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Les nouvelles du Mercato

Avec le transfert d’Alban Lakata, le Team Bulls d’Urs Huber a sans aucun doute réalisé la grosse opération de l’hiver. Mais derrière et aussi bien au niveau national que régional, de nombreux changements d’équipes ont été effectués, avec notamment le transfert d’Ariane Lüthi au Kross Racing Team. Tour d’horizon en quatre points:

Lakata/Platt, le duo des légendes au Cape Epic

A eux deux ils ont sans doute le plus beau palmarès de l’histoire du VTT marathon : sept médailles au championnat du Monde, tout autant au championnat d’Europe et cinq victoire au Cape Epic. La présence de ces deux coureurs va définitivement faire du Team Bulls une référence dans le milieu marathon. Dans un contexte où les équipes ont plutôt tendance à réduire le nombre de coureurs, ce transfert a de quoi surprendre, mais c’était sans doute une opportunité à côté de laquelle les managers du team n’ont pas voulu passer… Alban Lakata se retrouvait sans équipe après la dissolution du Team Topeak-Ergon alors que Karl Platt se retrouvait lui sans coéquipier pour sa course fétiche, le Cape Epic puisque Urs Huber allait désormais faire la paire avec Simon Stiebjahn. Lorsque Alban Lakata a approché Karl Platt pour lui demander s’il était intéressé à faire équipe avec lui, l’Allemand n’a donc pas réfléchi longtemps ! Reste à voir si les deux vétérans vont réussir l’incroyable exploit de décrocher une sixième victoire pour Karl et une première pour Alban au Cape Epic.

Un duo qui va faire parler de lui cette saison

Le team Bulls va également renforcer sa présence en Suisse, puisque l’ancien coureur du Team BiXS, Hansueli Stauffer, vice-champion Suisse en titre et vainqueur de l’O-Tour (World Series) la saison dernière va désormais courir sous les couleurs du Team Bulls Bike Schweiz. Le coureur Bernois va donc courir cette saison avec le même matériel que le champion de Suisse Urs Huber.

Un nouveau Bulls en Suisse

Ariane Lüthi rejoint le Kross Racing Team

Le team Spur d’Ariane Lüthi a lui aussi décidé de mettre un terme à ses activités, laissant la championne de Suisse XCM sur le carreau. Mais après quelques semaines de doute, la Bernoise a parfaitement pu rebondir en signant un nouveau contrat avec l’ancien team de Jolanda Neff, l’équipe polonaise Kross Racing Team. Ariane retrouvera une des meilleures spécialistes du circuit XC et marathon avec  Maja Włoszczowska. L’équipe partira donc avec de grosses ambitions sur les courses marathon, mais aussi sur les courses par étape, où Ariane apportera une expérience bienvenue. Le plan de courses de l’équipe sera publié bientôt, mais on peut déjà imaginer qu’Ariane aura l’occasion de découvrir quelques nouvelles courses en Pologne!

Les nouvelles couleurs de la championne suisse de marathon

Des allées et venues pour le team Papival Bergamont

Pendant ces trois dernières saisons, le Team Papival Bergamont a pu compter sur la présence des frères Chenaux, qui ont défendu avec brio les couleurs du team sur le circuit Marathon avec Adrien et sur le circuit cross country avec Florian. Afin de continuer à progresser sur le circuit coupe du Monde XC pour Florian et de mieux concilier son activité professionnelle et le VTT pour Adrien, les deux fribourgeois ont décidé de rejoindre le Team BMC Fribourg. L’autre départ qui marquera l’équipe Papival Bergamont, c’est celui de Gilles Mottiez. Le talentueux espoir valaisan va retrouver le Team SWTY Mountain Tschopp de son entraîneur Arnaud Rapillard. Ces départs n’ont pas entamé la motivation du manager Alain Glassey, qui fidèle à son engagement pour aider des jeunes ambitieux à vivre leur passion, a engagé cette année quatre nouvelles recrues, avec Kévin Georges, Fabien Monnier, Tristan Gaspoz et Dimitri Morard. Des coureurs qui auront à coeur de monter sur les podiums aussi bien sur les courses régionales que nationales.

Des nouveaux coéquipiers pour les frères Chenaux

Un team SWTY Mountain Tschopp qui voit loin

Organisé ces dernières années autour de deux puis trois coureurs, le team de Johann Tschopp prend de l’envergure cette année. Deux jeunes prometteurs, Gilles Mottiez (21 ans) et Cédric Pacios (18 ans) rejoignent en effet Arnaud Rapillard, le champion de France Marathon Emeric Turcat et Jérémy Gadomski. Avec ces nouveaux coureurs, le team SWTY Mountain Tschopp se projette évidemment dans le futur, et montre la couleur pour les championnats d’Europe VTT marathon 2021 qui auront lieu du côté d’Evolène et où ces jeunes auront une belle occasion de briller devant leur publique!

Gilles Mottiez et Cédric Pacios, deux jeunes qui vont faire parler d’eux!
Foto Martin Platter

Les inscriptions sont ouvertes

Le Raid Evolénard revient en 2019, plus motivé que jamais à vous faire vivre un fantastique weekend de VTT dans le Val d’Hérens ! Au programme, pas de révolution, mais de nombreuses nouveautés qui vont contribuer à vous faire passer une journée encore plus inoubliable que ces dernières années. Au moment d’ouvrir les inscriptions, nous vous livrons un petit aperçu de ce qui vous attend les 15 et 16 juin prochains :

Une arrivée qui déménage à l’Hérens Arena

Depuis 2016, l’Hérens Aréna constitue le lieu incontournable de multiples évènements qui ont lieu dans la commune d’Evolène. Combats de reines, concerts, démonstration de trial en été ou encore stade de biathlon en hiver, l’Hérens Arena a déjà accueilli de nombreuses manifestations. A deux ans des championnats d’Europe, les organisateurs du Raid Evolénard ont décidé de donner un cadre plus grandiose et festif aux arrivées des différentes courses.

