Nationalpark Bike Marathon: le leader de la série prêt à défendre son statut!

Récompensé une fois de plus pour sa régularité, Adrien Chenaux va aborder comme l'année dernière la Nationalpark Bike Marathon dans la peau du leader de la série. Mais cette fois ce ne sont pas 137km qui l'attendent, mais seulement 47. En raison des mauvaises prévisions météorologiques, les organisateurs ont du se résoudre à lancer tous les participants sur le plus petit des quatre parcours disponibles. Une décision qui pourrait bien faire les affaires du coureur du team Papival Bergamont

Photos Martin Platter

En raccourcissant le parcours, les organisateurs sous la direction du Président du CO Claudio Duschletta veulent éviter que les participants et bénévoles se mettent en danger à cause de changements de temps imprévisibles. Les organisateurs veulent surtout éviter de revivre la situation de 2011, lorsque le marathon avait dû être arrêté en raison d'une vague de froid et de chutes de neige sur le Chaschaunapass. Une opération de sauvetage avait dû être mise sur pied pour évacuer des participants en situation d'hypothermie. Pour Adrien Chenaux cette décision est tout à fait logique: "C’est effectivement un grand changement de parcours ! Je comprends absolument la décision de l’organisation qui ne prend pas de risque avec la santé des participants. Je sais que lorsqu’il fait humide et froid, je n’ai pas mes meilleures sensations, alors le fait que la course soit raccourcie ne me désavantage pas, j’oserais dire !".

Sur un parcours raccourci, le jeu d'équipe pourrait faire les affaires de certains coureurs, comme Konny Looser, récent troisième du Grand Raid, bien accompagné par Olivier Zurbrugg et Hansueli Stauffer. Ou encore des Allemands Jochen Käss et Markus Kaufmann qui courent également pour la même équipe. Le fait de pouvoir profiter de l'aspiration des coéquipiers sur les longues sections de plat pourrait s'avérer décisif, surtout si le vent est de la partie. Ceci ne semble pas inquiéter outre mesure Adrien Chenaux qui pourra aussi compter sur des coéquipiers à la hauteur: "Il faudra être malin sur cette course sprint. J’aurai à mon avantage la présence de Lars Schnyder à mes côtés. Nous venons de la route et on sait à quoi s’attendre ! Je mène le classement général et j’espère garder le maillot jusqu’à la prochaine course. Je suis donc dans une position défensive et ça me convient bien". Le protégé d'Alain Glassey est aussi convaincu d'avoir bien récupéré du Grand Raid: "J’ai ressenti une bonne fatigue et un état d’épuisement les 2-3 jours qui ont suivi le Grand Raid. Mais rien d'anormal et j’ai eu la chance de pouvoir effectuer quelques séances de cryothérapie chez mon sponsor « Hibernatus » et également d’être massé. Je suis confiant dans ma récupération pour samedi." Tous les voyants sont donc au vert pour le Fribourgeois!

L'autre inconnue du jour sera forcément la présence ou non d'Urs Huber, triple vainqueur du National Park Bike Marathon. Jusqu'à sa chute il y a deux semaines à l'Eiger Bike Challenge, où une triple fracture de la clavicule l'a forcé à se retirer, le Mettmenstetter était en tête de la Bike Marathon Classics. Trois jours seulement après l'opération, qu'il avait effectuée lundi après la course, le jeune homme de 33 ans était de retour sur son vélo pour une sortie de 100km - avec une liberté de mouvement pratiquement illimitée et presque sans douleur ! "Vendredi, après une courte séance d'entraînement, je déciderai si je vais concourir en Engadine", a-t-il dit. 

En ce qui concerne la course féminine, la leader de la série, Esther Süss est celle qui aura sans doute le plus à perdre sur ce parcours raccourci. Les terrains de prédilection de la coureuse de 44 ans sont les montées longues et raides. Elle aura donc fort à faire contre des jeunes coureuses comme Alessia Nay , qui jusqu'à l'année dernière était l'un des prétendants à la victoire sur la distance moyenne. Ou de Janine Schneider, qui, comme Nay, n'a que 23 ans.

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