espère que la communauté des vététistes soutiendra cette bonne cause, car la commune de la périphérie de Stellenbsoch est confrontée à un avenir incertain. Ariane met les participants au défi de parcourir la distance totale du Cap Epic 2020 récemment annulé : 647 km. Ne vous inquiétez pas, au lieu des huit jours de course, les participants ont un mois entier pour couvrir la distance !

Avec l’apparition du virus corona et le verrouillage national de 21 jours qui a suivi en Afrique du Sud, la communauté Kayamandi est extrêmement vulnérable. L’économie sud-africaine est en perte de vitesse et, dans les semaines et les mois à venir, on s’attend à ce que les revenus déjà très modestes se tarissent complètement à mesure que les entreprises locales réduiront leurs activités et diminueront leur personnel.

Songo.info a décidé de se concentrer sur le court terme et de ne plus fournir un soutien sportif et éducatif aux enfants de Kayamandi, mais d’organiser des colis alimentaires hebdomadaires pour les familles du township pendant la période de fermeture et au-delà si nécessaire. L’organisation caritative a acheté des colis alimentaires pour 200 ZAR qui peuvent nourrir une famille de huit personnes pendant une semaine et utilisera le clubhouse de Songo.info comme centre de distribution.

Un principe tout simple:

Étape 1 : Assurez-vous que vous avez un compte Strava actif. L’enregistrement est rapide et facile. Si vous ne pouvez pas sortir à cause du verrouillage, votre entraîneur d’intérieur doit pouvoir mesurer la distance et transférer les kilomètres à Strava.

Étape 2 : Faites un don d’au moins 200 R / 20 $ / 20 € / 20 £ / 20 CHF via la plateforme de paiement suivante : Givengain.com. Lors du paiement, mentionnez votre nom de Strava dans la boîte de message afin que votre demande d’adhésion au Strava Club puisse être confirmée. Un multiple du montant donné permettra d’acheter plus de « tickets » pour le tirage au sort et augmentera vos chances de gagner.

Etape 3 : Allez sur Strava et envoyez une demande au Club Strava « EpicSolidarity ». Le Défi Strava commence le vendredi 10 avril 2020.

Étape 4 : Montez sur votre vélo ! Et suivez l’Instagram d’Ariane pour vous tenir au courant et regarder les interviews en direct d’invités célèbres.

Étape 5 : Le concours se termine le dimanche 10 mai 2020 (à minuit, CEST). Le tirage au sort des gagnants aura lieu dans la semaine du 11 mai 2020.

Et avec un peu de chance gagnez de fantastiques prix!

Prix 1 : 7 jours de vacances de luxe à Andermatt, au cœur des Alpes suisses
Tous les participants du #EpicSolidarity Challenge qui ont fait un don ET parcouru la distance totale de 647 km en un mois participeront au tirage au sort pour des vacances de luxe au Radisson Blu Hotel 4 étoiles à Andermatt, offert par la société immobilière Andermatt Swiss Alps.

Prix 2 : Maillot signé par Mathieu van der Poel
Toute personne qui fera un don de 200 R/$20/€20/£20/CHF20 à Songo.info au nom de l’initiative #EpicSolidarity sera inscrite au tirage au sort du maillot signé par Mathieu van der Peol. Ce maillot, porté par le multiple champion du monde de cyclo-cross, champion junior sur route et vainqueur de la coupe du monde de mountain bike, sera remis par Canyon Bicycles.

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Lever de rideau sur les parcours kids!

Après avoir proposé de nombreux changements au niveau des parcours adultes ces dernières années, les organisateurs du Raid Evolénard ont décidé cette année de retravailler les parcours de la Raiffeisen Kids Cup. L’objectif principal était d’augmenter progressivement la difficulté des tracés depuis les poussins jusqu’aux juniors et de proposer à chaque catégorie son propre parcours! Les horaires définitifs seront mis à jour prochainement.

Pas de changement pour les Poussins et les Cross

Du côté des plus petits, pas de changement à signaler. Les Poussins continueront de s’affronter sur un parcours de 2km entre Les Haudères et Molignon. Si pour les plus petits, ce parcours peut encore constituer un défi, les plus grands de la catégorie seront toujours capables d’atteindre la ligne d’arrivée en un peu plus de 5 minutes.

Les Softs, qui s’élancaient auparavant sur le même parcours que les Poussins auront désormais leur propore boucle de 4km. Le parcours ne comprend pas de difficulté et longe la rivière jusqu’à la Tour. Ce changement de tracé leur permettra d’être mieux préparés pour le parcours Cross.

Le parcours Cross reste quant à lui inchangé, avec ses 6km et sa grosse difficulté peu après le départ. Pour le reste, le parcours longe la rivière jusqu’à la Tour, tout comme le parcours Soft.