Une série pour la course marathon

Jusqu’ici, seul le parcours 35km du Raid Evolénard faisait partie d’une série. A partir de cette année les coureurs du parcours marathon auront aussi droit à leur propre série, puisque la Garmin bike cup se disputera cette année aussi bien sur des parcours cross country que sur des parcours marathon. Et à ce niveau-là, la découverte sera au rendez-vous puisque deux des trois manches qui compteront pour le classement final seront complètement inédites, avec une nouvelle course, la Jura Bike Marathon et un nouveau parcours sur la Barillette !

De nouvelles attractions sur le parcours

Afin de rendre la course encore plus palpitante, les organisateurs ont prévu différentes nouveautés sur le parcours, avec entre autres des courses dans la course de chaque côté de la vallée ou encore des animations musicales afin de doper votre motivation dans les passages difficiles !  Plus de détails seront dévoilés au printemps !

Foto Martin Platter

Un Coaching Day sous une nouvelle forme

Ces dernières années, la reconnaissance des parcours la veille de la course a connu un succès grandissant, avec plus de 120 jeunes présents lors de la dernière édition. Cette année, cette activité sera présentée par les bons Sirops Morand et organisée sous la houlette de Christoph Sauser, avec au programme plus d’exercices techniques et une interaction renforcée entre les jeunes et les pros ! Les inscriptions se font en même temps que l’inscription à la course et restent gratuites!

Quels champions pour accompagner Sauser en 2019?

Un site web revu et corrigé !

Afin d’améliorer votre expérience en ligne, le site du Raid Evolénard a été complètement remis à jour. Disponible en français et en allemand, le but est de faciliter la navigation, de vous permettre de trouver plus facilement les informations concernant votre parcours préféré et de vous permettre de découvrir avec encore plus de plaisir les différents articles que nous allons continuer à mettre en ligne !

Der zweite Lauf der Bike Marathon Classics am Groupe e Celsius BerGiBike von Fribourg nach Bulle, am Sonntag, 24. Juni 2018. Foto Martin Platter

Adrien Chenaux à l’Epic Israël pour boucler une saison réussie

Après une fantastique saison 2017, qui l'avait notamment vu remporter le Raid Evolénard et la Bergibike, la pression était sur les épaules d'Adrien Chenaux, qui avait à coeur de démontrer cette saison que ses résultats 2017 n'avaient rien d'un accident et qu'il fait définitivement partie des meilleurs coureurs marathon du pays. Et au terme de la saison on peut constater que le Fribourgeois du Team Papival Bergamont a réussi l'exercice avec mention. Si il lui a manqué un brin de réussite pour réussir les mêmes coups d'éclat que l'année précédente, il a réussi a afficher une régularité encore plus grande aux avant-postes. Alors qu'il s'apprête à débuter une de ses dernières courses de la saison aux côtés de son frère Florian en Israël, Adrien revient avec nous sur le bilan de sa saison et ce qu'il attend de l'Epic Israël.

Photos: Martin Platter

Les gros objectifs de la saison sont maintenant derrière toi, et tu as affiché à nouveau une belle régularité, récompensée notamment par une belle troisième place au classement final de la Bike Marathon Classics. Quel bilan tires-tu de cette saison ?

Un bilan très positif ! Effectivement ce podium sur la Garmin Bike Marathon Classics me tenait à coeur. J’avais terminé 4ème l’an dernier. J’avais visé d’être au top dans la période des mois de juin et août-septembre et je peux dire que c’était le cas. C’est toujours très satisfaisant quand que ça se passe comme cela. Mis-à-part cette crevaison sur le Raid Evolénard qui me coûte la 2ème place et le problème mécanique rencontré sur le Grand Raid alors que j’étais en route pour un autre excellent résultat, je réalise une saison pleine !

Avec une victoire lors de la Glèbe bike et plusieurs podiums, qu’est ce qui va rester comme ton meilleur souvenir de la saison ?

Le plaisir que j’ai eu à me surpasser et à enfourcher mon vélo quotidiennement est déjà une grande source de satisfaction. Au niveau compétition, je vais retenir ce sympathique mano-à-mano avec Huber sur la BerGiBike avec en prime mon passage en tête au somme de La Berra. Le Grand Raid, tout comme le Championnat du Monde, sont des courses «  à part » et forcément elle apportent leurs lots d’émotions qui restent gravés en toi et qui te donne la motivation de poursuivre ta passion !

Il y a trois semaines tu as vécu tes premiers mondiaux sur le circuit marathon. Comment s’est passé cette course ?

Une course incroyable avec beaucoup de spectateurs passionnés et reconnaissants de l’effort fourni ! Le parcours était hyper exigeant et le plateau présents étaient certainement le plus relevés de ces dernières années avec la présence de plusieurs coureurs du top 10 mondial en XCO. Ma performance a été une nouvelle fois très bonne (40ème à 22min sur 5h25min) mais c’est surtout la fierté d’avoir achevé une telle épreuve qui m’a réjoui, C’était un vrai challenge. J’ai eu aussi beaucoup de plaisir de partager cette expérience avec Emilien Barben et ses parents, qui m’ont été d’une grande aide pour les ravitaillements.

Tu vas mettre un terme à ta saison lors du Roc d’Azur mais avant tu vas encore participer à l'Epic Israël  avec ton frère Florian. Comment est venue cette idée ?

C’est justement mon frère qui m’a proposé de l’accompagner dans cette aventure ! Il est déjà présent depuis quelques jours sur place pour participer avant cet Epic Israël à 2 courses cross-country labellisée UCI (C1 et C2) en compagnie d’Arnaud Hertling et de Léo L’homme. Léo a déjà participé à cette épreuve il y a 2 ans en compagnie de Stauffer et il avait trouvé génial et super bien organisé. C’est aussi l’occasion aussi de découvrir un nouveau pays grâce au vélo.

Avec trois étapes entre 60km et 98km mais sur des parcours plutôt accidentés, qui va être le plus avantagé ? Florian ou toi ? Comment est ce que vous vous êtes préparer pour cette course par équipe ?

Je pense que chacun aura des moments à son avantage ! Florian sera mon "booster" dans les parties techniques et j’espère l’emmener ou du moins l’accompagner au mieux dans les parties physiques. Plus globalement, notre niveau est assez similaire bien que nous évoluons dans 2 disciplines qui s’oppose. (XCO - XCM) Nous nous sommes pas préparés spécifiquement pour cette épreuve mais vu qu’elle intervient en fin de saison, on peut dire qu’elle tombe à pic. Notre complémentarité sera notre force !

Avec des coureurs comme Kulhavy au départ, quel va être votre objectif sur cette course ?

Nous espérons accrocher une belle place au classement final et qui permettrait à mon frangin de marquer de précieux point UCI. Florian est d’ailleurs en toute bonne forme actuellement, en atteste sa 6ème place dans la 2ème course UCI, samedi passé. Mais nous avons en priorité de profiter au maximum de cette opportunité de courir en binôme, les 2 au top niveau. Peut être la seul et unique fois !

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Urs Huber et Ariane Lüthi champions suisses comme à Evolène

Urs Huber remporte son quatrième titre de Champion Suisse de Bike Marathon lors de l'Iron Bike Race ainsi que sa sixième victoire au classement général de la Bike Marathon Classics Hansueli Stauffer et Konny Looser complète le podium. Chez les romands, Adrien Chenaux prend une belle cinquième place et termine la BMC à la troisième place. Ariane Lüthi devient championne suisse de marathon pour la troisième fois en s'imposant devant Esther Süss et Andrea Ming. Süss remporte les Bike Marathon Classics devant Janine Schneider et Andrea Ming.

Texte et photos: Martin Platter

Urs Huber a tenu sa promesse et a remporté pour la cinquième fois la course Iron Bike Race, qui faisait à la fois office de Championnat Suisse de Marathon et de finale de la Bike Marathon Classics. Après s'être fracturé la clavicule à la mi-août lors des Eiger Bike Classics, le Mettmenstetter, 33 ans, a donc effectué un retour sur lequel personne n'aurait parié il y a encore quelques semaines. "Ma tactique a parfaitement fonctionné. Je m'attendais à pouvoir m'échapper à mi-course. Mais Stauffer a de nouveau comblé l'écart dans la descente.   On était de nouveau ensemble à Brunni. Mais j'avais remarqué qu'il avait de la peine à suivre le rythme en montée. C'est pourquoi j'ai attaqué à nouveau dans l'avant-dernière montée et je n'ai plus été inquiété jusqu'à l'arrivée", résume Huber.

Penché sur le guidon, Stauffer a eu du mal à cacher sa déception une fois la ligne d'arrivée franchie. Pour lui, c'est déjà la troisième fois qu'il doit se contenter de la médaille d'argent lors des championnats suisses : " J'ai passé une excellente journée et j'ai tout essayé pour gagner cette course. Mais Urs était juste un peu plus fort dans les montées." Le vainqueur de l'an dernier et tenant du titre, Konny Looser, a terminé troisième : "Dans la montée vers Wisstannen, j'ai eu un passage à vide et j'ai dû laisser partir les meilleurs . Mais je me suis vite rendu compte qu'il y avait encore une médaille et j'ai tout donné. Cela a été payant. Bien sûr, j'aurais aimé défendre le titre. Mais après la longue saison avec les nombreuses courses, il n'y avait tout simplement plus rien à faire aujourd'hui", a expliqué le coureur d'Hinwiler. Martin Fanger a terminé quatrième devant Romand Adrien Chenaux, qui s'est ainsi assuré la troisième place au classement BMC.

Dans la course féminine, la lutte pour le titre a été décidée dans les portions de descente, où Ariane Lüthi a pris plus de risques que la tenant du titre Esther Süss.  Vainqueur à l'arrivée, Lüthi n'a pas réussi à cacher ses émotions et a laissé couler ses larmes. "J'ai dû tout donner aujourd'hui. Esther court à un niveau incroyable depuis des années. C'est vraiment difficile de gagner contre elle. Surtout en descente, j'ai mis de la pression dès le début pour rattraper le temps perdu. Dans la longue descente du Spirstock, j'ai enfin pu me débarrasser d'elle", résume Lüthi en expliquant sa tactique. Elle a aussi pu bénéficier du soutien de son partenaire Frans Claes qui n'a couru que la distance moyenne pour l'aider au maximum dans sa préparation. La septuple championne SM Süss n'était pas enchantée de cette deuxième place au début, mais appréciait la performance de la gagnante du jour: "Ariane a couru de manière intelligente. J'ai dû faire un sacré boulot pour rester dans sa roue arrière en descente. Mais à un moment donné, c'est devenu trop risqué pour moi et j'ai dû les laisser partir." Comme l'année dernière, Andrea Ming a gagné la médaille de bronze : " J'ai toujours besoin d'environ deux heures pour m'échauffer. Après ça, c'est devenu de mieux en mieux. Bien sûr que je suis contente d'avoir pu remporter une nouvelle  médaille, parce que c'est ce que j'avais en tête." 