Des difficultés supplémentaires pour les Rocks et les Mégas

Le parcours Rock passe lui de 6km à 8.5km, pour emprunter désormais l’ancien parcours Méga. A partir de cette année, les Rock iront donc jusqu’à Evolène en passant par la route valonnée à travers la forêt pour la descente, et en longeant la rivière pour le retour.

Le parcours des Mégas a du coup aussi été ralongé. Les Mégas commenceront par une boucle de 4km, la même qui est empruntée par les Softs, avant de poursuivre avec la boucle de 8.5 km des Rocks, pour un total de 12.5km.

Les cadets dans la cour des grands

Le principal changement intervient au niveau de la catégorie cadet. Ces dernières années, les cadets parcouraient deux fois une boucle de 8.5km au départ des Haudères. Cette année, ils s’élanceront tout comme les adultes depuis Evolène, en milieu de matinée. Au lieu de monter jusqu’à Chalet-Vieux, ils iront directement à Arbey. Pour corser le tout, une section « portage » clôturera la montée d’Arbey. Ils continueront ensuite en direction de la Gietty, tout comme les autres catégories adultes.

Pour plus d’infos et pour télécharger les parcours au format gpx, rendez-vous sur la page kids cup ou 18km pour les cadets

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Ariane Lüthi, en route vers de nouvelles aventures

Après une saison difficile, sauvée par un nouveau titre de championne suisse, Ariane Lüthi s’est retrouvée sans équipe en fin de saison. Et au lieu de mettre un terme à sa carrière, une idée qui lui a traversé l’esprit plus d’une fois, elle a trouvé les resources nécessaires pour monter sa propre équipe et se lancer de nouveaux objectifs en attendant les championnats d’Europe à Evolène en 2021! Elle nous raconte tout et en détail!

Commençons par le commencement. Tu as eu la chance de faire partie de l’équipe de la médaillée olympique Maja Włoszczowska l’année dernière. Qu’est-ce que cette expérience t’a apporté ?

J’étais extrêmement heureuse d’avoir l’opportunité de rejoindre le Kross Racing Team et de rouler avec Maja à l’époque, car il était très difficile de trouver une équipe et un partenaire solide pour le Cape Epic fin 2018. Maja est une coureuse de classe mondiale et m’a poussée à la fois techniquement et physiquement dans la course. Nous avons un point de vue très similaire sur l’entraînement. Nous travaillons toutes les deux avec un entraîneur et nous aimons suivre le plan au plus près, mais nous sommes aussi conscientes que certains jours, nous devons plutôt écouter notre corps et peut-être sauter une séance. C’était bien pour moi de voir qu’une championne comme elle s’entraîne de façon très similaire. Ce que je retiens et ce qui est intéressant à observer, c’est la façon dont elle interagit avec les spectateurs. Elle n’a jamais manqué l’occasion de faire un high five à quelqu’un ou d’animer le public au départ ou à l’arrivée. Elle comprend son rôle d’animatrice et aime vraiment faire plus pour ce sport que de simplement appuyer sur les pédales. Elle prend également de grandes responsabilités dans l’équipe, s’assure que tout le monde va bien, reçoit le soutien dont il a besoin et n’oublie pas de mettre les sponsors de l’équipe sous le meilleur jour à tout moment. J’ai certainement beaucoup appris en passant du temps avec une professionnelle aussi expérimentée et accomplie, qui est une personne très intelligente à tous les niveaux. Le fait qu’elle soit mathématicienne est encore plus inspirant pour moi, car elle sait certainement une chose ou deux de plus que simplement rouler à VTT.

Tu as eu une saison assez compliquée l’année dernière, avec quelques hauts, comme ce nouveau titre de championne suisse, mais aussi quelques bas. Comment peux tu résumer la saison passée ?

C’est clair que je n’ai pas vécu ma meilleure saison l’année dernière. Je n’ai jamais eu l’impression que je roulais au niveau de 2018. C’était vraiment dommage, car j’étais extrêmement motivée pour le championnat du monde de marathon à Grächen et je visais bien plus que ma 15e place. En regardant comment je m’étais préparée, je me suis rendue compte que j’avais fait une erreur majeure en ne me ravitaillant pas assez pendant mes entraînements. Je pensais que je pourrais perdre plus de poids de cette façon, ce qui a fonctionné au début, mais cela m’est retombé dessus et je n’ai jamais pu être très maigre parce que mon corps retenait d’autant plus les réserves d’énergie. Bien sûr, un seul facteur ne peut pas tout expliquer, mais le manque d’apport en glucides pendant mes entraînements était définitivement une grosse erreur. Défendre le titre de championne suisse pour la toute première fois a été un événement très spécial et un point culminant de cette saison plutôt ratée. Heureusement, nous avons le championnat d’Europe à Evolène l’année prochaine, ce qui me donne une autre chance de briller sur mon propre terrain. Je m’en réjouis déjà.

À la fin de la saison, tu as appris que ton contrat ne serait pas renouvelé. Comment as-tu réagi à cette nouvelle ?