O-Tour Bike-Marathon, am Sonntag, 9. September 2018 in Alpnach.
Foto Martin Platter

Urs Huber en route pour un quatrième titre de champion suisse

Urs Huber compte bien remporter ce dimanche une cinquième couronne lors de l’Iron Bike Race et devenir du même coup champion suisse de mountain bike marathon pour la quatrième fois. Une victoire lui permettrait en plus de remporter une sixième fois le classement général de la Bike Marathon Classics. Chez les femmes, tout se jouera à nouveau entre Esther Süss et Ariane Lüthi. Pour Arianne et Urs, ce serait également l'occasion de reprendre leur titre de 2016 gagné à Evolène!

Texte et photos: Martin Platter

Après sa fracture de la clavicule à la mi-août lors de l’Eiger Bike Classics, Urs Huber a fait un retour auquel peu de gens s’attendaient. En terminant deuxième de la Forestière dimanche dernier, Le Mettmenstetter a remporté l’Alpine Bike Cup dimanche dernier. Il abordera donc dimanche prochain l’Iron Bike en pleine confiance, avec en plus l’avantage de connaître le parcours comme sa poche. Il part donc favori pour remporter une cinquième édition de cette course après 2016, 2015, 2014 et 2008. Sa motivation sera d’autant plus grande que l’enjeu est élevé, l’Iron bike faisant cette année non seulement office de finale de la Bike Marathon Classics, mais également de championnats suisses, pour la deuxième fois après 2006. Après avoir dû faire l’impasse l’année dernière sur les championnats suisses et sur le classement général de la Bike Marathon Classics en raison d’une blessure, le Zurichois compte bien prendre sa revanche cette année et n’a jamais caché que décrocher le titre national est un des objectifs principaux de sa saison.  

Le titre de champion national a toujours attiré des coureurs de cross-country les années précédentes et cette année ne fera pas exception à la règle. Martin Fanger d'Obwald s'est déjà inscrit et il ne serait pas surprenant que le vainqueur de 2010, Florian Vogel, ou le quatrième des Championnats du monde de marathon et champion suisse de cross country, Mathias Flückiger, soit également sur la ligne de départ le jour de la course. Outre les spécialistes locaux du marathon tels que le vainqueur de l'an dernier et détenteur du titre de champion suisse Konny Looser, le leader du marathon cycliste classique Hansueli Stauffer et troisième du classement intermédiaire BMC Adrien Chenaux, des coureurs étrangers de renom qui pourraient influencer le déroulement de la course sont également inscrits. Les Italiens Mattia Longa et Cristiano Salerno, dernier vainqueur de l'Eiger Bike Challenge seront à suivre de près.

Mais Huber ne se laisse pas impressionner et pour lui c’est clair : "Le vainqueur sera suisse." Ce qui laisse difficilement cacher le doute sur ses ambitions. Et pour ne rien laisser au hasard, le Zurichois a bien reconnu les derniers kilomètres de course qui ont été modifiés cette année par les organisateurs. Dans le Chälen, la route goudronnée en direction d'Einsiedeln est désormais prise en sens inverse sur quelques centaines de mètres avant de prendre un virage serré à 90 degrés et de continuer par Müserberg jusqu'à l'alpage et le belvédère St. Benedikt. Ce n'est qu'ensuite que l'itinéraire descend rapidement de Friherrenberg à Klosterweiher et via Weisswindgarten jusqu'à l'arrivée sur la fameuse place du couvent.

Du côté des femmes, le suspense est presque aussi grand que chez les hommes. Ariane Lüthi, qui avait terminé 6ème des derniers championnat du monde et devant Esther Süss semble avoir pris l’ascendant sur son ainée. Mais Esther Süss, qui vise son huitième titre de championne suisse à Einsiedeln saura user de son expérience face à Lüthi qui compte bien décrocher un troisième titre. Autre détail intéressant , Esther Süss était déjà sur le podium lors des derniers championnats suisses en 2006 en tant que médaillée d'argent à Einsiedeln.

 

Horaire des courses:  

08 h, départ 101 km de la place du couvent d’Einsiedeln

dès 08 h 25, départ 77 km de la place du couvent d’Einsiedeln

dès 10 h 30, départ 53 km de la place du couvent d’Einsiedeln

dès 12 h 30, départ 33 km d’Euthal

dès 11h 40, Arrivée  

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Championnats du Monde, trois Suisses pour une médaille

Une semaine après les mondiaux de cross-country et de descente à Lenzerheide, c’est au tour des marathoniens de se disputer les titres de champion du monde ce weekend en Italie. Après 2015 et la Hero Serondella les championnats du monde auront à nouveau lieu dans les Dolomite mais cette fois dans le cadre de la 3Epic. Avec un nouveau parcours de 102km et 4’200D+ pour les hommes et 89km et 3’400D+ pour les femmes, cette édition n’aura pas grand-chose à voir avec la course 2017, disputée à Singen en Allemagne et qui avait vu des arrivées au sprint aussi bien chez les hommes que chez les femmes. La tactique aura cette fois une importance bien moindre et la course se jouera à n’en pas douter dans les montées.

Du côté suisse, il seront quelques un à espérer tirer leur épingle du jeu, avec pour commencer Urs Huber, qui n’a plus remporté de médailles à ce niveau depuis 2008. Le Zurichois qui a démontré le weekend dernier que sa fracture de la clavicule n’est plus qu’un mauvais souvenir devrait pouvoir se mêler à la lutte pour le podium. Alban Lakata, champion du monde en titre et détenteur du plus grand nombre de médailles dans des championnats du monde devant Christoph Sauser fera sans doute à nouveau parler son expérience. Depuis 2013, l’Autrichien s’est systématiquement classé parmi les deux premiers ! Les italiens, habitués à être très performant sur leurs terres ne seront sans doute pas en reste, à commencer par Samuele Porro, vainqueur de la 3Epic en 2017. Chez les Suisses la dernière médaille remonte déjà à 2015 lorsque Christoph Sauser avait terminé vice-champion du monde pour la dernière course de sa carrière avant son rapide comeback au printemps 2017.

Chez les dames, en l’absence de Jolanda Neff, championne du Monde 2016, tous les espoirs reposent sur Esther Süss, vainqueur en 2010 et cinq fois sur le podium et Ariane Lüthi, qui attend toujours une première médaille. Cette année les deux femmes sont au coude à coude, même si Ariane semble avoir pris un petit ascendant sur son aînée après l’avoir devancée aussi bien lors de l’Eiger que lors de l’O-Tour le weekend dernier. Ariane Lüthi a aussi franchi un palier en remportant une première médaille de bronze dans un championnat majeur à l’occasion des championnats d’Europe ce printemps.

Du côté des romands, Adrien Chenaux, qui se rend à ces championnats du monde avant tout pour acquérir de l’expérience sera sans doute le meilleur représentant. Pour le fribourgeois, il s’agit de sa toute première expérience à ce niveau. Il sera accompagné sur place par son coéquipier au sein du Team Bergamont Papival, Emilien Barben. Chez les dames,  Barbara Liardet est l’unique romande à avoir été sélectionnée par Swiss-Cycling.

O-Tour Bike-Marathon, am Sonntag, 9. September 2018 in Alpnach.
Foto Martin Platter

Hansueli Stauffer et Ariane Lüthi remportent l’O-Tour

Hansueli Stauffer remporte pour la première fois l’O-Tour-Marathon et devient le nouveau leader de la Bike Marathon Classics. Le favori Urs Huber a été victime d’un ennui technique dans la dernière descente et termine deuxième devant Martin Fanger. Adrien Chenaux termine bon cinquième juste devant Emeric Turcat. La course des femmes a suivi le même schéma et la leader de la série Esther Süss a du s’avouer vaincue par Arianne Lüthi.

Photos et texte Martin Platter

Urs Huber résume bien la situation après avoir franchi la ligne d’arrivée ne deuxième position : " Cette fois-ci, j'ai eu de la malchance et Hansueli en a profité, mais d’habitude c’est lui qui est victime d’ennuis techniques, donc cette victoire est méritée. Il a su router de manière intelligente ". Le classement final avait déjà commencé à prendre forme sur les flancs de Pilatus.  Sous le tempo dicté par Huber, le groupe de tête s’est décomposé dans la montée vers Lütholdsmatt où seuls l'ancien champion belge Frans Claes, Andreas Moser et Hansueli Stauffer ont pu tenir la roue arrière de Huber. Dans la descente de Langis, Frans Claes a été victime d’une crevaison et à du mettre une chambre à air. Suite à cet incident qui lui a coûté quelques minutes, le belge n’aura jamais pu revenir sur le groupe de tête.

Dans les rampes raide menant à l'Ächerlipass, Huber a de nouveau poussé le rythme, contraignant Martin Fanger à le laisser partir. Stauffer de son côté n’a pas essayer de suivre les deux coureurs et à continuer la montée à son rythme, imperturbable, ce qui se sera finalement avéré payant. Une fois de plus Huber a été touché par un coup du sort : une crevaison lente à la roue arrière a forcé le Zurichois à s’arrêter pour regonfler. Stauffer a alors pu prendre la tête pour ne plus la lâcher jusqu'à l'arrivée. Avec cette victoire, il détrône l'ancien leader Adrien Chenaux, qui est arrivé en cinquième position. Les positions sont néanmoins encore très serrées, et le fribourgeois garde encore toutes ses chances de reprendre son maillot lors de la dernière étape. Le Français Emeric Turcat terminait juste derrière, au sixième rang. Une belle performance pour un coureur qui revenait tout juste à la compétition et qui s'est donc rassuré avant les championnats du monde!

"J'ai délibérément attaqué l'Ächerlipass à mon rythme, mais j'ai rapidement pu rattraper Martin Fanger qui avait essayé de suivre Urs Huber et qui payait ses efforts. Quand je l'ai vu devant moi, ça a dopé ma motivation et m’a donné de nouvelles forces. Et finalement j'ai pu rattraper Urs lorsqu’il a dû s'arrêter à cause de la crevaison. Au final j’ai eu beaucoup de chance », déclarait Stauffer, forcément heureux de sa victoire. Huber avoue : " Bien sûr, quatre semaines après ma fracture de la clavicule, je ne voulais pas prendre tous les risques dans la descente de l'Acherlipass. Je suis satisfait de mon résultat." Martin Fanger expliquait son écart dans la première montée par son choix de VTT : " Aujourd'hui, j'ai roulé sur un fully un peu plus lourd que les hardtails de mes concurrents. Ce retard ne m’a pas inquiété et comme prévu, j'ai pu rattraper rapidement mon retard dans les descentes techniquement plus exigeantes." Le jeu s’est ensuite  répété à Ächerli. Huber s'est éloigné et Stauffer a pu le doubler aussi : "Dans cette descente, je n'ai pas pu rattraper l'écart. Avec tous les rochers dans la piste et les gars du petit tour, le risque était trop grand pour que j’aille à fond."