Déjà au moment où j’ai signé avec Kross, je savais que ce ne serait probablement que pour un an et qu’ils m’avaient engagée principalement parce que Maja voulait courir le Cape Epic et avait besoin d’une partenaire. Le Kross Racing Team est une équipe qui se concentre sur le XC olympique et non sur le marathon, donc ce n’était pas une surprise pour moi que le contrat ne soit pas renouvelé pour 2020. Cette année, ils se concentrent sur Tokio.
Pendant un certain temps en 2019, alors que je luttais contre des symptômes de burn out, je pensais en fait que ce serait ma dernière année. Comme je ne me ravitaillais pas suffisamment pendant mes entraînements et que je ne pouvais plus récupérer, je me sentais tout le temps fatiguée et je perdais toute motivation. Heureusement, je me suis améliorée vers la fin de la saison et j’ai réalisé que je ne voulais pas mettre fin à ma carrière tout de suite. C’est alors que j’ai commencé à chercher de nouveaux partenaires qui me soutiendraient en 2020.

Tu as alors décidé de monter ta propre équipe. Un tout nouveau défi pour toi… Comment cela s’est-il passé ?

Oui, j’ai réalisé que cela fonctionnait mieux pour moi si j’avais une relation plus directe avec mes sponsors. Je n’aime pas leur rendre des comptes uniquement avec des résultats, mais plutôt avec toute ma personnalité. Si seuls les résultats comptent, mais pas la personne que je suis en dehors du vélo, cela me met beaucoup de pression, ce qui finit par tuer ma motivation. En outre, j’aime bien relever d’autres défis, à côté du vélo. Cela me donne un meilleur équilibre dans la vie et au lieu de penser à mes stats tout le temps, j’ai en fait des choses plus intéressantes à penser lors de mes longues sorties.
Cependant, il est incroyablement difficile de trouver des sponsors. Il ne suffit pas d’être championne suisse de marathon. Il faut être très créative pour proposer une stratégie de marketing pour les différentes entreprises. C’est beaucoup de travail de trouver un sponsor et de maintenir cette relation, mais jusqu’à présent, j’adore ce défi.

Canyon, la marque sur laquelle Ariane va pouvoir compter tout au long de la saison!

Peux-tu nous en dire un peu plus sur tes nouveaux partenaires ?

Je suis extrêmement heureuse d’avoir le soutien de la société immobilière Andermatt Swiss Alps en 2020. En tant que Suisse ayant des liens étroits avec l’Afrique du Sud, je ne suis souvent pas assez suisse ou sud-africaine pour être soutenue par une société ayant un intérêt local. Andermatt Swiss Alps, en revanche, souhaite que j’exerce une influence en Afrique du Sud en tant que Suisse, ce qui constitue un partenariat parfait et une situation gagnant-gagnant. En termes d’équipement, j’ai eu beaucoup de chance de pouvoir m’associer avec la marque de vélo Canyon, leader sur le marché. Leurs vélos sont vraiment de classe mondiale et j’aime vraiment la géométrie du Canyon Lux.
Un autre nouveau partenaire est Veritce Diagnostics, qui est un fournisseur de technologies de santé. Je fais la promotion d’un de leurs produits, le Holter, un petit appareil que l’on peut fixer sur le sternum pour permettre aux patients de suivre toutes leurs activités quotidiennes pendant une période de surveillance de cinq jours. Il s’agit d’une technologie révolutionnaire pour la prévention des maladies cardiovasculaires. J’ai été très heureuse de pouvoir surveiller mon propre rythme cardiaque avec cet appareil alors que je luttais contre un virus pendant une course. Savoir que mon cœur était en bonne santé m’a procuré une grande tranquillité.
Un sponsor qui m’a déjà soutenue au cours des quatre dernières années et qui continue à me soutenir, c’est Spur Steak Ranches. Je continuerai à être une ambassadrice de la Spur Schools MTB League pour eux. La propriété du groupe de restaurants où se déroule l’événement cycliste est le plus grand programme de cyclisme scolaire au monde. En 2019, plus de 18 000 élèves de plus de 500 écoles d’Afrique australe ont participé à l’événement. En tant qu’ambassadrice, je visite plusieurs événements pour soutenir les jeunes cyclistes en leur donnant des conseils sur l’entraînement, la nutrition, les compétences, etc. et j’espère ainsi contribuer au développement de ce sport.

Ariane Lüthi espère bien encore dompter les singles sud-africain!

Enfin, quels seront tes principaux objectifs pour cette saison ?
Le Cape Epic sera encore une fois mon premier temps fort de l’année. En fait, ce sera déjà mon dixième départ pour la plus grande course par étapes d’Afrique du Sud. Le prochain pic est prévu en juin pour les championnats d’Europe et de Suisse, où, entre-temps, je viendrai à nouveau à Evolène pour aiguiser mes talents de grimpeur. La dernière grande course de l’année sera le championnat du monde de marathon, qui a été déplacé à la fin du mois d’octobre récemment et qui se tiendra en Turquie.