Chez les femmes, Ariane Lüthi se réjouissait de sa deuxième victoire sur  l'O-Tour après 2013 : " Pour moi, il est important de savoir que la forme est bonne en vue du prochain Championnat du Monde de Marathon. Le fait que j'ai pu le confirmer avec la victoire sur l'O-Tour est bien sûr fantastique." Esther Süss a pu prendre la tête dans la montée vers le col de l'Ächerlipass, mais comme Huber, elle a elle aussi été victime d’une crevaison et a du s’arrêter pour gonfler un pneu qui perdait progressivement de l'air. Mais Lüthi a elle aussi connu quelques problème : "J'ai glissé et je suis tombée. La selle s’est tordue, mais j'ai réussi à la réparer à nouveau. Heureusement, ça ne m'a pas pris longtemps." Süss a pris sa défaite avec philosophie : "Mieux vaut les problèmes aujourd'hui que la semaine prochaine aux Championnats du monde de marathon ou la semaine d’après aux Championnats suisses à Einsiedeln." Andrea Ming, qui a terminé troisième, a réussi à bien suivre les deux meilleurs au départ, mais a ensuite perdu la tête dans la montée vers Richmettlen au kilomètre douze. "Le début fut très agréable pour moi. Je croyais qu'ils ne conduisaient pas à pleine capacité. À un moment donné, ils ont changé de rythme. J'ai dû les laisser partir. Les descentes étaient glissantes, donc je n'ai rien risqué," dit Ming.

Résultats:  
Hommes (86 km): 1. Hansueli Stauffer (Sigirswil) 3:46:06. 2. Urs Huber (Mettmenstetten) 1:18. 3. Martin Fanger (Genf) 2:55. 4. Andreas Moser (Madiswil) 7:04. 5. Adrien Chenaux (Fribourg) 7:20. 6. Emeric Turcat (Lausanne) 10:23. 7. Roger Jenni (Jenaz) 11:28. 8. Konny Looser (Hinwil) 12:37. 9. Andreas Kleiber (De) 13:45. 10. Marc Stutzmann (Rüfenacht, BE) 19:25.

Femmes (86 km): 1. Ariane Lüthi (Thun) 4:32:41. 2. Esther Süss (Küttigen) 3:05. 3. Andrea Ming (Neerach) 24:15.  4. Janine Schneider (De) 35:59. 5. Antonia Bünter (Bern) 46:15.

Hommes (45 km): Jeremias Marti (Gettnau) 2:04:36. 2. Simon Brändli (Zürich) 4:11. 3. Lars Zumstein (Samedan) 6:15. 4. Fardri Barandun (Samedan) 6:17. 5. Stijn Appel (Ho) 7:58. 6. Andreas Plüss (Aarburg) 9:28. 7. Janis Spescha (Chur) 9:38. 8. Silva Kälin (Unteriberg) 9:52. 9. Patrick Zürcher (Oey) 10:21. 10. Hansjürg Brügger (Frutigen) 10:56.

Femmes (45 km): 1. Renata Bucher (Luzern) 2:38:36. 2. Tanja Blickenstorfer (Horgen) 4:21. 3. Alexandra Lehmann (Oey) 6:34. 4. Fabienne Niederberger (La Tour-de-Trême) 8:03. 5. Margrit Abächerli (Erstfeld) 11:17.

 

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O-Tour: le nouveau champion de France reprend du service

Après quelques mois de pause, le nouveau champion de France Emeric Turcat a choisi l'O-tour pour faire son retour sur le circuit . De son côté, Urs Huber, à peine remis de sa fracture de la clavicule se sent tellement en forme qu'il vise une nouvelle victoire à Alpnach. Face à eux, de nombreux contradicteurs tenteront de tirer leur épingle du jeu, à commencer par le régional Martin Fanger, qui attend toujours une première victoire, mais aussi le Fribourgeois Adrien Chenaux, toujours leader de la série et le champion belge Frans Claes, régulièrement aux avant-postes sur cette course!

Photos Martin Platter

Avec l'O-tour, qui compte également comme quatrième étape de la bike marathon classic, c'est le sprint final des courses marathon qui commence ce dimanche du côté d'Alpnach. Le weekend suivant auront lieu les championnats du Monde en Italie, puis la Forestière qui fera office de dernière manche de l'Alpine Bike Cup, avant la finale de la Bike Marathon Classic à Einsiedeln, où se jouera également le titre de champion suisse de la discipline. Autant dire que les prochains week ends vont être passionnants à suivre et du côté suisse, tous les regards seront naturellement tournés vers Urs Huber. Un mois après sa fracture de la clavicule lors de l'Eiger Bike Marathon, le champion zurichois qui vient de signer un nouveau contrat de 3 ans avec son équipe Bulls est à nouveau d'attaque et compte bien renouer avec la victoire ce weekend déjà. 

Ils seront nombreux à vouloir contrarier les plans du Zurichois. A commencer par le spécialiste de cross country, Martin Fanger, le régional de l'étape qui connaît la région comme sa poche. Après s'être imposé en 2009 sur la distance moyenne, il ne cache pas qu'il aimerait enfin franchir la ligne d'arrivée en tant que vainqueur du parcours de 86 km à Alpnach. Le champion belge Frans Cleas, qui affectionne particulièrement cette course où il a déjà terminé plusieurs fois sur le podium fait aussi partie des favoris. Tout comme le vainqueur de l'an dernier, Marc Stutzmann, qui s'est montré en pleine forme avec sa deuxième place il y a deux semaines au National Park Bike Marathon. Il ne faudra pas non plus oublier son coéquipier au sein de l'équipe Thömus, Andreas Moser qui s'est montré très régulier tout au long de la saison. Le champion suisse Konny Looser, quatrième l'an dernier, sera également à suivre de près, tout comme son coéquipier Hansueli Stauffer qui a terminé deuxième l'an dernier.

Chez les romands, tous les espoirs reposeront sur Adrien Chenaux l'actuel leader de la série. L'année dernière, c'est sur les mêmes pentes de l'o-tour qu'il avait dû laisser filer ce maillot, et le Fribourgeois aura sans doute à coeur de faire mieux cette année et fera tout pour conserver sa première place jusqu'à Einsiedeln. En l'absence du Valaisan Arnaud Rapillard, qui avait terminé troisième en 2016, et qui est malade cette année, le team SWTY Mountain Tschopp pourra compter sur Emeric Turcat. Le coureur français établi à Lausanne, qui avait interrompu sa saison juste après avoir remporté son titre de champion de France début juillet, sera de retour aux affaires et inaugurera du même coup son nouveau maillot tricolore!

Du côté des femmes on se dirige vers un duel au sommet entre Esther Süss et Arianne Lüthi. Jusqu'ici, Süss a remporté toutes les éditions de l'O-Tour auxquelles elle a pris part sauf en 2010 où elle avait du s'incliner face à l'ancienne skieuse et coéquipière Erika Dicht. Arianne Lüthi qui a déjà terminé devant Esther à l'occasion de l'Eiger Bike Challenge, espère bien rééditer cet exploit. Une victoire lui permettrait de faire le plein de confiance une semaine avant le gros objectifs de sa saison, à savoir les Mondiaux où elle s'est fixé pour objectif de décrocher une nouvelle médaille après celle glanée lors des championnats d'Europe en début de saison.

Horaire des courses:
07h45, Départ Dames licenciées, 86 km
07h46, Départ Dames marathon Fun, 86 km
08h00, Départ Hommes licenciés, 86 km
08h01, Départ Hommes Fun, 86 km
08h25, Départ demi-marathon dames et hommes (tous), 45 km
08h50, Départ E-Mountainbike demi-marathon dames et hommes (tous), 45 km
09h00, Départ EasyMarathon/Team4Fun, 37 km
10h15, Arrivée demi-marathon
11h45, Arrivée marathon

 

17. Nationalpark Bike-Marathon, der aufgrund schlechter Wetterprognosen für einmal nur auf der Putèr-Strecke zwischen S-chanf und Scuol ausgetragen wurde. Gefahren wurde aber in den gemeldeten Feldern Vallader, Jauer und Livignasko. Foto Martin Platter

Chenaux reste aux commandes de la Bike Marathon Classics après l’étape grisonne

En terminant 6ème de la National Park Bike Marathon, Adrian Chenaux a pu conserver la tête du classement de la Bike Marathon Classics. Au terme des 47km c'est l'Allemand Simon Stiebjahn qui s'est imposé au sprint devant le Bernois Marc Stutzmann et l'Italien Mattia Longa d'Italie. Avec sa huitième place, Urs Huber, qui s'est cassé la clavicule il y a deux semaines lors de l'Eiger Bike Challenge, démontre qu'il faudra encore compter sur lui pour la fin de la saison. Chez les dames, Esther Süss s'est à nouveau imposée en solitaire.

Photos Martin Platter

Sur un parcours largement réduit en raison des mauvaises conditions météorologique, la décision s'est jouée 17 km avant l'arrivée. Sous le rythme dicté par Kristian Hynek, le groupe de tête de 15 hommes a explosé dans la montée vers Guarda. Seuls l'Italien Mattia Longa, l'Allemand Simon Stiebjahn et les Suisses Marc Stutzmann et Andreas Moser ont pu suivre la roue du Tchèque double médaillé de bronze des Championnats du Monde. De son côté, le leader de la série, Adrien Chenaux, habitué à ne rien lâcher, a pu revenir sur le groupe au sommet de la montée. Stiebjahn a remporté le sprint du groupe de six avec maestria. "J'étais content de pouvoir faire partie de ce groupe de six. Je savais que je pouvais bien sprinter et je comptais sur une arrivée massive et c'est ce qui s'est passé. La course était passionnante et je pense que les organisateurs ont pris la bonne décision en raccourcissant la course. Je me réjouis de revenir l'année prochaine sur le parcours complet." 

En terminant dernier du sprint, Chenaux payait sans doute ses efforts pour revenir sur le groupe. Mais pour lui l'important était forcément d'avoir pu conserver sa place en tête de la série :"Comme attendu, on a roulé à bloc du début à la fin. J'ai eu des moments plus compliqués que d'autres mais j'ai très bien su les gérer. J'ai pu faire un très gros effort avant Guarda pour revenir sur le groupe de tête et ainsi conserver la tête du classement. J'ai pas abordé le dernier km dans la meilleure position en étant 6ème et je n'ai pas eu l'explosivité nécessaire pour remonter une ou deux places qui aurait été encore une meilleure opération. Mais je suis content du déroulement pour moi de cette course sprint !". Ce résultat confirme une fois de plus la régularité et la capacité du coureur du Team Papival Bergamont à s'adapter à toutes les situations. Son regard est déjà tourné vers les prochaines échéances: " Pour moi, l'objectif est un podium final sur cette Garmin Bike Marathon Classics. Les écarts en points sont très serrés et tout sera encore ouvert au départ de la dernière manche, les championnats de suisse à Einsiedeln ! Une course qui comptera double pour bien des coureurs. Pour ce qui est de ma prochaine course, l'O-tour, j'espère une météo clémente ou tout du moins pas trop fraîche comme l'année passée. Les montées raides me conviennent bien et j'espère un nouveau top résultats sur cette belle compétition.". Une semaine après, le Fribourgeois sera aligné sur les championnats du Monde dans les dolomites, où le but sera avant tout d'engranger de l'expérience: "J'y serai en compagnie de mon coéquipier Emilien Barben. Prendre un maximum de plaisir et découvrir une nouveau parcours seront notre philosophie. On verra à l'arrivée ce que ça donnera au niveau du résultat.".

Urs Huber, qui s'était cassé la clavicule lors d'une chute il y a deux semaines à l'Eiger Bike Challenge, avait finalement décidé de prendre le départ et a démontré qu'il est déjà presque en pleine possession de ses moyens en terminant à la huitième place. "Après ma chute il y a treize jours, personne n'aurait imaginé que je puisse être sur un VTT aujourd'hui. Je suis moi-même le premier surpris de la tournure des évènements. Même si les sensations étaient pas au top, en raison sans doute de la narcose et de l'altitude, le fait de pouvoir courir sans douleur et de terminer aussi bien me satisfont pleinement". La récupération du coureur zurichois impressionne forcément, et ses objectifs de victoire dans l'Alpine Cup et ses espoirs de reconquérir le titre national le 30 septembre reviennent d'actualité!

Chez les dames, la course a bien risqué de se jouer sur un incident, puisqu'Esther Süss, qui n'a rien eu à craindre de ses adversaires, a bien risqué par contre d'être impliquée dans une chute. "Un coureur est tombé devant moi. Je n'ai pu m'en sortir qu'avec beaucoup de chance", se réjouit l'Argovienne, ravie d'avoir pu contrôler sa principale contradictrice, Janine Schneider, deux fois plus jeune qu'elle... "La courte distance m'a incité à montrer que je peux aussi commencer rapidement", a dit Süss en souriant. "Terminer deuxième derrière Esther, c'est un peu comme une victoire pour moi", a déclaré Janine Schneider. Andrea Ming a terminé troisième.

Le président du CO, Claudio Duschletta, était également satisfait. Malgré les mauvaises conditions météorologiques, qui ont entraîné un raccourcissement du parcours, près de 1400 cyclistes étaient présents et la grande majorité partageait la décision du CO.

Foto Martin Platter

Nationalpark Bike Marathon: le leader de la série prêt à défendre son statut!

Récompensé une fois de plus pour sa régularité, Adrien Chenaux va aborder comme l'année dernière la Nationalpark Bike Marathon dans la peau du leader de la série. Mais cette fois ce ne sont pas 137km qui l'attendent, mais seulement 47. En raison des mauvaises prévisions météorologiques, les organisateurs ont du se résoudre à lancer tous les participants sur le plus petit des quatre parcours disponibles. Une décision qui pourrait bien faire les affaires du coureur du team Papival Bergamont

Photos Martin Platter

En raccourcissant le parcours, les organisateurs sous la direction du Président du CO Claudio Duschletta veulent éviter que les participants et bénévoles se mettent en danger à cause de changements de temps imprévisibles. Les organisateurs veulent surtout éviter de revivre la situation de 2011, lorsque le marathon avait dû être arrêté en raison d'une vague de froid et de chutes de neige sur le Chaschaunapass. Une opération de sauvetage avait dû être mise sur pied pour évacuer des participants en situation d'hypothermie. Pour Adrien Chenaux cette décision est tout à fait logique: "C’est effectivement un grand changement de parcours ! Je comprends absolument la décision de l’organisation qui ne prend pas de risque avec la santé des participants. Je sais que lorsqu’il fait humide et froid, je n’ai pas mes meilleures sensations, alors le fait que la course soit raccourcie ne me désavantage pas, j’oserais dire !".

Sur un parcours raccourci, le jeu d'équipe pourrait faire les affaires de certains coureurs, comme Konny Looser, récent troisième du Grand Raid, bien accompagné par Olivier Zurbrugg et Hansueli Stauffer. Ou encore des Allemands Jochen Käss et Markus Kaufmann qui courent également pour la même équipe. Le fait de pouvoir profiter de l'aspiration des coéquipiers sur les longues sections de plat pourrait s'avérer décisif, surtout si le vent est de la partie. Ceci ne semble pas inquiéter outre mesure Adrien Chenaux qui pourra aussi compter sur des coéquipiers à la hauteur: "Il faudra être malin sur cette course sprint. J’aurai à mon avantage la présence de Lars Schnyder à mes côtés. Nous venons de la route et on sait à quoi s’attendre ! Je mène le classement général et j’espère garder le maillot jusqu’à la prochaine course. Je suis donc dans une position défensive et ça me convient bien". Le protégé d'Alain Glassey est aussi convaincu d'avoir bien récupéré du Grand Raid: "J’ai ressenti une bonne fatigue et un état d’épuisement les 2-3 jours qui ont suivi le Grand Raid. Mais rien d'anormal et j’ai eu la chance de pouvoir effectuer quelques séances de cryothérapie chez mon sponsor « Hibernatus » et également d’être massé. Je suis confiant dans ma récupération pour samedi." Tous les voyants sont donc au vert pour le Fribourgeois!

L'autre inconnue du jour sera forcément la présence ou non d'Urs Huber, triple vainqueur du National Park Bike Marathon. Jusqu'à sa chute il y a deux semaines à l'Eiger Bike Challenge, où une triple fracture de la clavicule l'a forcé à se retirer, le Mettmenstetter était en tête de la Bike Marathon Classics. Trois jours seulement après l'opération, qu'il avait effectuée lundi après la course, le jeune homme de 33 ans était de retour sur son vélo pour une sortie de 100km - avec une liberté de mouvement pratiquement illimitée et presque sans douleur ! "Vendredi, après une courte séance d'entraînement, je déciderai si je vais concourir en Engadine", a-t-il dit. 

En ce qui concerne la course féminine, la leader de la série, Esther Süss est celle qui aura sans doute le plus à perdre sur ce parcours raccourci. Les terrains de prédilection de la coureuse de 44 ans sont les montées longues et raides. Elle aura donc fort à faire contre des jeunes coureuses comme Alessia Nay , qui jusqu'à l'année dernière était l'un des prétendants à la victoire sur la distance moyenne. Ou de Janine Schneider, qui, comme Nay, n'a que 23 ans.